mardi 11 décembre 2018

Pop culture et faits réels – 5 films que je retiens en 2018



Soyons honnêtes d'entrée de jeu : je n'ai pas beaucoup eu l'occasion d'aller au cinéma cette année. J'en ai plutôt profité pour approfondir ma culture cinématographique en découvrant des classiques sur les plateformes en ligne. D'ailleurs presque tous les films de cette sélection je les ai vu bien en retard par rapport à leur date de sortie (ma foi vous faites ce que vous voulez de cette info). Il n'empêche que j'y suis allée quelques fois et je me suis donc dit qu'il serait sympa de vous partager les films que j'ai apprécié voir. Je me suis concentrée sur les grosses sorties, les films que j'attendais depuis un moment. Donc pas de petit film d'auteur dans cette sélection, ce que je regrette. Mais du coup, n'hésitez pas à me dire ce que vous retenez pour 2018, ça m'intéresse énormément (je prends des notes et tout, ouais) !


1- Black'k'klansman : J'ai infiltré le Ku Klux Klan de Spike Lee




Inspiré d'une histoire vraie, Black'k'klansman : J'ai infiltré le Ku Klux Klan raconte l'histoire de Ron Stallworth, le premier policier afro-américain a avoir intégré la police de Colorado Springs. Après avoir fait ses débuts au service des archives, Ron souhaite changer de poste et se voit confier une mission temporaire d'infiltration dans un meeting organisé pour la venue de la tête pensante des Black Panther. Satisfait par sa mission, son chef décide de lui faire intégrer le service des renseignements et se retrouve, motivé par une volonté de les débusquer, à intégrer le Ku Klux Klan.


C'est un film, drôle, touchant, cynique et incroyable. Mention spéciale à Adam Driver que j'ai adoré et que j'ai surtout redécouvert après l'avoir peu apprécié dans le septième Star Wars. C'est grâce à ce film que j'ai mesuré tout le talent de cet acteur que je ne connaissais que trop peu et que j'ai complètement redécouvert. Sans aucune incidence sur le synopsis, Spike Lee finit sur film sur des images des évènements de Charlottesville (2017) qui m'ont fait finir la séance en larmes devant la bêtise du genre humain.




2- Deadpool 2 de David Leitch


En évitant de vous spoiler (parce que le film débute sur l'info la plus importante de l'histoire à mon sens...) Deadpool est obligé de rejoindre les X-Men. Après une boulette avec un jeune mutant bien décidé à foutre le zbeul dans la ville, il est emprisonné dans une prison anti-mutants. C'est alors qu'arrive Cable, un soldat du futur venu buter le jeune mutant. Deadpool décide de le protéger et de combattre Cable.


Quel plaisir de retrouver Deadpool dans ce deuxième opus après avoir tant adoré le premier avec son humour décalé, qui en a mais alors complètement rien à battre des codes, de la bienséance et qui n'hésite pas à parler franchement à son public (n'est-ce pas la scène post-générique ?). Là aussi, j'ai une mention spéciale à adresser, à Yanis Marshall le danseur en talons aiguilles qui a exécuté les passages dansés de Deadpool. Ils sont non seulement très bien fait mais c'est aussi un danseur que je suis depuis quelques années maintenant, un petit français parti à la conquête des États-Unis grâce à son talent qui nous éblouit de jours en jours, alors je suis d'autant plus ravie ! Je n'ai toujours pas commencé à lire les comics de la série mais va bien falloir le faire à un moment donné (et trouver les sous pour financer cette nouvelle passion).



3- Bohemian Rhapsody de Bryan Singer


Bohemian Rhapsody comme vous pouvez vous en douter retrace les aventures du groupe Queen, de sa formation à leur concert mythique pour le Live Aid en 1985. On assiste à la fabrication de leurs plus gros tubes, les moments de doute et de déchirure mais aussi les dilemmes et les joies des quatre membres même si naturellement, l'accent a été mis sur le personnage de Freddie Mercury.


J'ai aimé Bohemian Rhapsody parce qu'il était bien fait. J'ai passé un bon moment même si je regrette de ne pas l'avoir regardé chez moi avec des potes histoire de pouvoir hurler les paroles des chansons et de danser au milieu de mon salon. Rami Malek a fourni une interprétation incroyable et s'il ne gagne pas un Oscar pour ce film c'est un scandale. Au-delà de ça, j'admire leur histoire d'autant plus que je suis fan de Queen (plus pour leur musique que pour leur vie que je ne connaissais finalement que très peu avant d'aller à cette séance). Et surtout, j'ai été fascinée par le boulot réalisé pour reconstituer les concerts, au geste près. C'était fou. Bon après, le mec qui a réalisé ce film est aussi le réalisateur de Usual Suspects qui est un de mes films favoris de tous les temps, alors est-ce un réel hasard ? Je ne pense pas.




4- Ready Player One de Steven Spielberg


L'action se déroule en 2045 dans un monde ravagé par absolument tout. Les gens vivent dans des espèces de cabanes/caravanes les uns sur les autres (littéralement) et se détendent grâce à un jeu en réalité virtuelle appelé l'OASIS. L'un des créateurs du jeu et seul propriétaire, James Halliday qui a sa mort publie une vidéo lançant un énorme concours qui déterminera à qui reviendra son immense fortune. S'organise alors une compétition mondiale pour remporter la victoire. Le public suit donc Wade Watts, un jeune adolescent bien décidé à relever les défis d'Halliday.



J'ai vu Ready Player One environ mille ans après sa sortie, de manière assez délibérée. Il y a avait eu un effet une énorme pub de la part de la Warner pendant des mois et des mois ce qui a vraiment eu tendance à me refroidir à force d'en entendre parler à tout bout de champ. Non pas par esprit rebelle ayant envie de « sortir du moule » (hahaha), mais surtout parce que j'ai eu la sensation que beaucoup de gens du net avaient été payés pour dire du bien du film, ce qui ne me plaisait pas vraiment (ils étaient a priori libres de dire ce qu'ils voulaient mais je n'ai pas pu vérifier cette info). Toujours est-il que malgré un pitch assez bateau, j'ai adoré voir le film, qui s'adressait pourtant à une génération un peu plus âgée que moi. Je me doute être passée à côté de 1000 refs même si j'en avais déjà pas mal de mon côté. Pour autant, c'était un véritable kiffe de se laisser emporter. Puis il y avait Simon Pegg alors comment vous dire que j'étais ravie ? Mention spéciale (décidément !) à Lena Waithe que j'avais déjà croisé dans Master of None, la série géniale d'Aziz Ansari et qui y incarne un personnage que j'adore.



5- Les Indestructibles 2 de Brad Bird



Après avoir causé un certain nombre de dégâts en tentant de neutraliser le Démolisseur, la ville s'inquiète du comportement des Indestructibles qui à chaque intervention endommagent un peu plus la ville et les biens publics. Forcés de quitter leurs costumes de super-héros, ils se retrouvent cachés dans un hôtel pendant deux semaines jusqu'à ce qu'un riche entrepreneur ne contacte Frozone pour lui proposer une mission afin de redorer l'image des super-héros auprès du public. C'est finalement Helen, ou plutôt Elastic Girl qui s'attèlera à la tâche sous le regard quelque peu envieux de son mari habitué à la gloire et à l'admiration de tous.


Après avoir retrouvé l'univers de Nemo dans le Monde de Dory en 2016 et ce non sans hystérie, j'ai enfin pu renouer avec celui des Indestructibles qui attendait une suite quartoze ans après la sortie du premier. J'ai été très satisfaite par ce deuxième volet très divertissant. Les personnages n'ont en rien perdu de leur saveur même si je regrette un peu que la voix française de Violet ait changé au profit de Louane, Lorie Pester n'étant plus « l'idole des jeunes » à l'heure actuelle, juste histoire de faire du chiffre. Ce n'était pas dérangeant en soi mais les motivations mal cachées des studios Disney Pixar m'ont un peu refroidies (en même temps peut-on vraiment s'en étonner ?). Et c'est en écrivant cet article que j'ai fait de plus amples recherches sur l'acteur qui a doublé Monsieur Indestructible et qui était clairement pour moi la même personne qui joue Stan Smith dans la série American Dad ! et il s'avère que pas du tout, c'est Gérard Lanvin qui campe ce rôle. What a surprise (là non plus je sais pas quoi faire de cette info, elle existe juste dans l'espace temps, voilà) !




Et vous alors, vous avez aimé regarder quoi au ciné cette année ?

mardi 4 décembre 2018

À quoi bon faire de jolis cadeaux ? – 10 cadeaux de Noël à la con


Le mois de Novembre a enfin jugé bon de s'enterrer une bonne fois pour toute pour laisser place au merveilleux mois de Décembre. Oui bon jusqu'à l'an prochain seulement mais vraiment j'ai horreur de Novembre. Est-ce que c'est bien raisonnable de détester un mois ? Je vous pose la question.

Qui dit Décembre dit marronnier (à savoir des articles/reportages sur des évènements prévisibles et sans grand intérêt). Et donc, comme je ne déroge pas à la règle vu mon manque d'originalité, j'ai décidé de faire une petite sélection de cadeaux de Noël qui je l'espère vous sera utile si vous le fêtez.

Mode Noël: activé

Vous souhaitez offrir des cadeaux beaux, de qualité et qui feront plaisir à votre entourage ? Arrêtez votre lecture ici et allez lire l'article de ma copine Princesse Pastèque.

En vérité, j'ai essayé de me mettre sérieusement à l'élaboration d'une sélection de Noël. D'autant plus que j'adore faire des cadeaux à mes ami·es et à ma famille lorsque j'ai les thunes (on va éviter de parler de l'état de mon compte en banque en ce moment mais sachez que je suis dans la dèche la plus TOTALE). Mais pour ça, j'ai besoin de connaître précisément la personne à qui je dois faire un cadeau. Je suis une artiste moi, faut me donner les éléments pour faire les choses bien.

J'ai donc décidé de vous proposer des cadeaux improbables, qui conviendront parfaitement à vos potes les plus cons.

Surtout me remerciez pas.



1 – Le livre de cuisine de Snoop Dogg


Snoop Dogg a sorti en octobre dernier un livre de recettes appelé From Crook to Cook que je convoite depuis l'annonce de sa préparation et je pense que le concept de ce cadeau est assez une vanne en soi pour ne pas avoir besoin d'expliciter les choses et vous convaincre de (me) l'offrir.



2 – Un pin's « Merde »


Cette sélection va être assez portée sur les insultes et autres joyeusetés. Je suis quelqu'un d'assez vulgaire et j'ai le gros mot assez facile. Fort heureusement pour moi, Joanna Behar a ouvert une boutique Etsy bien stylée qui propose des pin's insultants tout en étant esthétiques et pour ça, elle mérite mes sous (que je n'ai pas, je vous le rappelle).



3 – Un livre photo sur Kim Jong Il qui regarde des trucs


Kim Jong Il Looking at things est l'oeuvre de Jo O . Rocha, parue en 2012. C'est un livre de photographies tout ce qu'il y a de plus banal, sauf son sujet. Et comme je le trouve improbable, je me suis dit qu'il avait bien sa place dans cet article.


4 – Un coussin avec la tête de Nicolas Cage pour égayer son canapé


Ce coussin comporte deux choses que j'adule dans la vie : des sequins et Nicolas Cage. Est-ce qu'il y a vraiment besoin d'autres raisons pour vous convaincre de l'offrir ?


5 – Un tampon avec la tête de Derrick


Parce que c'est le meilleur d'entre nous.



6 – Un double pull moche de Noël


Si vous ne trouviez pas les pulls de Noël assez moche, je vous propose une nouvelle opportunité : celle d'offrir à votre moitié un double pull, pour ne plus jamais la quitter et vous rendre encore plus insupportable (parce que les gens en couple qui sont indécollables, c'est insupportable, oui).



7 – Les cartes de désavoeux de Garage Deloffre


Je suis une fan absolue du travail de Sandrine Deloffre qui réalise des aquarelles d'insultes fleuries et colorées. Elle a sorti deux livres de cartes à découper et à envoyer à votre entourage. Vous pouvez l'offrir à quelqu'un qui n'aime pas les gens histoire de sceller une bonne fois pour toute les liens qu'il entretient avec l'extérieur.

En plus je sais que je vais recevoir un exemplaire dédicacé en cadeau à Noël alors merci d'avance à la personne qui me l'offre (jte love sista).



8 – Le calendrier Putain 2019


Si vous connaissez quelqu'un du genre à râler après chaque saison comme moi, le calendrier Putain saura être le cadeau parfait pour cette personne. En tant qu'éternelle insatisfaite qui répète constamment que tout fout le camp, je pense sincèrement que c'est le cadeau idéal.



9 – Un Calchemise


Je suis du genre à aimer les blagues qui vont trop loin. Si vous aussi vous aimez ça et que vous êtes capables de dépenser beaucoup d'argent pour l'amour du lol, je vous propose ce magnifique Calchemise qui ressemble à une combinaison mais en bien plus moche. Parfait pour aller chercher son pain le dimanche.



10 – Les colliers Tiki de Turk et JD


Vous devez offrir un cadeau à deux fans de Scrubs ? J'ai LE cadeau parfait : les colliers Tiki de la saison 8 qui est déjà elle-même une ref à la série The Brady Bunch. C'est tellement méta qu'on se croirait dans un épisode de Community. C bo.



J'espère vous donner assez d'idées pour pourrir le Noël de votre entourage. Parce qu'après tout n'oubliez pas, c'est vous le cadeau.




Sur ce je vous laisse, je vais aller postuler chez Topito après avoir pondu un article pareil.

mardi 27 novembre 2018

De l'autre côté de l'objectif - 8 conseils pour commencer la photo de portrait


Je donnais il y a peu de temps des conseils à un ami venu investir mon studio pour y tester la Photo avec lumières artificielles. Comme il avait commencé la photo il y a quelques mois seulement, je me suis dit que c'était l'occasion de lui filer quelques petits tips. Après réflexion, je me suis dit qu'il ne serait pas inintéressant de vous les partager, puisqu'il n'est pas rare que l'on me demande 2-3 conseils par-ci par là (comment ça je fais des articles juste pour pouvoir répondre à mes dm avec un lien ? Moi ? Jamais, ha!). C'est un peu le pendant de mes articles expliquant comment devenir modèle et comment obtenir une séance photo sans passer pour un gros con.

Ces conseils s'appliquent dans le cadre d'une collaboration (c'est-à-dire dans le cadre d'un échange de bons procédés) même si en vrai beaucoup d'entre eux sont transposables pour une commande. Mais il y a quand même une différence majeure à prendre en compte : le statut du modèle. En commande, le modèle vous paie, il s'agit donc d'un client. En collab, le modèle est un... OUI. Un collaborateur, et si certains pouvaient se tatouer ça sur le front pour pas l'oublier ce serait pas de refus ma bonne dame.



1/ Se demander « Pourquoi je me lance dans la Photo ? »


Donc vous avez envie de vous lancer dans la Photo et que ce soit à titre récréatif ou non, c'est très bien. Mais prenez tout de même le temps de vous poser la question, pourquoi est-ce j'ai envie d'en faire ? Est-ce que vous ressentez un besoin de création artistique ? Est-ce que vous avez la curiosité d'en apprendre plus sur la technique ? Est-ce que vous souhaitez faire vos propres portraits (quoi on sait jamais) ? Ce que je veux dire par là, c'est que vous n'allez pas vous fixer le même rythme de pratique si vous souhaitez apprendre doucement ou si vous avez un réel objectif de professionnalisation urgent.

Personnellement j'ai commencé la Photo en m'amusant avec des amies et j'ai ensuite eu envie d'en apprendre plus pour pouvoir mieux réaliser les idées de mises en scène que j'avais en tête.

Attention : si vous vous vous lancez en photo pour rencontrer des gens dans le but de les draguer, merci de vous abstenir. Cette terre est déjà bien assez remplie de faux-tographes et puis en plus votre nom tournera bien assez vite dans le monde de la Photo en tant que photographe craignos pour vous faire une sale réputation en l'espace de quelques mois, je suis pas sûre que vous ayez envie de tenter l'expérience.


2/ Investir matos dernier cri est inutile quand on débute

La Photo ça coûte cher, vous le savez, je le sais, ma conseillère bancaire le sait. Je ne parle même pas du matériel dernier cri qui est capable de vous envoyer des colis et faire du café (non mais je serais quand même vachement curieuse de voir ça si ça arrivait un jour). J'entends bien qu'il soit tentant de vouloir acheter le meilleur histoire d'être tranquille jusqu'à la fin de ses jours mais gardez à l'esprit ceci : mieux vaut commencer doucement pour pouvoir mieux appréhender les choses. D'autant plus que vous risqueriez d'avoir le sentiment d'être perdus avec toutes ces fonctionnalités de professionnels et de vite vous décourager.


Notez aussi que plus vous progresserez, plus vous sentirez les limites de votre matos et vous ressentirez une réelle différence quand vous passerez à un modèle supérieur (que ce soit un boîtier ou un objectif). Surtout que d'ici à ce que vous maîtrisiez parfaitement votre appareil, d'autres modèles bien plus performants seront sortis d'ici là et votre appareil ne vaudra plus rien même en occasion. Alors soyez astucieu·ses !

3/ Proposer votre book


Pour contacter un·e modèle mieux vaut lui donner une idée de ce que vous savez faire. Comme je le disais dans cet article, le book est un bon moyen de se projeter pour imaginer un rendu des photos. Surtout, c'est un excellent indicateur servant à repérer les faux-tographes (a.k.a les pervers) en s'assurant par exemple si les images présentées n'ont pas été volées sur le site d'un·e autre photographe - via la recherche inversée de Google.

Oké José, mais si je commence comment je fais pour avoir un, de book ?

Et c'est LÀ que vos potos entrent en jeu. Vous avez aidé un·e ami·e à déménager et il/elle ne sait pas comment vous rendre la pareille ? PAR-FAIT, il/elle va pouvoir poser pour vous ! En plus, ça lui fera de jolis portraits gratuits. Pour autant, quand vous contacterez la personne que vous souhaitez prendre en photo, soyez honnête et précisez que vous commencez tout juste. De toute façon si le/la modèle s'en rend compte tout·e seul·e sur la séance photo, le courant risque de mal passer puisque vous lui aurez caché une information assez capitale et ça, on valide pas du tout.

4/ Établir ses conditions

Que vous soyez débutant·e et amateur·ice ou expert·e et professionnel·le, vous ne pouvez pas passer à côté des conditions. Si la collaboration est basée sur un échange de procédés, il ne faut pas s'oublier et oublier le respect du travail de chacun·e des intervenant·es. Poser ses conditions en amont de la séance photo, c'est aussi s'assurer que l'on a la même vision des choses et de s'éviter de (très) mauvaises surprises.



Pour vous donner une idée de ce que j'entends par là, je vais vous citer mes conditions de collaboration en vous expliquant la raison d'être de chacune :

  • Je ne rends que 7 photos
Rendre trop de photos, c'est à la fois trop de travail pour vous et aussi une dévalorisation du travail de photographe en général, même si beaucoup ne pensent pas à mal en rendant 60 photos d'une séance en extérieur. Ça demande énormément d'investissement à la retouche pour chacune de ces photos, pour le tri et surtout le jour où vous voudrez vous professionnaliser et/ou que vous rendrez moins de photo, on risque de vous le reprocher alors que vous aurez simplement compris qu'il n'est pas possible d'assumer une telle charge de travail. Pourquoi 7 ? Tout simplement parce que c'est un chiffre avec lequel je suis à l'aise, je pourrai en rendre un peu plus comme un peu moins, c'est seulement mon ressenti qui m'a permis de fixer le curseur à 7. C'est un chiffre très personnel et c'est donc à vous de le définir, en gardant en tête ce que je viens de vous dire.

  • Les photos sont choisies par moi et moi seulement
En commande, le/la client·e doit pouvoir avoir l'opportunité de choisir lui/elle-même les photos qui seront retouchées et rendues. Gardons à l'esprit qu'il s'agit ici d'une collaboration. Le/la modèle n'est pas à votre service et leur laisser le choix total des photos publiées revient à leur laisser croire que vous êtes à leur service. Or comme je le dis ici, personne n'est rémunéré et surtout pas vous. Bien entendu vous pouvez les modèles vous dire quelles photos ils/elles ne veulent surtout pas voir publiées car c'est important de pouvoir contrôler son image surtout sur le net. Il faut qu'ils/elles puissent consentir à ce résultat. Mais gardez à l'esprit que vous êtes le/la photographe et que c'est vous qui savez faire la différence entre les clichés de qualité et les autres.
En vérité, ce point me chagrine énormément car j'avais jusqu'il y a très peu de temps laissé le choix à mes modèles qu'elles étaient leurs photos préférées. Sauf que ça a donné lieu à trop d'abus, sans respect aucun pour mon travail et j'ai donc été obligée de recadrer les choses pour ne plus me laisser marcher sur les pieds.

  • Vous recevez le set sous 2 semaines
Je donne une indication de temps assez larges par rapport à mes capacités pour éviter qu'on vienne me souler toutes les 2 minutes pour savoir quand est-ce que sera le rendu des photos. Donner un délai assez large permet non seulement de vous laisser du temps pour faire les choses correctement mais surtout pour donner aux modèles une idée de la date de rendu. Comme ça, tout le monde est content (même si ça n'empêche pas certain·es de venir vous harceler par mp... Génial).

  • Je garde le contrôle de la direction artistique
C'est une collaboration, pas une commande et quand il s'agit de mon projet je tiens à garder la main dessus. Rien n'empêche évidemment de laisser les modèles vous proposer des idées, mais pensez à leur dire qu'ils/elles ne doivent pas se sentir offusqués si vous ne retenez pas leurs propositions.

  • Les crédits doivent toujours apparaître dans la description de la photo
Condition tellement non négociable et élémentaire qu'il s'agit en réalité d'une simple question de respect. Non, le simple tag n'est pas suffisant parce que figurez vous que la plupart des gens ne pensent pas à aller voir les comptes taggués directement sur la photo (par exemple sur Instagram le nombre de gens qui demandent aux influenceur·euses d'où vient tel ou tel vêtement alors qu'ils/elles ont passé un certain temps à tagguer toutes les marques présentes sur la photo).

  • Pas de retouche sur ce que j'ai fait (ni de filtre insta)
Pour des raisons évidentes de gens qui retouchent comme des phoques.

5/ Communiquer correctement avec son modèle

Vous allez faire de la photo de portrait et que vous le vouliez ou non vous allez pour cela devoir interagir avec un autre humain. La communication, je ne le dirai jamais assez, c'est la base de tout et dans tous les domaines réclamant une interaction sociale, même infime. Quand je dis que vous devez correctement communiquer avec votre modèle, ce n'est pas seulement pendant la séance photo. Non. Avant, pendant et après.


Ça passe par une prise de contact claire et précise en indiquant le type de projet que vous souhaitez mettre en place ainsi que toutes ses modalités (stylisme, coiffure, maquillage...etc). Même si votre idée est de faire quelque chose au feeling, assurez vous d'être d'accord sur les clichés de base, grosso modo (séance photo habillée, lingerie, nu...etc) histoire d'avoir une vague idée de ce qui vous attend et vous éviter encore une fois des surprises. Au-delà de ça et pendant la séance, la communication passe aussi par le fait de dire au modèle quand vous êtes satisfait·e d'une photo, d'une pose mais aussi et surtout de lui demander de remettre quelque chose en place que ce soit un cheveu ou un morceau de tissu.

Ne. touchez. Jamais. Un·e. Modèle. Sans. Permission


C'est crucial.

6/ Mettre à l'aise son modèle

En plus de bien communiquer avec vos modèles, il faut également faire en sorte de les mettre à l'aise. Que ce soit en prenant un thé et des gâteaux avant la séance, mettre de la musique (si possible des années 2000, les vrai·es savent), penser à un endroit safe pour qu'il/elle puisse se changer convenablement, ça ne fera que mettre en confiance le/la modèle et rendra l'expérience d'autant plus agréable et pour tout le monde.


Je vous conseille cet excellent article de ma copine Misery qui a fait un dossier sur l'art de mettre son modèle à l'aise

7/ Tester sans relâche et apprendre continuellement

Ne vous imposez pas de limite dans la technique et les tests, mettez vous toujours au défi pour sortir de votre zone de confort. Il faut tâtonner pour pouvoir progresser lorsqu'on ne fait pas d'école de photo. Regardez des photos, inspirez-vous en (sans plagier), mettez vous des contraintes, regardez des vidéos de traitement, économisez et participez à des workshops qui valent le coup pour progresser en technique, bref : abreuvez-vous de savoir pour faire toujours au mieux.


qui déboîte pas mal pour apprendre la technique

Un site où les photographes partagent leurs photos avec leurs réglages et le placement de leurs lumières (faites gaffe, y a vraiment de tout là dedans, donc sélectionnez soigneusement les clichés qui vous intéressent)

8/ Respecter ses envies

Je termine donc par un conseil qui me paraît encore plus essentiel: en Photo comme dans tout domaine artistique, le syndrome de la page blanche existe et est bien présent. Écoutez vous et ménagez vous, si vous avez besoin d'une pause pour vous consacrer à autre chose ou à vous même faites le, sans culpabiliser. 


Il m'est arrivé plusieurs fois de faire des pauses quelques mois soit pour me ressourcer soit pour me consacrer à d'autres projets. Et je pense que si je n'avais pas ralenti les choses, je n'aurais pas eu l'énergie de continuer aussi frénétiquement avec la même motivation et la même joie qui m'anime.

mardi 20 novembre 2018

Les Animaux Fantastiques 2 – Quel est le fuck ?


Sachez qu'écrire ces lignes aujourd'hui me coûte énormément parce que je m'apprête à vous expliquer pourquoi je n'ai pas aimé l'un des films du monde des Sorciers, alors que je suis pourtant très fan de l'univers Harry Potter. Loin d'avoir accumulé énormément de connaissances en cinéma, ce n'est pas en tant que critique que je vous parle mais seulement en tant que Potterhead.


Non, je n'ai pas aimé Les Animaux Fantastiques 2.


De manière générale, j'ai l'impression que ce film n'a laissé personne indifférent. Déjà parce que nous étions énormément à l'attendre mais surtout parce qu'il a conduit à des avis bien tranchés. Globalement dans mon entourage je n'ai eu à faire qu'à des gens qui ont absolument adoré ou des gens qui ont été terriblement déçus. Je fait partie de la deuxième catégorie, vous l'aurez compris (no shit Sherlock c'est écrit en italique en plein milieu de ton introduction).



Sorti le 14 novembre en France, je suis partie le voir vendredi dernier, trop impatiente pour attendre plus longtemps alors même que j'avais tellement d'autres films à voir sur ma liste (Bohemian Rhapsody c'est pour bientôt tkt bb).


Réalisé par David Yates, le même David Yates qui avait réalisé le premier volet ainsi que les trois derniers films Harry Potter et scénarisé par JK Rowling herself, je m'étais dit « chouette , en voilà un film qui va être bien ». Que nenni pauvre Sheshe ! Parce qu'au lieu de naïvement kiffer un film qui me replonge dans mon enfance, je n'ai réussi à sentir qu'un arrière goût d'avidité face à la thune. Et pourtant je suis pas des plus fines analystes de ciné, c'est dire comme c'était gros !


Pour vous expliquer un peu plus en détails, je vais séparer cet article en deux parties. Une première garantie sans spoil avec mes impressions générales, parce qu'on sait jamais. Et une deuxième, bien annoncée, qu'il ne faudra que lire que si:
1/ Vous l'avez déjà vu
2/ Vous vous foutez d'être spoilé
(Pour cette catégorie, je sais pas comment vous faites, moi présidente j'impose une peine de prison pour les gens qui spoilent délibérément – en même temps je suis fan de Game of Thrones alors vous savez pourquoi ça me dérange autant).
Vous pourrez dans ce cas lire les deux parties, car il n'y aura pas vraiment de redite.


Les Animaux Fantastiques 2 : Les Crimes de Grindelwald

Version sans spoil

J'avais placé beaucoup d'espoirs dans ce deuxième volet des Animaux Fantastiques après avoir tant aimé le premier. J'avais adoré découvrir Norbert Dragonneau, sa vie et son univers, bien avant l'arrivée au monde d'Harry Potter et dont on entend parler ponctuellement dans la saga originelle. Norbert en effet, grand spécialiste des animaux du monde magique, est aussi l'auteur d'un manuel utilisé par les élèves de Poudlard.

Dans ce deuxième volet, comme je le disais, j'ai bien trop senti la recherche du profit à tout prix au détriment de l'histoire. Alors certes, cinq films sont prévus autour des Animaux Fantastiques mais je pense que c'est un chiffre trop élevé et que l'histoire risque de s’essouffler très rapidement.

Tout d'abord, sachez que rien que la désignation du monde afférant à Harry Potter sous le nom de « Monde des Sorciers » ne me plaît pas du tout. Certes, c'est comme ça que les personnes appartenant au monde magique sont appelées dans cet univers mais je trouve ce nom bien trop bateau pour permettre une identification claire et immédiate de l'univers d'Harry Potter.
Je trouve que niveau marketing on aurait pu mieux faire pour un film inspiré par les thunes. Bon ok je vous l'accorde, c'est un reproche que j'aurais pu déjà faire sur le premier film, mais comme je n'avais rien écrit dessus bah je n'avais pas eu l'occasion de le dire, du coup j'en rajoute une couche, ha.

Les intrigues ne sont pas assez poussées, trop de personnages sont inutiles, il y me semble y avoir énormément d'incohérences (peut être que non mais à voir la suite des films...), on ne voit pas vraiment pourquoi Norbert Dragonneau et les créatures magiques se retrouvent au milieu de tout ça et surtout j'aimerais parler du choix du casting.


Pour moi la plus grande erreur de ce film aura été le choix des acteurs principaux, à savoir Dumbledore et Grindelwald.
Jude Law et Johnny Depp, même s'ils sont chacun extrêmement talentueux (quoique clairement sur le déclin pour le second) sont bien trop identifiables pour pouvoir jouer des personnages aussi importants que Dumbledore et Grindelwald. Comme avec Will Smith qui n'arrive plus à incarner ses personnages, quand j'ai vu les deux protagonistes à l'écran, au lieu de me dire « cool c'est Dumbledore et Grindelwald » je me disais « ah, Jude Law/Johnny Depp a fait ça/a dit ça» (je me dis pas vraiment ça à chaque réplique vous vous doutez bien que c'est pour l'exemple, oh).

J'ai trouvé le temps assez long pour un scénario pas vraiment fluide qui laisse beaucoup trop de questions en tête. Alors attention, je ne parle pas d'intrigues non résolues qui nous laissent sur un cliffhanger des plus fous mais plutôt mille questions qui nous viennent en tête parce qu'on ne comprend rien à ce qu'il se passe.


Pour autant il y a quelques éléments que j'ai tout de même aimé et aussi certains personnages que je ne développerai pas ici car ce serait trop en dire. Mais retenez simplement que mon avis est très mitigé.

Vous pouvez vous arrêter ici si vous ne souhaitez pas en savoir plus.



Version spoil parce que je l'ai déjà vu ou que je m'en balec de la vie


Bon. Maintenant qu'on est entre nous, entrons dans le vif du sujet.

J'ai trouvé l'histoire de Nagini ultra cool, savoir que c'était une humaine se transformant en créature magique était vraiment bien trouvé. Nagini est une jeune femme prisonnière d'un cabinet des curiosités vivantes. Elle a le pouvoir de se transformer en serpent, un serpent bien connu de la saga Harry Potter car il suit Voldemort partout où il va et tue à tour de bras. L'histoire de son personnage était tellement stylée, jusqu'à ce que le propriétaire du cabinet hurle à qui voulait l'entendre que « Olala Nagini peut devenir un serpent quand elle veut mais bientôt elle pourra plus donc profitez ». Je n'ai pas compris l'intérêt de prendre de gros sabots pour expliquer la suite de l'histoire alors que comme je vous le disais, trois films sont encore prévus, ce qui laisse pourtant bien le temps de raconter son parcours par la suite.


JK Rowling l'a dit et maintenu, Dumbledore est gay et je n'ai pas compris pourquoi cela avait été à peine effleuré dans le film, quand le personnage évoque sa relation avec Grindelwald. J'ai trouvé que c'était trop dit en soum-soum, comme si elle n'assumait finalement pas trop, ce qui est bien dommage.



J'ai trouvé le fan service bien trop présent avec le retour pour cinq minutes à Poudlard juste histoire de revoir l'école alors que ce n'était pas vraiment nécessaire. D'ailleurs, les premières images mettant en scène l'école sont combinées à la musique principale de la saga Harry Potter (le thème d'Hedwige) ce qui est complètement anachronique puisque je vous le rappelle, Hedwige est la chouette d'Harry. Aucun sens, mais bref s'il n'y avait que ça...


À propos de n'avoir aucun sens, on ne sait pas vraiment sur qui ce film se concentre. Alors certes, Grindelwald et par extension sa relation avec Dumbledore occupe une très grande place dans ce volet, mais je ne vois pas l'intérêt d'avoir nommé le film les Animaux Fantastiques. On a affaire à trois créatures magiques qui se battent en duel et une ou deux scènes de Dragonneau en train de dompter des bêtes histoire de coller les morceaux de manière grossière et clairement dégueulasse. Je ne comprends pas pourquoi avoir donné un nom à tout cet univers magique (le Monde des Sorciers) si derrière on ne laisse pas vivre les films par eux-mêmes : nommer simplement ce volet Les Crimes de Grindelwald aurait été bien plus juste et bienvenu.

Tout ça pour lui mettre un peu de pommade, ça n'a aucune incidence sur l'histoire et ne sert même pas à poser un contexte


Enfin, et pour finir sur une note un peu plus positive, j'ai tout de même apprécié l'évocation de la Seconde Guerre Mondiale par Grindelwald, je m'explique : on a souvent fait le parallèle entre cette guerre et la quête de Voldemort (qui je vous le rappelle cherchait à éliminer tous les « Sangs de Bourbe », ça vous rappelle rien ? ) et le fait d'en avoir parlé quelques années avant les évènements d'Harry Potter rend le clin d'oeil assez cool de la part de l'autrice/scénariste.


On va faire comme si je n'étais pas outrée par la question de la véritable identité de Croyance qui est tout simplement un énorme WTF dans l'histoire mais je préfère laisser le bénéfice du doute à la suite de la saga qui je l'espère se contentera d'expliquer qu'il s'agit en vérité d'une bonne grosse disquette de Grindelwald pour pouvoir le manipuler.

Pour tout vous dire, ce n'est pas grave en soi de ne pas aimer une partie d'une œuvre (tmtc le film la Chambre des Secrets) mais sentir simplement l'appel des sous m'a vraiment fait de la peine pour un univers qui est si important pour moi et ce depuis bien des années.

Parce que oui, Harry Potter c'est comme pour beaucoup ma valeur refuge. Le livre ou le film qu'on va lire et relire alors même qu'on a encore trop de choses à voir parce qu'on ne résiste pas à l'appel du monde magique et de ses personnages réconfortant. Harry Potter c'est l'histoire qui m'aura appris que l'amitié peut être plus forte que tout, qu'une fille n'a pas besoin de tomber amoureuse du héro pour exister et qu'elle peut s'en sortir très bien toute seule grâce à ses connaissances (d'ailleurs combien de fois seraient mort Harry et Ron sans l'aide d'Hermione, mh?), que les adultes n'ont pas forcément réponse à tout. Bref, Harry Potter a occupé une trop grande place dans ma construction personnelle pour rester indifférente face à une suite aussi décevante.

J'espère sincèrement que les prochains films remonteront le niveau.


Je vous laisse avec cette merveilleuse vidéo que je déterre, parce pourquoi pas ?


P-S : vous vous en doutez peut-être mais oui, je suis Serpentard, obviously.