mardi 12 novembre 2019

Végébowl – Des rouleaux-sandwichs de printemps à foison !


Quel scandale, non mais je vous jure quel scandale ! Végébowl est sûrement mon restaurant préféré de la vie entière. Et pourtant, je n'en ai toujours pas parlé ici. Je répare ça aujourd'hui, sans plus attendre.


Végébowl est un restaurant à 90% vegan et avec quelques plats seulement végétariens. Situé dans le 10ème arrondissement de Paris, il propose tout un tas de plats asiatiques provenant de plusieurs pays. Amoureuse de cette cuisine, je pense que je ne pouvais pas trouver mieux pour satisfaire mon addiction.

Dans son concept, Végébowl se trouve être très proche de Tien Hiang, lui aussi situé dans le 10ème arrondissement et dont j'avais déjà parlé il y a deux ans dans un article.

Même si j'apprécie beaucoup Tien Hiang, je dois avouer que je préfère Végébowl, et ce pour plusieurs raisons. Déjà, Tien Hiang s'avère être un peu plus cher que Végébowl quoique très bon.

Mais surtout : Végébowl a beaucoup plus de places disponibles. Il y a moins d'attente à l'entrée (voire pas du tout) et l'acoustique de la salle ne nous plonge pas dans un brouhaha permanent, comme cela peut arriver chez Tien Hiang. Les deux restaurants sont gravés dans mon cœur, cependant.

Non, Végébowl n'est pas un énième healthy fast-food (?) de poke bowls salades de riz, c'est même tout le contraire : la carte du restaurant est complètement décadente. Un nombre incalculable de plats sont proposés. Sauf si on compte les plats un par un, je veux dire la carte termine bien à un moment mais comme y en a beaucoup on a cette impression, voilà, après si ça vous amuse de détruire ma verbe, je vous en prie, faites comme chez vous.

Si vous avez de bonnes salades de riz à me faire goûter, je suis partante.

D'ordinaire, une carte trop volumineuse aurait tendance à m'inquiéter, c'est la leçon numéro un que j'ai appris avec le poto Gordon Ramsay : une carte restreinte est de bonne augure; il est plus facile pour l'équipe en cuisine de se concentrer sur la qualité des plats. Et pourtant Végébowl doit bien être la seule exception à cette règle ! Il y a tant de choses délicieuses qu'on ne sait pas où donner de la tête. Et à vrai dire, à chaque fois que j'y emmène quelqu'un, le plus difficile pour cette personne est de faire son choix (alors que moi je suis dans un coin à supplier qu'on m'achève vu comment je crève la dalle).

Les plats sont faits maison, comme en témoigne le label officiel présent sur la couverture de la carte.



Il n'empêche, quel plaisir de pouvoir parcourir une carte de long en large et de prendre absolument ce qu'on veut, sans être limité par la présence de viande ou de poisson. Bon oui hein, je parle en tant que végétarienne mais je peux vous l'affirmer : toutes les personnes qui ne le sont pas et que j'ai emmené dans ce restaurant sont unanimes : elles ont toutes adoré les plats (je peux vous fournir une liste en privé si besoin – non, je ne ferai pas ça).

J'en parlais dans mon article sur Kapunka Vegan, je suis en pleine quête du rouleau de printemps parfait et du meilleur pad thaï. Bon ici, toujours pas de pad thaï en vue mais un rouleau de printemps à tomber par terre. En fait, vu la taille de ce rouleau, on devrait plutôt l'appeler « sandwich de printemps », comme le suggérait une des dernières amies à qui j'ai fait découvrir Végébowl. Ce sandwich fait clairement parti de mes rouleaux de printemps préférés au monde ! Après je n'ai pas goûté de rouleau de printemps hors de France, alors c'est à vous de voir, moi je vous donne juste les infos.

Oui bon, il n'est pas aussi photogénique que celui de Kapunka Vegan mais je vous assure qu'il est délicieux. Genre VRAIMENT délicieux.

Avec le temps, j'ai évidemment pris mes petites habitudes chez Végébowl. Un rouleau de printemps donc (parfois 2 quand je suis en grande forme et que j'ai les sous), un riz gluant parce que c'est la vie et du « poulet » caramélisé. Une Sainte Trinité dont j'ai parfois du mal à me détacher. En même temps c'est aussi mon petit plaisir du mois, alors autant en profiter.











Mais je sais très bien que même en me détachant de ces plats j'en trouverais d'autres très bons. Je le sais parce que j'ai confiance en Végébowl mais surtout parce qu'en bonne morfale, je ne peux pas m'empêcher de goûter les plats des autres (je demande toujours avant et je propose de faire goûter les miens aussi, je suis pas si insortable que ça).





Tous les allergènes sont précisés à la carte, fait encore trop rare pour être souligné, quoi qu'indispensable.

Niveau prix, on se situe sur quelque chose d'assez accessible. Petit tip que je ne pratique pas du tout (à cause de la Sainte Trinité, si vous avez bien suivi) : la section des plats complets à la fin de la carte qui allège l'addition puisque vous n'avez pas à choisir un plat et un accompagnement, d'autant plus que les assiettes sont correctement fournies.

À vrai dire, le prix est la seule chose que je me vois reprocher à Végébowl. Comme les petits plats sont tous très bons, on cède vite à la tentation de goûter plein de choses et donc de faire gonfler l'addition. Mais en vérité, c'est un problème à régler entre vous et vous même (et votre conseiller·e bancaire).

Végébowl dispose de deux salles en son enceinte. Le service est très agréable, plutôt rapide et les lieux sont très propres. Je suis pour ma part vraiment séduite par cette adresse que je ne cesse de recommander depuis que je l'ai découverte (en février 2019 seulement !!).






Courrez-y si vous voulez vous péter le bide avec de bonnes choses


Végébowl

22-24, rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris
Du lundi au samedi de 12h à 15h puis de 19h à 23h
Possibilité de réserver – Pas de livraison

mardi 5 novembre 2019

RuPaul's Drag Race – Couvrez-moi de paillettes et de sequins !


J'ai eu l'idée de cet article dès que je me suis mise à regarder RuPaul's Drag Race. J'ai pris le temps de savourer les 11 saisons de la compétition principale pour pouvoir vous faire un retour sur mes runway looks préférés. Mais avant cela, je crois qu'il est nécessaire de remettre un peu de contexte là-dedans.



RuPaul's Drag Race est une émission américaine qui fête ses dix ans d'existence cette année. Il s'agit d'un concours de drag queens visant à nommer la prochaine superstar du milieu, par le biais de plusieurs défis : couture, acting, danse, chanson, stand-up... et j'en passe.

L'émission a été pensée, créée et présentée par RuPaul, la plus célèbre drag queen des États-Unis des années 90.



J'ai mis du temps avant de me mettre à RuPaul's Drag Race. J'avoue avoir eu la flemme de chercher les épisodes autre part que sur Netflix : ça faisait déjà un bon moment que la plateforme proposait quelques saisons dans son catalogue. J'ai attendu patiemment la mise en ligne de toutes les saisons, pour pouvoir les regarder tranquillement. Puis ce jour béni est arrivé, le 1 janvier 2019.

J'ai rarement été aussi secouée artistiquement, sur une aussi longue durée. Toutes ces paillettes, ces couleurs, ces makeups incroyables ! Cette émission m'a conforté dans mon goût de l'extravagance. Autant vous dire que depuis ce jour-là j'ai saigné les épisodes.



L'émission est d'une importance sans nom. Elle vise à mettre en valeur non seulement les drag queens mais aussi les droits LGBTQI+ et délivre un message nécessaire à ses spectateur·ices : celui d'être la personne qu'on a envie d'être, et de s'assumer tel que l'on est.



RuPaul's Drag Race est un refuge pour beaucoup de queens, même si elle ne montre pas toute l'étendue et la complexité du milieu (SUPPORT YOUR LOCAL QUEENS). L'émission a permis d'apporter de la visibilité à ces personnes et est devenue, au fil des années, un véritable phénomène télévisuel.

En tant que spectatrice, je sais que je ne suis d'ordinaire pas très expressive lorsque je regarde un film ou une série. Du moins pas toujours. Mais RuPaul's Drag Race doit bien être la seule exception à ça. Il m'arrive de crier devant ma télé, d'avoir les larmes aux yeux, de rire... Bref, cette émission me fait passer par toutes les émotions et je dois bien reconnaître que ça fait du bien.



Avec 11 saisons, l'émission recense aujourd'hui 126 épisodes pour sa compétition principale, qui ont vu défiler autant de tenues et de maquillages époustouflants. C'est pour ça que je me suis dit qu'il fallait en faire quelque chose, vous les présenter pour, je l'espère, vous donner envie de la regarder.

Il y a tant de choses à dire sur ce concours, sur cette culture ! Je pense ne pas avoir fini de vous en parler mais je vous propose de commencer en douceur avec mes looks préférés. Et je peux déjà vous annoncer que le prochain article sur le sujet portera sur mes drags préférées de l'émission.



Je tiens à dire que faire ces choix de looks m'a rendu complètement neuneu. Il a fallu trancher, opter pour les tenues qui selon moi étaient les plus incroyables alors même que je préférais d'autres queens pendant la saison. Mais je l'ai fait pour vous, pour moi, POUR LA FRONCE.

Trêve de blabla, place aux paillettes (garanti sans spoil des gagnantes) :


Saison 1 - Nina Flowers


Nina Flowers était ma petite préférée de la saison 1. Extrêmement talentueuse, toujours au top sur les challenges et adorable avec les autres compétitrices.

Évidemment, la saison 1 n'est pas comparable à la 11ème. Le niveau des candidates a augmenté avec le temps, sans parler du filtre dégueulasse de ces premières saisons qui me ferait presque oublier que l'émission n'a que 10 ans à cause de cet effet kitsch au possible.

 Épisode 1- Category is : Drag On A Dime

Tous les runway looks de Nina étaient bien exécutés, mais je dois avouer que ma préférence va pour son tout premier. Là où j'ai compris qu'on avait affaire à une candidate sérieuse. J'adore la coupe de cette tenue ultra géométrique, avec son petit côté punk hyper classe. Sérieusement, les proportions de cette veste sont superbes !

Saison 2 - Tyra Sanchez


J'ai DÉTESTÉ Tyra Sanchez lors de la saison 2. Je déteste Tyra Sanchez tout court, même. À cause de son comportement et de son niveau pas toujours dingue. Mais au regard de la saison 2, je dois dire qu'elle est sûrement celle qui s'en tire le mieux, même si je dois l'avouer : je préférais Raven.

Épisode 5- Category is : Wedding Eleganza

Pour ce défilé, les candidates devaient porter la robe de mariage utilisée pour leur défi du jour. Je me souviens qu'elle s'était glué des morceaux de tissus à même le corps pour que les accessoires tombent parfaitement sur elle. Un moment de douleur qui se devait d'être récompensé.

Saison 3- Raja


Comment ne pas trop en dire sur Raja sachant que spoiler alert : elle fait partie de mes drag préférées de l'émission, toutes saisons confondues. Je dirais simplement que ses runways ont toujours été on point et celui que je présente pour cette troisième saison ne fait pas exception :

Épisode 5 - Category is : Extravagant Drag

Un style rococo qui lui sied à merveille avec un maquillage sublime. Un look très mode et aussi très poétique. Une sorte de combi/legging/corset avec un motif tableau, très en lien avec la thématique de sa tenue.

Saison 4 - Sharon Needles


Sharon Needles a eu une importance toute particulière dans la compétition puisqu'elle a été, si je ne me trompe pas, la première candidate à s'inscrire dans une vibe plus rock/goth/macabre. Un apport très intéressant qui s'est fait sentir dès le premier épisode :

Épisode 1- Category is : Apocalyptic Couture

Premier défilé donc, sur le thème Apocalyptic Couture. Cette tenue était sensationnelle et décrivait parfaitement l'univers de Sharon.

Saison 5 - Alaska


Même si je trouvais Alaska et son « HIIIE » iconique très drôle, je dois avouer qu'elle ne faisait pas partie de mes préférées de cette saison (Team Detox, même si cette saison ne fait pas partie de mes préférées). Pourtant, une tenue a su retenir mon attention :

 Épisode 11- Category is : Sugar Ball / Candy Couture

Candy Couture ou comment créer une tenue qui en jette avec des bonbons ? Si Raja avait déjà relevé le défi lors de la saison 3, je trouve qu'Alaska s'est également très bien débrouillée avec cette proposition !

Saison 6 - Courtney Act


Courtney Act n'était clairement pas ma favorite de cette saison 6. Mais je dois avouer que niveau défilé, elle mettait la barre toujours très haut et savait créer la surprise :

 Épisode 9 - Category is : Animal Kingdom

J'ai été bouche-bée en découvrant cette tenue, avec les ailes qui se déploient. Ce défilé a assurément marqué un tournant dans la compétition, et c'est bien normal ! Avec évidemment une coiffure et un makeup toujours réalisés à la perfection.

Saison 7 - Violet Chachki


Violet Chachki, que je vous présenterai plus tard (wink wink) aura quand même signé un des looks phares de l'émission, regardez plutôt :

Épisode 1 - Category is : Fall Look

Même les juges étaient choqués par ce reveal !

Saison 8 - Kim Chi


Même si je n'ai pas trouvé Kim Chi si mémorable que cela, il faut tout de même avouer que niveau look elle savait ce qu'elle faisait. Chacun de ses défilés étaient de la pure poésie, c'était superbe à voir.

Épisode 7- Category is : Black and White Realness (inspired by Detox)

J'avais trouvé ce look particulièrement magnifique et surtout si bien exécuté ! Ce maquillage était incroyable et allait parfaitement bien avec cette coiffe. La fraise et la longueur de la robe s'accordaient parfaitement à ce makeup.

Saison 9 - Sasha Velours



TOUTES. LES. TENUES. DE. SASHA.

Épisode 1- Category is : Hometown Look



SASHA. EN. ENTIER.


Saison 10 - Asia O’Hara


Asia O'Hara avait énormément de potentiel lors de cette saison. Elle avait des propositions très intéressantes et parfois d'autres qui se sont avérées désastreuses, malheureusement.

Épisode 3- Category is : Feathers

C'est avec cette tenue qu'Asia s'est révélée aux yeux des autres candidates et du jury. En même temps qui peut s'asseoir à sa table et dire : « Je me suis déguisé·e et Titi et j'ai fait quelque chose de classe » ?. J'adore le détail des gants oranges et du makeup bleu pailletté que l'on devine sous cette frange démesurée.


Saison 11 - Brooke Lynn Hytes


Cette classe, cette prestance. Difficile de choisir une seule tenue pour Brooke Lynn mais je me suis tout de même forcée.

Épisode 10- Category is : Caftan Realness

Ce caftan était incroyable, on ressent toute l'étendue de son personnage avec cette tenue. Sa distinction, sa précision et son goût pour la qualité. Si le caftan pouvait paraître simple à la base, j'ai aimé voir les petits détails dorés en ressortir, attestant de toute la méticulosité de Brooke Lynn.

J'espère que ces looks vous ont autant ébloui que moi, même si la découverte de ces défilés est d'autant plus impressionnante lorsqu'on est plongé·es dans l'émission.

RuPaul's Drag Race
Disponible sur Netflix

Et vous, quels sont vos looks préfs ?

mardi 29 octobre 2019

Clasico Argentino – Les empanadas ou ma nouvelle addiction culinaire


Je dois bien l'avouer : étant une énorme consommatrice de nourriture asiatique et italienne, je m'attarde peu sur les autres types de cuisine que l'on peut trouver à travers le monde. Grossière erreur de ma part puisque c'est potentiellement me priver de toutes sortes de saveurs, ou même de nouvelles raisons de claquer le peu de thune que j'ai dans de la bouffe toujours plus succulente. Pour réparer cette erreur immense, mon meilleur pote a décidé de me faire goûter un plat typique de son pays d'origine : les empanadas.

Si vous ne les connaissez pas, les empanadas sont de petits chaussons au beurre garnis de tout un tas de bonnes choses. Tout droit venus d'Argentine, on peut dire que je regrette de ne pas avoir connu ces merveilles plus tôt. Il fallait donc que je vous présente le restaurant où j'ai eu le plaisir de les goûter : Clasico Argentino.


Clasico Argentino est une chaîne de restaurant-épicerie installée à Paris et Bordeaux, spécialisée dans les empanadas et les glaces artisanales. J'ai visité leur restaurant situé au Passage des Panoramas, dans le 2ème arrondissement de Paris. Très agréable surprise puisque je n'avais jamais pris le temps de m'attarder sur les restaurants des passages de Paris, pourtant très jolis.

L'ambiance du restaurant est plaisante, le service de qualité. Bref, on y trouve une atmosphère chaleureuse propice à nous faire passer un bon moment !

À table, j'ai opté pour 3 empanadas végétariennes : la Humita (à base de maïs doux et parfumé à la coriandre), la Caponata (fourrée à la ratatouille d'aubergines, poivrons et raisins secs) et la Fugazzetta (aux oignons caramélisés et trois fromages). En grande amoureuse du fromage, je pensais avoir une révélation en goûtant la Fugazzeta et ce ne fût pas le cas ! Bien que délicieuse, j'ai plutôt préféré la Caponata, que je ne pensais pas apprécier tant que ça à cause des raisins secs (ces aliments du démon) mais qui m'a finalement surprise. La Fugazzetta n'en est pas moins excellente mais son goût fromager était plus attendu. Je pense opter la prochaine fois pour la Hongos, à base de champignons, mozzarella et emmental pour me faire un avis plus tranché. Quoi qu'il en soit, vous l'aurez compris : j'ai littéralement adoré le contenu de mon assiette.


Vous le voyez sur la photo : il y a un petit condiment servi avec les empanadas. Le chimichurri est un mélange de persil, d'ail, d'huile et de vinaigre avec quelques flocons de piment doux. Loin de piquer les bouches, il se marie parfaitement avec les chaussons argentins.

Pour le dessert, j'ai eu la chance de goûter celui de mon accompagnant : le Cubanito. Le Cubanito est un cigare en gaufrette fourré à la confiture de lait. Une tuerie que je ne peux que vous conseiller !


Petit plus qui fait plaisir : en tant que végétarienne flippée des restaurants qui ne le sont pas entièrement, j'ai toujours peur de retrouver de la viande dans mes plats par inadvertance (l'erreur est humaine), surtout lorsqu'on parle d'aliments garnis (raviolis, nems...etc.). J'ai donc été soulagée, si je puis dire, d'apprendre qu'il n'était pas possible de se tromper puisque chez Clasico Argentino, les empanadas ont une forme de fermeture différente selon leur garniture.

S'il peut s'agir d'un détail pour les personnes non végétariennes, cela devient d'autant plus pertinent pour les personnes souffrant d'allergies qui peuvent s'assurer du contenu de leurs empanadas de manière sereine. D'ailleurs la liste des allergènes est directement notée sur les menus, on apprécie !

Côté sous, le menu comprenant 4 empanadas avec une salade et un dessert est à 23 euros. Un prix qui peut paraître élevé mais que je trouve finalement honnête compte tenu de la qualité des plats servis. Néanmoins les prix baissent le midi en semaine et proposant des formules à 14 et 19 euros. N'ayant pas les fonds et l'appétit nécessaires pour un menu complet, je me suis contentée de 3 empanadas et je peux vous assurer qu'elles m'ont amplement suffi !

Au total, 12 empanadas très variées sont proposées à la carte disponible sur place : certaines sont végétariennes comme avez déjà pu le voir, mais vous trouverez aussi des empanadas à la viande, au poisson et au fromage (oui, il y a une catégorie spéciale pour le fromage et je trouve ça formidable).

Je vous le disais en début d'article, Clasico Argentino est aussi une épicerie. La chaîne propose des infusions, des pots de chimichurri et de la confiture de lait. Le tout maison ! Chaque restaurant propose quelques articles en épicerie mais les produits peuvent également être retrouvés à la Grande Épicerie de Paris.

Les lieux sont réservables, privatisables et proposent un service de livraison et de traiteur. Comme vous pouvez le voir, la chaîne s'adapte à toute sorte de configurations et ça bien fait plaisir.

Pas de surprise pour cette conclusion: le Clasico Argentino est une réussite en tout point. Je vous encourage donc à le tester pour vous gaver d'empanadas !


Je vous laisse, j'essaye de planifier ma prochaine sortie là-bas


Clasico Argentino
Ouvert 7/7j



mardi 22 octobre 2019

Joker – Une adaptation ciné doit-elle forcément être fidèle aux comics ?


Je l'ai attendu dès son annonce. J'ai patienté, prévoyant d'aller le voir le jour même. Et puis finalement non, par manque de temps. J'y suis allée une première fois, trop tard. Place redistribuée. J'ai ravalé mon seum et je suis allée taper un sushi pour noyer mon désespoir. Et mercredi dernier, enfin.

Enfin, l'espoir de rattraper le fiasco de sa dernière interprétation, fiasco causé par l'appât du gain. J'y suis allée dans un état d'esprit différent cette fois : j'ai laissé tomber les attentes que j'ai l'habitude d'avoir quand je vais voir ce type d'adaptation. Surtout parce qu'il avait été présenté comme étant loin de ce qu'on avait déjà pu voir. Et je crois que c'est un beau service que je me suis rendu là.

Mercredi dernier je suis allée voir Joker, et j'ai adoré.


Réalisé par Todd Phillips, le même Todd Philips qui avait réalisé Very Bad Trip, Joker a réussi à cocher toutes les cases d'une adaptation ciné réussie. Quand je dis « les cases », ce sont les cases que j'ai défini car soyons d'accord : je vais parler en toute subjectivité et vous avez donc, plus que jamais, le droit de ne pas être du même avis. On peut même en discuter, c'est pas formidable ?

Ce n'est probablement pas un secret pour les habitué·es de ce blog et les gens qui me connaissent : j'aime l'univers Batman. Non, J'ADORE l'univers Batman. J'ai d'ailleurs déjà écrit plusieurs fois sur ce sujet, tantôt pour vous proposer mon casting idéal, tantôt pour vous conseiller quelques comics pour aborder son univers.

Et c'est en partageant l'article de mon casting idéal pour un potentiel film Batman que je me rends compte que Joaquin Phoenix est le Joker dont je n'imaginais pas avoir besoin dans ma vie. Une prestation époustouflante qui ne fait que confirmer que Joaquin Phoenix est en train de devenir l'un des plus grands acteurs de son temps (Vous avez vu A Beautiful Day sérieusement ?! C'est fou comme je l'aime). Quelle pression incroyable d'incarner l'un des méchants les plus populaires de la pop culture... Et pourtant, il s'en est sorti avec brio !


Joker est un film glaçant, parfaitement ancré dans le climat actuel. L'action se déroule pourtant dans les années fin 70/80, exactement comme dans la très bonne série Gotham, qui relate les années précédant la naissance de Batman (je dis la naissance de Batman mais Bruce a déjà une dizaine d'années à ce moment-là).

Si cette adaptation m'a touchée, c'est surtout parce que ce que j'aime chez Batman et dans son univers, c'est la possibilité de transposer son histoire dans le vrai monde. Et c'est exactement pour cette raison que je suis autant friande de la trilogie Nolan. Moins de carton-pâte, plus de réalisme. Des personnages sans superpouvoirs (ce qui explique que je n'ai pas réussi à accrocher aux comics Batman Metal et que j'exècre les interventions de Superman dans le récit).

Je me suis demandée environ cinq minutes si je devais vous partager mon avis sur le film. Est-ce qu'on en avait pas déjà trop parlé ? Est-ce que j'allais pas me faire tomber dessus par les blogueurs/critiques ciné puristes qui s'approprient le personnage et qui considèrent que tout fan de la trilogie de Nolan n'est pas un vrai fan. Mais en fait je m'en fous. L'univers Batman fait partie intégrante de ma vie et il aurait été surprenant de ma part de ne pas en parler, justement.

Ne nous voilons pas la face : il est loin d'être évident d'adapter le Joker au cinéma. Non seulement en raison de la complexité du personnage, qu'il ne suffit pas de caricaturer pour incarner, mais aussi en raison des attentes extrêmement hautes des fans qui peuvent parfois s'avérer très sévères. Et pourtant le pari est assuré !


Le film met l'accent sur le chaos. Le chaos grandissant de la ville de Gotham, causé par le Joker, qui quant à lui sombre peu à peu dans la folie.

Arthur Fleck (Joaquin Phoenix) est un homme solitaire qui vit avec sa mère, incarnée par l'incroyable Frances Conroy (Six Feet Under, American Horror Story). Pour gagner sa vie, il joue au clown, tantôt devant les magasins pour attirer les clients, tantôt pour apporter un peu de joie aux enfants malades dans les hôpitaux. Seulement voilà, Arthur est socialement inadapté. Personne ne comprend son humour, il ne prend pas moins de 7 médicaments différents et éclate de rire dans des situations qui ne sont absolument pas drôles. Il a cependant un rêve : devenir comédien de stand-up.


À la manière du brillant comic The Killing Joke (sorti en 1988, écrit par Alan Moore et Brian Bolland), Todd Phillips démontre qu'il ne suffit que d'une seule mauvaise journée pour vriller et entrer dans le monde de la folie. J'ai littéralement adoré le fait qu'Arthur devienne officiellement le Joker le jour où les parents de Bruce se font tuer dans la célèbre Crime Alley. Parce que symboliquement, c'est ce jour-là que Bruce est devenu Batman. Parce que le Joker et Batman forment un duo indissociable, qu'ils n'ont pas vraiment de raison d'exister l'un sans l'autre. Parce qu'ils sont frères sans l'être, malgré leur grande différence d'âge et d'ADN.

Conscient de son héritage, Joker multiplie les références à la trilogie de Nolan.

Référence à la prestation légendaire d'Heath Ledger dans la voiture de police qui emmène Arthur au poste.


Le code couleur de cette version du Joker est sans aucun doute inspirée par les sbires du Joker dans The Dark Knight, que je vous remémore avec l'incroyable scène d'ouverture du film :


Du rouge et du bleu donc, avec utilisation des masques qui n'est pas là par hasard puisqu'elle en devient grandiose à partir de la grève/révolte qui paralyse Gotham vers la fin du film et qui clôt le film par ce message implicite formidable : « Gotham est perdue, nous sommes tous et toutes à la merci du Joker ». Un code couleur pourtant éloigné du traditionnel rouge vert et violet, pourtant emblématique du personnage. Un choix esthétique ? Un message adressé aux sbires dans les films de Nolan ? Je n'ai pas la réponse mais je souligne cependant la présence du vert dans la chevelure d'Arthur qui décide se teindre les cheveux au cours du film.



Joker puise son inspiration dans les comics, évidemment mais pas seulement. Il a aussi majoritairement été influencé par plusieurs films qui expliquent aussi la présence de Robert De Niro au casting : Taxi Driver (1976), The King of Comedy (1982) et The Network (sans De Niro).

Difficile de nier le parallèle entre Taxi Driver et Joker. Robert De Niro y incarne un chauffeur de taxi ancien marine insomniaque et solitaire qui se met à tuer en raison de sa confrontation brutale à la violence dans les rues de New-York. Les personnages de Travis et d'Arthur sont très proches mais diffèrent sur une caractéristique principale : si les deux personnages ont pour ambition de « nettoyer la ville », Travis montre une volonté d'héroïsme en sauvant la jeune Iris, jouée par Jodie Foster (Le Silence des Agneaux, Un Long Dimanche de Fiançailles).


The Network est un film que j'ai découvert grâce aux séances de ciné Panic ! x Chroma (désormais sans les Chroma) dont j'ai déjà parlé. Il constitue une influence incontestable du Joker. un journaliste TV se fait renvoyer après 20 ans de bons et loyaux services en raison d'une perte d'audimat. Lors de ses dernières émissions, le journaliste devient de plus en plus provocant, allant même jusqu'à menacer de se suicider. Il développe alors tout un discours sur le sens de la vie et devient un gourou de la télévision. L'émission connaît alors un succès fou.

L'influence est tellement forte que mon meilleur pote est jusqu'à aller me faire remarquer que l'on voit littéralement écrit « The Network » sur le plan final de l'émission de Murray avec la coupure du direct où l'on voit tous les écrans de télé. Je crois qu'on ne peut pas faire plus évident.


Dans The King of Comedy ou La Valse des pantins en français, Rupert Pupkin (joué encore une fois par De Niro) ne rêve que de devenir comique. Tout comme le Joker de Philips, il idéalise une grande figure de la télé (Murray, incarné par De Niro), allant jusqu'à outrepasser la raison pour atteindre son but. Le film est d'ailleurs très associé à Taxi Driver.


Ces références cinématographiques permettent justement au film d'être un peu plus ancré dans le réel, puisque nous sommes entraîné·es vers des points de repère que nous connaissons bien. Elles ne pouvaient donc que me faire pencher que du côté de la satisfaction et de la joie.
Si le film n'est pas une copie conforme de l'origin story du personnage, les éléments principaux de son histoire y restent néanmoins présents : une folie grandissante, des origines familiales troubles, une volonté de devenir comédien, la présence de personnages emblématiques comme Thomas, Martha et Bruce Wayne ou encore Alfred Pennyworth.


L'histoire prend un chemin différent pour plusieurs raisons : pas de plongeon dans les eaux chimiques d'Ace Chemicals, pas d'ancien emploi dans cette usine, pas de Red Hood, pas d'intelligence particulièrement impressionnante qui fait du Joker un fin et brillant stratège.

Et le plus flagrant : pas de chaos total dans la tête du Joker. Je m'explique ; le Joker fout constamment le bordel dans la ville de Gotham pour une seule et unique raison : il se nourrit du zbeul. Il rejette toute rationalité et ses agissements ne trouvent généralement pas de fondement. Il le dit d'ailleurs lui-même dans The Killing Joke « Les souvenirs sont la base de notre raison. Refuser d'y faire face, c'est nier la raison elle-même ». Il revendique son rejet du bon sens. Là où le Joker incarné par Phoenix agit surtout par vengeance. Vengeance de Randall (collègue de travail), vengeance de sa mère qui lui a menti, vengeance de Murray qui s'est moqué de lui en public.


En temps normal, une absence de fidélité sur cet élément fondamental m'aurait perturbé: le chaos qui règne dans sa tête et son rejet du passé constituent pourtant l'essence du personnage. Pour autant, ce manque ne m'a pas tant dérangée. Parce que l'histoire du film suffit à elle-même. Je m'interroge donc :  Une adaptation ciné doit-elle forcément être fidèle aux comics ?

Selon moi, il est évident que la réponse est non. Évidemment, je ne peux pas m'empêcher de frétiller de plaisir quand je vois des références aux origin stories des personnages que j'aime. Je vois ça comme un big up très plaisant mais pas indispensable. Enfin pas indispensable, tout dépend du contexte.

Si on reprend l'exemple de la version officielle de Suicide Squad, le fait de ne pas suivre l'origin story du personnage m'a vraiment énervée. Pourquoi ? Non seulement parce que les messages renvoyés n'étaient pas bons mais surtout parce que je sentais toute la dimension économique qui ne se cachait absolument pas derrière sa réalisation. Un Joker gangster dont l'esthétique a été entièrement volée au groupe Die Antwoord, une vision glamour de sa relation toxique avec Harley Quinn, le tout relaté en 10 minutes de film alors que toute la promo du film tournait autour de son personnage... Bref, rien de très réjouissant. Toujours est-il que l'origin story du Joker racontée dans Suicide Squad s'avère bien plus que bancale et c'est ce qui m'a mise hors de moi.

Avec Joker j'ai senti un respect profond pour le personnage. Une prise de liberté consciente et non pas motivée par les sous. Exactement comme l'avait fait Nolan, de manière encore plus intéressante, si je puis dire. Quand Nolan fait un pas de côté en révélant que le premier prénom de John Blake, joué par Joseph Gordon Levitt (Inception, (500) jours ensemble), est en réalité Robin, je trouve ça surprenant et je considère tout à fait ce choix (bon après c'est aussi parce que je trouve la Bat-family un peu osef).


Il ne faut pas non plus oublier que malgré ce qui est raconté dans The Killing Joke, les origines du Joker n'en restent pas moins floues et pour cause : il s'agit d'une des origines POSSIBLES du Joker. Mais ce n'est pas nécessairement la seule vérité. Je cite encore une fois le personnage dans le comic : « Tant qu'à avoir un passé, autant qu'il existe en plusieurs versions ! ». Sans parler du fait que l'univers DC comme Marvel sont truffés d'univers parallèles, où tout est possible. Et c'est ce qui leur donne cette richesse infinie et une source d'histoires inépuisable.

Oui, j'ai adoré Joker. Je comprends tout l'engouement qui s'est construit autour de ce film, pourquoi il raisonne autant chez le public : il dépeint une révolte grandissante qu'on ne peut plus nier dans notre monde actuel. En fait, il est automatiquement devenu une de mes adaptations préférées de l'univers Batman et je suis curieuse de voir ce qui va se faire en réaction à ce film.

Vous en avez pensé quoi, vous ?