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mardi 10 décembre 2019

RuPaul's Drag Race – Mes queens prefs


Il y a quelques mois, je vous parlais de mes tenues préférées de l'émission RuPaul's Drag Race. Dans cet article, je vous annonçais que je partagerai plus tard mes drags préférées de l'émission. Bon ben on y est ma bonne dame !











Contrairement au premier billet sur le sujet, je ne vais pas vous présenter une queen par saison. Parce que les coups de cœur ça ne marche pas comme ça, vous même vous savez. Vu que certains profils se ressemblent en revanche, je vais les classer par catégorie et par ordre de préférence !

Je préfère vous prévenir : si vous n'avez pas vu toutes les saisons de RuPaul's Drag Race, vous risquez de vous faire spoiler. Cependant, si vous n'avez pas vu les émissions All Stars, ne paniquez pas : moi non plus (je ne sais pas où les voir en même temps...), donc pas de spoil de ce côté là.

Petit rappel : ce n'est pas parce que je parle aujourd'hui de drags dans RuPaul's Drag Race qu'il faut croire qu'il n'y a pas de drag-queens en dehors de cette émission. Des drags, il y en a partout à travers le monde, même près de chez vous. Alors n'oubliez pas : SUPPORT YOUR LOCAL QUEENS. C'est important. D'ailleurs je pense vous proposer plus tard un article sur cet art. Un article ou peut-être même... Une vidéo ? À vous de me dire.

Les comedy queens

1 – Bianca Del Rio


Oh Bianca, Bianca ! Assurément la queen qui m'aura fait le plus rire, toutes saisons confondues. On m'avait prévenu : j'allais particulièrement aimer la saison 6 à cause d'une candidate en particulier. Évidemment, c'était elle !
Bianca qui a brillamment remporté la saison 6. Alors certes, je n'ai pas trouvé que c'était la queen la plus polished (= dont le style était le plus peaufiné) de la saison mais sa personnalité était tellement incroyable qu'une défaite aurait été difficile à encaisser.
Toujours drôle, Bianca n'a jamais sombré dans la méchanceté bête et méchante qui a parfois su nous rendre complètement dingues au fil des saisons (genre Tyra...). Reine de la répartie, Bianca avait toujours une pique cachée prête à sortir. Son timing de vanne était excellent. Au-delà des rires, même si elle le faisait discrètement, Bianca était toujours là quand les autres candidates avaient besoin d'elle et a même pris Adore Delano sous son aile (PARTYYYYY).

Iconic Moment : difficile de choisir un moment en particulier mais tant qu'à faire, prenons le Snatch Game de sa saison, en Judge Judy, à voir ici !


2 – Miss Vanjie


Alors je ne saurais pas dire si Vanjie est la digne héritière de Bianca mais il faut bien avouer qu'elle était tout de même hyper drôle. Je me suis plusieurs fois tapé des fous rires devant ses sorties et je dois bien reconnaître que je me suis beaucoup attachée à sa personnalité. Elle a eu certes du mal à sortir de son personnage et des tenues qu'elle avait l'habitude de proposer mais elle aura tout de même effectué un très beau parcours dans l'émission. Sans compter ses interventions hilarantes lors de la finale de la saison 11.

Iconic Moment : son élimination de la saison 10 évidemment, un moment d'anthologie, à voir ici !


Les couture queens


1 – Sasha Velour


La queen des queens. La plus grande, la plus époustouflante, la plus incroyable. Sasha Velour a été une véritable révélation lors de la saison 9. Sasha Velour est talentueuse, extrêmement attentionnée et drôle. Bref, je ne lui encore trouvé aucun défaut et c'est ce qui me fascine. Et quel nom incroyable ! Je ne dis pas ça parce que mon chat s'appelle Sacha, non, non.

Iconic Moment : son lipsync contre Shea Couleé, à voir ici !


2 – Raja Gemini (et pas Rajah O'Hara mon dieu pitié)


Raja Gemini a marqué un tournant à son arrivée dans la compétition. Elle a apporté une dynamique haute couture à l'émission, proposant des tenues toutes plus élégantes les unes que les autres. Un vrai plaisir et un travail de qualité pour une queen à la pointe de la mode.

Je dois quand même avouer que Raja n'était pas toujours très bienveillante. Je n'ai même pas particulièrement aimé son alliance avec Manila Luzon, Delta Work et Carmen Carrera qui se faisaient appeler les Heathers dans la saison 3, en référence au film du même nom. Les clans qui ont eu tendance à se créer dans l'émission n'apportaient jamais rien de bon. Comme avec le clan Rolaskatox de la saison 5 qui était parfois même insupportable.

Iconic Moment : tous ses runways, à voir ici !


3 – Violet Chachki


Violet Chachki a chamboulé l'ordre des choses lors de son arrivée dans l'émission. Certes, Raja avait déjà bien amorcé les choses mais Violet a placé la barre très haut avec ses propositions de looks. Et ce dès le premier défi qui annonçait bien la couleur et dont je vous ai parlé dans le précédent article sur le sujet. Sans compter qu'elle a présenté le meilleur outfit de la saison 8 alors qu'elle n'a même pas participé à cette saison (celles et ceux qui l'ont vue sauront probablement à quoi je fais référence).

Iconic Moment : son runway en corset ultra resserré, à voir ici !

4 – Brooke Lynn Hytes


Brooke Lynn était ma préférée de la saison 11, oui je l'avoue. J'adorais sa personnalité, ses looks, sa gestuelle d'ancienne ballerine. Brooke Lynn avait une classe incroyable et était une véritable lip sync assassin.

Beaucoup trouvaient que Brooke Lynn Hytes souffrait du syndrome Courtney Act : beaucoup trop parfaite et lisse pour laisser transparaître ses faiblesses et son originalité. Là où je pouvais comprendre un tel jugement pour Courtney Act, j'ai toujours trouvé Brooke Lynn parfaitement sincère même si elle était perfectionniste.

Iconic Moment : son merveilleux lipsync contre Yvie Oddly suite au Snatch Game, à voir !


Les un peu des deux on sait pas trop

1 – Manila Luzon


Oui bon, je ne savais pas effectivement pas où placer Manila tant elle me paraît hors catégorie. Trop comedy pour être placée dans les couture, trop couture pour être seulement dans les comedy queens. Manila en fin de compte c'est un peu des deux. Même si son style n'est pas purement axé mode mais plutôt pop culture, quelque chose d'hyper coloré et festif, il faut reconnaître que j'ai toujours trouvé ses tenues géniales. En particulier sa robe ananas dans la saison 3. Il m'a été difficile de choisir entre elle et Raja pendant cette saison d'ailleurs, même si le niveau de Raja était légèrement plus au-dessus.

Iconic Moment : son lipsync contre Delta Work, à voir ici !

Il y a plein d'autres queen dont j'aurais pu parler, que j'ai adoré et qui m'ont émue. Mais la liste que vous venez de lire ne concentre que celles qui réellement su marquer mon esprit sur la durée, tout au long de ces 11 saisons.


Et vous, quelles sont vos drag préférées ?

RuPaul's Drag Race
Disponible sur Netflix



mardi 29 janvier 2019

Pourquoi Bilal Hassani dérange autant ? – Quand les ouins ouins sont de sortie


Sans grande surprise puisqu'il partait grand favori de la compétition, c'est Bilal Hassani, 19 ans, qui représentera la France pour l'Eurovision, ce concours international de chant qu'on a pas gagné depuis 1977 grâce à Marie Myriam et sa chanson L'oiseau et l'enfant.


J'ai hésité à faire cet article. Parce que je voyais les réseaux sociaux tourner en boucle sur cette affaire et que je trouvais que tout avait (peut-être) été dit. Bien comme mal. 
Mais c'est en lisant la statut Facebook d'un pote (oui je vais encore sur Facebook en 2019, je suis la première étonnée) que j'ai réalisé que parler de lui c'était lui témoigner mon soutien et surtout que c'est en remplissant ces mêmes réseaux sociaux d'amour qu'on allait finir par noyer les innombrables messages de haine qui lui sont destinés.

Parce que oui, qu'on le veuille ou non, Bilal Hassani subit des vagues d'harcèlement qui se sont intensifiées depuis sa participation à Destination Eurovision (le concours qui permet de désigner notre candidat pour l'Eurovision). Car oui, ces vagues d'harcèlement remontent à plus longtemps encore.


Bilal Hassani est un jeune chanteur qui avait participé en 2015 à la deuxième saison de The Voice Kids. Il s'est en parallèle fait connaître sur YouTube grâce à ses vidéos de cover musicales, de makeup et de storytimes. Il avait déjà rencontré un succès certain avec une base d'abonné·es solide faisant partie de ce YouTube adolescent que je ne connais que très peu (je pense à tous·tes ces créateurs·ices qui ont le vent en poupe -vraiment je parle comme une vieille c'est chô- comme Sundy Jules, Lena Situations, Clara Marz...etc. Si ces noms ne vous disent rien, c'est normal, mais sachez que ce sont les stars de ce YouTube là, si je ne dis pas trop de bêtises).

Mais le jour où tout a basculé (pas comme cette mauvaise émission de TF1 que je ne peux pourtant pas m'empêcher de regarder quand je suis en vacances), c'est quand Bilal a publié sa cover de Djadja, le célèbre titre d'Aya Nakamura, il y a 5 mois de ça.


Le grand public a alors découvert Bilal, sa voix, son maquillage et ses perruques. Il en fallu aussi peu pour que tous les ouins ouins de France et de Navarre déversent leur venin sur Twitter.

Des hommes, qui se sont sentis menacés dans leur masculinité de vomir leur haine à l'encontre d'un jeune homme qui ne cherche qu'à exprimer ses talents artistiques. 
Je parle d'hommes, mais évidemment ils ne sont pas les seuls concernés.

Je me souviens très bien du 13 novembre dernier, triste date anniversaire des attentats qui ont touché la France où d'immondes personnes ont partagé une vidéo de Bilal chantant en acoustique à l'occasion d'un showcase et affirmant que c'était lui et ce concert que les terroristes auraient dû attaquer le 13 novembre 2015. 



J'essaye franchement de rester polie face au dégoût que m'évoque ces gens, ces tweets mais je me demande sérieusement à quel point il faut être un énorme sac à merde pour balancer de telles horreurs. Bilal avait reçu un tel flot de haine qu'il avait sorti une vidéo pour parler de cette situation gravissime.


En France, on avait déjà eu un aperçu de ce à quoi pouvait ressembler une vague de cyber harcèlement notamment suite au cas de Marion Séclin qui avait été plusieurs fois la cible de raids de la part du forum 18-25 de JV.com tout ça parce qu'elle avait partagé publiquement des idées qui ne plaisaient pas à tout le monde – et qui n'incitaient ni à la haine ni à la violence -. Fort heureusement, Marion est quelqu'un d'extrêmement courageux, qui n'est pas facilement impressionnable et qui a su tenir tête à toute cette violence.

La situation de Bilal ne s'est donc pas améliorée depuis l'annonce de sa participation à Destination Eurovision et s'est même amplifiée depuis samedi dernier, date où il a remporté ce premier concours.

Les personnes qui l'attaquent depuis sa participation sont sûrement les mêmes qui se sont senties attaquées dans leur masculinité lorsque la marque Gillette a publié ce spot de pub prônant une masculinité non toxique et qui ont cru faire preuve d'acte héroïque en jettant leur rasoir de la marque à la poubelle ou dans les toilettes avec un air plus ridicule que solennel.


Nous avons la chance de voir notre pays représenté par une personne racisée, homosexuelle, qui porte du maquillage et des perruques et qui par là délivre un message à celles et ceux qui ont pu se sentir un jour exclu·es, différent·es, anormaux·ales parce qu'ils ou elles ne n'empruntaient pas les sentiers battus de notre société qui jusque là a fait tout ce qu'elle pouvait pour protéger le privilège blanc en invisibilisant celles et ceux qui n'entraient pas dans ce schéma et qui ne faisait qu'encourager le mal-être ambiant.

Que l'on aime pas sa voix ou sa musique est une chose, mais il faut cesser d'avancer ce motif pour déverser sa haine homophobe/transphobe (alors qu'en plus de ça il n'est en aucun cas trans mais de toute façon ce n'est pas non plus une raison hein).

Ce que je trouve génial, c'est que ce soit un jeune homme de 19 ans qui ne fait que chanter qui fasse trembler de peur, ça en dit tellement long sur leur courage à deux balles.

Profiter de son image pour déverser sa haine en se dédouanant d'être homophobe parce qu'Emmanuel Moire était aussi dans la compétition, c'est aussi valider le fait qu'Emmanuel Moire (que j'adore) incarne une homosexualité discrète, presque invisible, celle qui ne dérange pas. Vous savez, comme quand à l'époque les gens se disaient « il en est ». Bilal se montre, crie à qui veut l'entendre qu'il est heureux d'exister et d'être qui il est et c'est ça qui pose problème.

Quoi qu'il en soit, je trouve que c'est un message d'espoir formidable pour beaucoup. Surtout que j'éprouve un malin plaisir à doubler mon soutien à Bilal en voyant à quel point ça pouvait en faire criser certain·es.

Et je suis d'autant plus ravie que j'ai su il y a quelques jours qu'il comptait porter plainte contre toutes les personnes qui ont pu l'insulter en raison de son orientation sexuelle ce qui je l'espère va faire avancer la cause des personnes cyberharcelées. Sans compter qu'il reçoit pour cette entreprise l'aide des associations Stop Homophobie, Mousse et Urgence Homophobie. J'espère aussi que ça aura vocation à rappeler à toutes et tous non seulement que l'anonymat n'est pas un garde-fou mais également que la prise de parole sur Internet a autant d'importance que celle délivrée IRL.
Bilal est là pour vous rappeler que vous êtes libres d'être qui voulez, d'aimer les perruques et le maquillage même si vous êtes un homme et que ça ne doit regarder que vous et vous seulement. Et c'est notamment pour cela que je le soutiens à fond (en plus d'adorer sa voix, ha).

mardi 30 octobre 2018

Fucking Perfect- 5 points qui prouvent que P!nk est la meilleure personne


Mercredi 24 octobre 2018, il est 9h40 et je suis devant mon ordi avec les pages de la Fnac Spectacles, Carrefour Billetterie et Ticket Master ouvertes. Dans 20 minutes va s'ouvrir la vente des places d'un concert, un concert que j'attends depuis 7 ans et que j'ai la trouille de rater.

10h arrive, je me bats comme Jon Snow face à l'armée de Ramsay Bolton pour parvenir à choper deux places pour le Beautiful Trauma Tour, qui aura lieu en juillet 2019.

J'ai mes places, je suis heureuse et soudain je réalise. Nous sommes mercredi 24 octobre 2018, ça fait un peu plus d'un an que j'ai ouvert mon blog et je n'ai pas parlé une seule fois de mon amour inconditionnel pour P!nk.

Permettez-moi de remédier à ça.

Beaucoup de gens de mon entourage le savent, P!nk est mon idole. Je pensais pourtant qu'on avait abandonné le terme d'idole en 2003 avec l'émission Graine de Star (quelqu'un a des nouvelles de Laurent Boyer ? Envoyez un dm svp). J'ai beaucoup trop de choses chez cette artiste qui a toujours été à mes côtés depuis que je l'ai découverte en 2001.
Calmez-vous, quand je dis à mes côtés je suis pas en train de vous dire que j'imagine qu'elle fait partie de ma vie et que je pense sincèrement la connaître, juste bah ça fait longtemps que j'écoute ses titres, quoi.

Du coup, j'ai décidé aujourd'hui de vous parler des raisons qui font que pour moi P!nk est une artiste exceptionnelle.



1 – Sa voix

Voilà alors pourrait-on parler de ses performances vocales ? Que ce soit pour ses propres titres hyper pop, pour You+me le duo folk qu'elle a formé il y a de ça 4 ans avec Dallas Green ou encore ses reprises à l'occasion d'émissions télévisées ? Ce n'est clairement pas un hasard si elle avait été choisie pour chanter Lady Marmelade aux côtés de Christina Aguilera pour ne citer qu'elle. Et je ne sais pas vous et c'est terrible à dire, mais parfois, ses covers sont parfois vachement mieux que la version originale (Déso Gwen Stefani). 



2 – Ses lives spectaculaires (et sans playback !)

Aller à un concert de P!nk, c'est aller assister à un véritable spectacle avec une mise en scène digne des plus grandes stars. Je ne dis pas que c'est ce qu'il faut absolument faire, certain.e.s artistes peuvent tout à fait se contenter d'une guitare et d'un micro pour nous transporter (elle aussi d'ailleurs, HEIN) mais il faut reconnaître que ses concerts sont de véritables shows. Il y a de la danse (Try), de la voltige, parfois des scénettes le tout sans playback (par exemple le jour où elle doit chanter l'hymne national américain pour le Superbowl et qu'elle a la grippe, REP À ÇA BRITNEY – et oui le truc qu'elle enlève de sa bouche c'est une pastille pour la gorge).



Donc là y a du feu dans son dos et elle elle chante oklm, ok. Bien reçu.

3 – C'est une personne réellement inspirante

Non contente d'être une artiste exceptionnelle, elle m'a également tout l'air d'un humain exceptionnel. Comme je le disais dans la vidéo Cher Corps de Léa Bordier, P!nk est une figure qui m'a permis de m'accepter, d'accepter mon corps pendant mon adolescence. Parce que son discours a toujours été celui de dire qu'on s'en fout de pas être dans les normes, de pas s'enfermer dans des cases et que le plus important était d'être heureux/se. Elle l'a d'ailleurs très bien montré dans le discours qu'elle a fait à sa fille Willow aux VMA 2017.

En plus de ça, elle a une véritable considération pour les musicien.e.s qui l'accompagnent au quotidien, allant même jusqu'à leur faire remplir un petit questionnaire pour en apprendre plus sur leur vie et leurs goûts qu'elle a partagé sur Instagram ces derniers mois.

Enfin dernière chose, elle a quand même écrit la chanson Dear Mr. President, adressée à Bush Jr qui est quand même ce qu'on peut appeler une belle merde pour dénoncer un bon tas de choses. Elle avait même d'ailleurs décidé de ne plus chanter cette chanson à l'élection d'Obama (reste à savoir si elle compte faire une version 2.0 pour Trump...) - chanson en lien en fin d'article-.




4 – Ses clips hyper soignés

Mon clip préféré ever, qui m'a inspiré LE tatouage que je compte me faire (si j'ai le cran de me faire tatouer un jour et que je trouve l'artiste pour faire ce que je veux) c'est Try. Il m'avait littéralement hypnotisé quand il était sorti. Une grande partie de ses clips sont de toute façon des petits bijoux, dans la lignée de ses shows. Qu'ils soient drôles (Beautiful Trauma qui en plus de ça en profite pour bousculer les normes imposées par la société), touchants (What About Us) ou juste superbement réalisés (U+Ur Hand).


5 – Sa simplicité

Alors j'ai bien conscience qu'aux États-Unis beaucoup d'émissions soient complètement fakes où la spontanéité n'a absolument pas sa place et où la gentillesse est feinte. Mais vu le personnage, je pense qu'il n'y a pas besoin de douter de sa sincérité, quand elle chante What's Up bourrée avec Linda Perry, qu'elle chante en studio avec sa fille Willow ou qu'elle participe au Carpool Karaoke de James Corden.



Bref, P!nk c'est la best et vous pouvez rien contre ça. Bisous.

Mes chansons préférées, dans un désordre le plus total

Misery - Unbeliever - Try - Dear Mr. President - Walk of Shame - Barbies - Cuz I Can - U+Ur Hand - I Have Seen The Rain - .... J'arriverai jamais à terminer cette liste.



Le trailer du Truth About Love Tour, la tournée de son précédent album, pour vous donner un peu l'eau à la bouche



mardi 26 septembre 2017

Fais entendre ta voix avec les Internettes !


Les femmes ne bénéficient pas de la visibilité qu'elles méritent dans ce que l'on peut appeler le «Youtube Game ». Du moins, la catégorie de vidéastes qui semblent prédominer cet univers semble être celle des youtubeuses beauté (ce qui n'est pas forcément un mal, malgré un constat apparent de manque de diversité). Alors bien sûr, nous connaissons de grands piliers comme Natoo, Andy Raconte, Solange te Parle ou Ginger Force. Mais pouvez-vous en citer beaucoup plus ?

Partant de ce constat une association a vu le jour, constituée pour la plupart de membres ou ex-membres du webzine Madmoizelle.com. Les Internettes s'efforcent de faire connaître la voix de ces créatrices féminines qui abordent tout un tas de sujets et qui ne sont malheureusement pas assez reconnues. Les Internettes se sont également donné pour mission d'encourager les femmes à créer du contenu sur Youtube, à se lancer, donc.


Si au départ le bureau des Internettes était formé de 8 personnes, pour des raisons évidentes de praticité, quatre personnes constituent désormais l'édition 2017/2018 du bureau des Internettes: Amélie et Mélie, les présidentes. Marie, trésorière de l'association et enfin Mélanie, secrétaire générale. Quatre personnes formidables qui portent à bout de bras les belles valeurs des Internettes.

Afin de poursuivre ses missions, l'association des Internettes organisent toutes sortes d'activités. C'est ainsi que régulièrement sont proposées aux adhérents des rencontres pour leur permettre de faire connaissance et d'échanger autour de ce sujet. Ces rencontres prennent la forme d'apéros des adhérents mais peuvent également être des piques-niques, des projections de longs-métrage (je pense à l'excellent «Elles font Youtube» documentaire réalisé par Léa Bordier et Lisa Miquet (Miquette).

En plus de ces évènements favorisant les échanges, l'association a par ailleurs mis en place des masterclass, permettant aux adhérentes de bénéficier des précieux conseils de vidéastes chevronnés. Pour exemple, l'illustratrice Cy. A mené une masterclass sur l'identité graphique des chaînes, le musicien PV Nova sur le son dans les vidéos, des membres du bureau qui étaient aussi community managers ont prodigué des conseils aux adhérentes à propos du shitstorm parfois difficile à gérer lorsqu'on est seule face à son écran.




Les Internettes participent également à des évènements extérieurs afin de faire connaître l'association et pousser le public à une réflexion sur la place des femmes dans ce milieu, comme dernièrement à l'occasion du festival Frames, consacré à la rencontre de passionnés de vidéos, à Avignon.
Enfin, chaque jour sur leurs réseaux sociaux, les membres partagent différentes vidéos de créatrices sur une quantité de sujets.



L'association a en outre récemment lancé son premier concours visant non seulement à mettre en valeur quelques vidéastes, mais aussi en récompensant ces créatrices par des prix leur permettant de s'acheter un peu plus de matériel, ayant conscience des coûts faramineux que peut engendrer la réalisation. Ce concours, appelé Les Pouces d'Or, a donc permis la mise en lumière de 10 créatrices, 3 ayant reçu un chèque d'un montant de 500 euros, les 7 autres d'un montant de 50 euros, lors d'une remise des prix ayant eu lieu le 9 septembre dernier à Epsilon Game. Le jury était composé de personnes biens installées dans ce milieu (Charlie Danger des Revues du Monde, Marion Séclin, Antoine Daniel et Corentin Durand, journaliste chez Numerama).




À titre personnel, j'ai très vite rejoint l'association en tant qu'adhérente. Si au départ l'idée de recevoir de l'aide quant à la création de mes vidéos me plaisait énormément, je me rends compte au fur et à mesure de l'aventure que je prends de plus en plus de plaisir à participer aux évènements, dans l'espoir d'apporter l'aide que je pourrais fournir à cette association dont je trouve la mission avant tout formidable mais surtout nécessaire.

Et les Internettes travaillent à l'inclusion de ses adhérentes au sein de la partie interne de l'association afin qu'elles deviennent membres actives. C'est ainsi, qu'après avoir assisté à la seconde assemblée générale de l'association, ouverte aux adhérents, je me suis vu proposé d'intégrer le jury, en tant que membre active, me permettant de faire entendre la voix des adhérents dans le choix des récompenses.



Je profite de cet article pour les remercier pour cette chance donnée, non seulement pour mon intégration active à certains évènements, mais surtout pour m'avoir donné le courage de me dépasser dans mes vidéos. En effet, avant de connaître les Internettes, il m'était personnellement hors de question d'apparaître dans mes vidéos, par timidité. Mais le fait d'être entourée d'autant de créatrices, de personnes qui osent, inspirantes, m'a poussé à affronter cette peur (même si je publie une vidéo tous les 5 ans... Ahem).

Aussi, je ne peux vous encourager que vivement à vous intéresser un peu plus à cette association, que vous soyez vidéastes ou non, join us !

(Adhésion au prix de 15 ou 10 euros selon votre situation)

Vous souhaitez découvrir de nouvelles vidéastes ? 




Je vous laisse, je vais aller renouveler mon adhésion annuelle !

Crédit Photo: Léa Bordier, visuels créés par l'association


mardi 12 septembre 2017

Wear Lemonade (ou le coup de fouet saveur citron)


"When life gives you lemons, make lemonade…"


Lisa Gachet par Pauline Darley

Lisa Gachet est la créatrice du blog Make My Lemonade et de la marque Wear Lemonade, styliste de formation. Il me paraissait absolument nécessaire de vous en parler tant je suis admirative de cette personne et de son parcours.
J'ai découvert le blog Make My Lemonade il y a de ça quelques années. J'étais attirée par son univers très coloré et plein d'imagination. On y trouvait des Do It Yourself (DIY), des looks, des billets sur ses voyages et plein d'autres choses. Lisa nous parlait donc de ce qu'elle aimait et nous encourageait à créer. Lisa nous parlait de tout ce qu'elle aimait, je sentais son énergie à travers ses mots et je prenais un grand plaisir à lire ses articles. J'ai vu le blog grandir, prendre de plus en plus d'ampleur jusqu'à la merveilleuse naissance trois ans plus tard de la marque Wear Lemonade et donc du Lemonade Studio.


Wear Lemonade est donc le nom de la marque lancée par Lisa, épaulée par son équipe (Charlotte, Olitax, Maya et Laure- formant le Lemonade Studio). Tout d'abord, Wear Lemonade proposait chaque mois des patrons de couture afin de réaliser soi-même une tenue imaginée par l'équipe. Accompagnés d'un livret d'explications, les patrons comptent aussi quelques vidéos reprenant les étapes de fabrication de la tenue. Mais Wear Lemonade est également devenue une marque de vêtements de prêt-à-porter, en édition limitée (à mon grand regret, mais c'est le jeu). Les articles proposés sont colorés et apportent sans l'ombre d'un doute une touche de fraîcheur non négligeable aux gardes robes de chacun. J'aime particulièrement le nom des différentes collections (Bee my Baby, Pince-me Pince-moi, Lemonade City...) ainsi que des articles (Pochette Pia, Combishort Claudia, Salopette Fiona, Pantalon Julietta...). Ces derniers sont par ailleurs confectionnés dans des conditions équitables, assurant le respect des ouvriers.



Modèles: Justine, Alexandra, Jade // Photographe: Martin Condomines // MUA: Laurence Maestrello // Hair: Fred


L'idée de ces patrons de couture a vraisemblablement dépoussiéré l'univers de la couture faite maison en France, d'autant plus qu'elle suivait parfaitement la logique de DIY, qui forme l'essence du blog. À titre personnel, je suis une véritable tanche en couture. Néanmoins je sais déjà que le jour où je me déciderai à m'y mettre (enfin), c'est vers Wear Lemonade que je me dirigerai pour trouver des idées chouettes de vêtement à coudre. Mais au-delà de ça, je suis complètement emportée par l'univers du Lemonade Studio, par leurs visuels ultra-léchés et sa créativité. Et surtout, par le parcours de Lisa Gachet qui nous prouve chaque jour que le choix d'un parcours artistique est encore possible et viable en France en 2017.



Plus rien ne semble arrêter le Lemonade Studio qui enchaîne désormais collaborations avec des grandes marques (Jonak, Princesse Tam-Tam) et propose une grande quantité de workshops, pour créer de jolies choses de ses propres mains, toujours dans cette démarche de DIY. Cet article, je l'écris également à l'occasion de la nouvelle collaboration de la marque avec Monoprix. Dans une liste de Monoprix répartis dans toutes la France, vous pourrez retrouver les produits proposés créés spécialement pour l'évènement (à partir de Vendredi 15 Septembre 2017). À cette occasion, Wear Lemonade ouvrira demain, Mercredi 13 Septembre son troisième pop-up store afin que découvrir cette nouvelle collection. J'ai personnellement très hâte de m'y rendre, non seulement pour voir la collection de mes propres yeux, mais également pour découvrir la décoration du pop-up, qui est toujours merveilleusement jolie et surprenante, notamment grâce aux éléments de décoration apportés par les Toqués Frères et Charlotte avec ses décors en papier.







En tout cas Lisa, merci pour tout.