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mardi 5 mai 2020

Ces meufs qui font des vidéos qui dépotent – Mes recos YouTube

Depuis le début du confinement, je me suis mise à consommer plus de vidéos sur YouTube que d'habitude. Je vous en parlais ici, j'essaye de prendre plus de temps pour regarder et apprécier les vidéos. Déjà parce que c'est en partie le sujet de mon mémoire mais surtout parce que j'en ai envie et que ça me fait plaisir de donner un peu de mon énergie à la découverte de talents (bon ça c'est un truc que j'aime déjà faire d'ordinaire, mais là j'ai plus d'opportunités pour le faire alors je profite).






Ça faisait un moment que je ne vous avais pas fait de recos vidéos (plus de deux ans exactement, c'est chaud, c'est très chaud) donc je me suis dit qu'il était temps que je vous fasse un petit update, en espérant vous présenter des vidéos que vous ne connaissez pas encore (bon mais si vous les connaissez toutes faites genre que vous saviez pas et que je vous ai apporté des tips de ouf, soyez sympas) !
Teen Movies par Zoé Trope
Je commence par la toute dernière vidéo sortie par ma Zoé Internationale des Internettes. Zoé Trope a publié la semaine dernière une vidéo passionnante sur les Teen Movies. 30 minutes où l'on apprend comment sont filmé·es les jeunes au cinéma avec les brillantes interventions de Célia Sauvage, enseignante chercheuse en cinéma, spécialisée dans les Cultural Studies et la culture US (pour vous la faire courte les Cultural studies, c'est l'étude des représentations, des pratiques et des performances du cinéma, c'est un sujet giga passionnant). La vidéo s'interroge sur les représentations des ados et note les différences de traitement selon les époques et les points de vue. La vidéo est extrêmement bien pensée, réalisée et monté. Je n'ai qu'une hâte: que Zoé sorte sa prochaine vidéo. J'ai envie de vous crier d'aller la voir parce que c'est ultra bien, mais je sens que je vais faire ça pour chacune des vidéos de cet article. Alors juste faites-le (svp, je suis polie).



Le Périnée – Pourquoi le muscler ? Par Diplodocul
Diplodocul, dit comme ça, ça ne vous évoque peut-être rien mais vous connaissez sûrement Marine sous le nom de Métaux Lourds, une amie modèle que vous avez sans doute croisé sur Insta. Giga bonne nouvelle, Métaux Lourds s'est lancée sur YouTube il y a à peine un mois pour parler d'un sujet qu'elle maîtrise grandement : les sexualités. Un contenu très pédagogique qui permet à toutes et tous d'en apprendre plus sur certaines choses qui pourraient paraître obscures. Je vous laisse avec sa toute première vidéo qui nous explique les intérêts de muscler son périnée !



Le Dernier Vlog avant la fin du monde par Charlie
Charlie n'est plus vraiment à présenter, elle nous régale depuis déjà un bon moment de ses bons mots sur sa chaîne YouTube. Mais est-ce que vous saviez qu'elle s'était lancée dans un vlog depuis le début du confinement ? Très honnêtement : ses vlogs m'ont retourné le cerveau. Elle nous partage son quotidien en compagnie de ses colocs, avec des journées rythmées par des blagues, des réflexions et des petits instants suspendus. C'est drôle et touchant, on a envie d'y être pour partager ces moments avec eux. Je suis devenue accro à ce format et chaque semaine j'attends avec impatience la sortie du prochain !



Et tu savais pour Là-Haut ? par Clara Runaway
Parlons encore de cinéma avec Clara Runaway dont la chaîne ne cesse de grossir ces derniers jours (et c'est amplement mérité !). Clara Runaway, vous l'avez sûrement connu sous le nom de Psychopote, l'une des gagnantes de la première édition du concours des Pouces d'Or. Depuis presque un an, Clara développe sur sa chaîne des formats qui portent sur la réalisation et la production des films : Comment produit-on un film interactif ?, Les films éduquent-ils plus que les livres ? ou À quoi sert le box office ?. Mon coup de cœur : sa vidéo sur le film Là-Haut (un film que j'aime de tout mon être), qui nous apprend plein de choses sur les secrets de fabrication de ce dessin d'animation !



No soutif, no make up : la liberté du confinement par Fannyfique
Depuis deux mois, la merveilleuse Fannyfique a repris ses vidéos pour mon plus grand bonheur. Fannyfique, si vous ne la connaissez pas, c'est une vidéaste qui nous parle de tout plein de choses chouettes, avec beaucoup d'humour. Elle nous a par exemple déjà présenté sa collection de pin's, nous parle régulièrement de ses trouvailles sur le web ou encore de jeux de société vintage, sa passion dans la vie. Fannyfique a un univers kitsch et coloré, ça allait donc forcément matcher entre nous deux ! Je vous conseille vivement ses vidéos et notamment la vidéo No soutif, no make up : la liberté du confinement, qui est ultra feel-good et qui permet de se libérer d'un poids. Bref, foncez !


Évidemment, je continue de m'enfiler sans modération les vidéos de Coline qui m'émerveille un peu plus chaque jour par sa franchise et sa bienveillance ou encore les vidéos de Léna Situations qui me rendent complètement ouf parce qu'elle a trop de talent.

Vous avez des recos à faire vous ? Je note tout (TOUT) !

mardi 10 mars 2020

Militantisme et réseaux sociaux – Est-ce que tout doit être politique ?

C'est une question que j'ai commencé à me poser au moment où j'ai écrit cet article : est-ce que tout doit être politique ?




Dans cet article, je cite une courte interview du formidable Billy Porter qui expliquait à quel point il tenait à ce que chacune de ses apparitions publiques soit teintée de militantisme, notamment au niveau vestimentaire. Et il excelle en la matière puisque je pense que nous sommes beaucoup à attendre ses prochains looks lors des cérémonies d’envergure.



Le militantisme de Billy Porter se voit beaucoup dans la mode, il défend l’idée qu’un homme puisse porter des robes et des jupes tout en étant considéré comme quelqu’un de fort. Non pas dans le simple but de combattre les concepts de masculinité toxique et de virilité (un homme doit être robuste, ne doit pas montrer ses émotions...etc.), mais aussi dans l’idée que les femmes sont tout aussi incroyables. Et que les jupes et les robes, portées par des hommes ne devraient pas être sujets de moqueries puisque les femmes sont égales aux hommes.

Je vous remets la vidéo ici si ce n’est pas clair :



Le choix de Billy Porter est quelque chose que j’admire. Nous avons manifestement besoin de plus de personnes comme lui sur le tapis rouge pour bousculer les institutions en place et faire changer les choses. Mais en prenant un peu de recul sur la question, je me suis demandée si tout ce que nous faisions publiquement devait être teinté de militantisme ? Je suis certes loin d’être Billy Porter, mais je n’ai pas pu m’empêcher de me poser la question à mon échelle et au niveau des personnalités du web (je parle comme une adulte de 40 ans, ça va vous ?).

Sur ce blog, je vous présente des restaurants comme je vous donne mon avis sur des films. Mais je m’essaye aussi à vous livrer des réflexions personnelles, à vocation militante. J'ai peut-être été tentée d'orienter cet espace vers un thème plus engagé, mais je suis toujours revenue à mon envie première : parler de tout et de rien. Pourtant, je ne vais pas le cacher : j'aime particulièrement écrire sur des sujets un peu plus « sérieux ».

Mais alors : pourquoi ne pas écrire seulement sur ces sujets là ?


Parce que selon moi et dans mon cas, tout ne doit pas être politique.

Quand j'ai commencé ce blog, cela faisait déjà plusieurs années que j'écrivais sur Internet. Mon dernier projet en date à l'époque : un blog sur la Photo, qui me permettait de dénicher des talents et d'interviewer des gens que j'admirais. C'était cool, j'aimais ce que je faisais, mais je sentais que j'avais plus de choses à dire, sur d'autres thèmes, et qu'il fallait que je change de cap.

En lançant Shetoutcourt, je me suis donc fixée une seule règle : n'en n'avoir aucune. Parce qu'après tout, c’est à ça que ressemble ma vie : je ne tiens pas forcément à être spécialiste d'un truc en particulier et de m'y tenir pour l’éternité. J'ai envie d'apprendre plein de choses et je n'ai aucune envie de me restreindre à un seul domaine (ce qui a tendance à rendre mon emploi du temps particulièrement infernal).


Quand on me dit que je dois faire un choix entre la Photo et la rédaction

Même si mon rejet du temps libre et du repos relève sûrement de la psychiatrie, il n'en demeure pas moins que cette règle que je me suis imposée n'est jamais vraiment remise en question. Et à chaque fois qu'on me demande de parler de mon blog, je présente cette ligne directrice comme un truc immuable.

Bien sûr, j’ai envie de réfléchir, d’ouvrir des discussions avec vous pour aborder des thèmes plus sérieux. Mais la réalité n’est pas faite que de choses sérieuses et parfois, j’ai juste envie de vous montrer mes nouvelles pompes.



En même temps, il y a tellement de nouvelles négatives dans ce bas monde qu’il est difficile de constamment garder la tête hors de l’eau et de ne pas se laisser piéger par la déprime.

Dimanche dernier, j’assistais à une table ronde organisée par Mymy de MadmoiZelle.com, avec la formidable Esther Reporter et Marie Camier Théron, mon binôme de la vie aux Internettes. La discussion portait sur le féminisme positif et la question était de savoir si un tel féminisme était possible dans les médias.

Aux Internettes, nous avons fait le choix de ne plus participer aux débats sur le cyber-harcèlement. Nous ne voulons absolument pas minimiser le problème ou même l’invisibiliser, mais nous souhaitons avant tout encourager les créatrices à se lancer et à les faire monter en compétence. Après le temps de dénonciation, nous nous attelons à motiver les meufs qui voudraient se lancer ou se professionnaliser. Et c’est une chose importante pour nous, à titre collectif comme individuel.

Je parle pour mon cas précis mais personnellement je n’aurais pas pu rester autant de temps dans cette formidable association si nous n’avions fait qu’aborder le fléau du cyber-harcèlement et toutes les autres difficultés que rencontrent les créatrices.

Parce qu’en tant qu’individu, j’ai moi aussi besoin d’amener du positif dans ma vie, pour éviter ce que l’on appelle le burn-out militant.


Moi quand JPP de la vie

Le burn-out militant est le fait pour une personne (bénévole d’une association ou simplement rattachée à une cause), de ne plus supporter le poids de son engagement. Paye Ta Schneck, qui recensait les cas de harcèlement de rue vécus par les femmes avait annoncé son arrêt, après avoir lu bien trop de témoignages difficiles ou tout simplement néfastes pour le moral. Ce poids des témoignages donc, des constats négatifs, ajouté à la pression que les autres peuvent mettre sur ces militant·es. Et sans même parler de la pression des autres, il y a aussi le poids qu’on se met soi-même sur les épaules. Parce qu’évidemment quand on milite, on n’a jamais l’impression d’en faire assez. Typiquement, j’essaye de ne pas m’en vouloir quand je vois toutes les manifestations et autres marches s’organiser pour des causes qui me tiennent à cœur mais que je fais le choix de ne pas y participer tout simplement parce que je crains véritablement les mouvements de foule suite à plusieurs mauvaises expériences. Ça m’embête, puisque moi aussi j’aimerais être de ces moments, mais j’ai fait le choix de militer autrement. Et notamment en vous parlant.

Dans cette idée de protection, il fallait aussi que je puisse avoir un terrain de jeu sur ce blog comme sur mes réseaux sociaux. Si l’engagement me tient énormément à cœur, nul ne pourra nier qu’il est parfois reposant voire indispensable de faire des pauses pour rigoler.

En fait, le blog Shetoutcourt, je l'imagine comme une discussion entre potes. Un coin où l'on peut trouver de bons tuyaux comme des articles qui font un peu plus réfléchir sur la société (je n'ai pas cette prétention mais j'essaye en tout cas de soulever des débats).

Réfléchir profondément, c'est cool. C'est crucial même. Mais je n'ai pas envie de devoir penser à chaque acte public pour savoir s'il permet aux gens de prendre conscience d'une chose ou pas. Si j'ai envie de faire 45 minutes de stories sur le fromage, j'ai envie de pouvoir le faire sans me prendre la tête et devoir me justifier.



Au-delà de ça, je pense que pour mon profil, mes messages plus engagés ont beaucoup plus d’impacts lorsqu’ils sont noyés dans un flot de publications et d’articles qui parlent de tout et rien. Parce que je ne cherche pas forcément à m’adresser à un public de convaincu·es. C’est très cool d’être d’accord entre nous et merci d’être là pour ça, mais je serais aussi très fière d’apprendre que quelqu’un a changé d’avis sur une question féministe ou écologique grâce à moi. Je ne prétends pas détenir la vérité, mais si ça peut empêcher une personne d’avoir un comportement moins con en ne jettant pas ses ordures par terre par exemple, c’est toujours ça de pris. J’ai aussi envie que mon militantisme soit là où on ne l’attend pas forcément. Pour surprendre et toucher des publics plus divers, donc.

Bon après je ne vous dit pas que je réussis, mais en tout cas : j’essaye.

mardi 2 octobre 2018

Une colo de vidéastes- Le Frames Festival


Ah le Frames Festival, quelle éclate ! Un festival consacré à la création de vidéos sur Internet qui nous permet d'apprendre plein de choses sur la réalisation, les partenariats et toute autre question liée à l'univers de la vidéo internet avec plein de gens très sympas et talentueux, que demande le peuple ?


L'évènement a vu le jour il y a trois ans, imaginé par la Boîte, une asso que dirige Gilles Boussion et qui compte parmi ses bénévoles notamment François Theurel (Le Fossoyeur de Films) Patrick Baud (Axolot) et Thomas O'Brien (un photographe bien connu de la toile). 2 jours de conférences, de tables rondes et d'apartés sur divers sujets d'Internet ou d'ailleurs avec des vidéastes plutôt issu.e.s de la catégorie culture de YouTube. 2 jours pour les participant.e.s, oui, mais en réalité 4 jours puisque les jeudis et vendredis sont consacrés aux invité.e.s seulement qui peuvent assister à des journées pro avec des conférences plus approfondies sur le sujet.

Beaucoup d'invité.e.s vous diront que c'est un évènement qui ressemble plus à une colo plutôt qu'à une convention enchaînant les conférences. Pour ma part, c'était ma première fois là-bas, même ma première fois à Avignon tout court (très jolie ville soit-dit en passant mais bordel qu'est-ce que la vie y coûte cher -et c'est une parisienne qui dit ça).

J'ai eu la chance d'y être invitée avec la team des Internettes et je ne suis absolument pas déçue du voyage !

D'autant plus que ce festival a la particularité de ne pas se trouver dans un grand hangard comme dans les autres conventions comme par exemple la Japan Expo ou le Salon de la Photo. Non, Frames se passe dans tout Avignon : au Palais des Papes, dans des salles de conférences, des théâtres et des restaurants, ce qui est franchement agréable puisqu'on y découvre forcément la ville en se rendant à une conférence puis à une autre.


Bof dégueu le Palais des Papes.

Avec l'asso, nous avons participé à cinq interventions ce week-end:


Samedi - 13h

« Pourquoi les créateurs ont besoin d'un syndicat ? » - Podcast NoTube animé par Vincent Manilève pour Binge Audio




Avec Guillaume Hidrot, François Descraques, Amélie notre prez' et Sophie-Marie Larrouy pour une chronique. Nous avons discuté de la création de la Fédération française de la création audiovisuelle diffusée sur Internet (ou la Fédé pour faire plus court) avec donc Guillaume Hidrot, coordinateur de ce syndicat. L'enjeu était ici de comprendre pourquoi le paysage vidéo d'Internet avait besoin d'une telle alliance.



Samedi - 16h15

"Comment s'en battre les gonades du regard des autres ? " - Table ronde animée par Mymy de Madmoizelle


Avec Queen Camille de Mad, Sophie-Marie Larrouy et Raphaëlle, notre graphiste. La question ici était de savoir non seulement comment ne pas se préoccuper de la réaction des gens malveillants face à nos décisions mais également de notre entourage et surtout notre entourage proche qui peut parfois nous freiner malgré lui. J'en ai retenu que Queen Camille est une machine à punchlines et que SML tient absolument à nous voir en slip (et à interviewer Benoit Hamon pour son podcast À Bientôt de te revoir). Beaucoup de bienveillance, d'honnêteté et de larmes pour cette table ronde. C'était fort et beau.

« Vous êtes assez »
Queen Camille


Samedi – 18h10 + Dimanche 11h

« Comment créer sa chaîne Youtube ? » - Aparté des Internettes en conférence gesticulée – Éléonore Maugeais (notre coordinatrice de projets) et moi-même

Une conférence gesticulée est une intervention avec des vibes théâtrales qui suppose aussi une interaction avec le public. Étape par étape, nous avons repris la façon de créer sa chaîne YouTube en donnant tous nos conseils et en diffusant une liste de ressources à la fin. Je jouais une meuf qui souhaitait se lancer sur le YouTube Game et qui se posait 1 000 questions. Léo quant à elle était la bonne copine qui me donnait des conseils avec le public. Mise en scène oblige, j'ai commencé cet aparté littéralement en PLS, ce qui m'a permis de réviser mon PSC1 (et aussi à plein de gens de faire des photos de moi dans une position douteuse, ahem).


J'ai pas de photo HD de l'aparté alors voici une photo de Léo que j'ai aussi photographié ce week-end !

Dimanche – 15h

« L'impact social sur le web » - Table ronde animée par Amélie des Internettes



Avec Mélanie (notre responsable masterclass et potichiens), Charles Villa de Brut., Vincent de Partager C'est Sympa et Klaire fait Grr (et son 38 de fièvre). Chacun.e des intervenant.e.s a eu un véritable impact au travers d'une campagne lancée sur le web : Les Internettes avec #MonCorpsSurYouTube , Brut avec le voyage des influenceurs et influenceuses en Tanzanie pour lutter contre la déforestation avec le moteur de recherche Ecosia, Partager C'est Sympa qui a lancé un siège de l'hôtel de ville de Lyon pour dénoncer l'effondrement de la biodiversité et le dérèglement climatique et enfin Klaire fait Grr qui avait interpellé Marion Maréchal Lepen au moment des élections régionales en 2015 puisqu'elle avait annoncé dans son programme pour la région PACA l'arrêt du financement du Planning Familial. Pour la petite histoire : Klaire avait reçu énormément de commentaires haineux sous cette vidéo. Et comme c'est une personne géniale qui ne se laisse pas abattre elle a décidé de publier un recueil de tous ces commentaires et les vendre pour une somme symbolique. L'argent réuni a intégralement été reversé au Planning Familial (14 000 euros !). Une discussion ultra intéressante qui permet de se rendre compte que la parole prise sur Internet n'est pas qu'une simple parole en l'air et peut parfois véritablement amener à faire bouger les choses.


En y allant en tant qu'invitée, il faut retenir quelque chose en tête: on n'aura pas le temps de tout faire. Ce qui est je pense (et surtout ce que d'autres pensent) bien plus reposant que d'être participant.e où on a la possibilité de tout faire d'où une certaine frustration de ne pas pouvoir se dédoubler. À ce moment là on part avec l'idée que de toute façon on ne pourra pas vraiment y assister, alors les autres conférences ne seront que du bonus. J'ai donc eu la possibilité de me rendre à deux interventions, le dimanche :

Dimanche – 13h30

« Balade autour du XVème siècle avec une guitare » - Confessions d'Histoire



Confessions d'Histoire nous a donné des explications de chansons de Brassens ou Léo Ferré basées sur des poèmes anciens comme avec l'analyse du poème de François Villon Balade des dames du temps jadis (1460). Un moment très enrichissant et drôle !



Dimanche – 17h 30

Floodcast en Public, épisode 14 – Animé par Florent Bernard et Adrien Ménielle



Avec Bruno Muschio (Bref, Bloqués, Serge Le Mytho), Valentin Vincent (Les Emmerdeurs), Patrick Baud. Vous le savez si vous avez lu cet article, j'adore cette émission qui me fait beaucoup trop rire. Habituellement enregistrée en privé, cette fois-ci nous avons eu droit d'y assister au Palais des Papes, un lieu incroyable. Le thème principal de ce numéro tournait autour de l'honnêteté et du mensonge. Il y a également eu le jeu du Jean-Marie Bigard et celui du Eddy de Pretto (mon petit pref). Bref, j'étais ravie.



Mélanie, la plus mignonne

Vous l'aurez compris, j'ai passé un week-end formidable. J'ai surtout passé d'excellents moments avec ma team, j'ai fait un tour de manège et mangé des makis flottant sur un faux étang, j'ai dansé comme jamais en chantant hurlant très fort et organisé des minis séances photos parce que j'ai vu des trucs colorés suspendus dans les airs à la Collection Lambert.

Marie, notre formidable trésorière et co-fondatrice de l'asso

J'y retournerai sans hésiter même en tant que participante. J'émets juste une réserve sur le concours de vidéos organisé par le festival où j'ai regretté qu'aucune femme vidéaste n'ait été primée parmi les cinq lauréats... (mais présentes dans la sélection).

Quoi qu'il en soit, je remercie toute la team de Frames pour l'invitation et l'organisation (Gilles, Samantha, Julie, Fred, François, Patrick, François, Vincent, Jimmy, Bernard, Mathieu, Virginie et Guillaume), tous les bénévoles qui ont été aux petits soins et qui ont grandement contribué au succès de l'évènement, ÉNORME big up et merci à Mathieu notre « nounou » pour le week-end qui a été tout simplement fantastique et qui nous a même organisé une séance photo avec Thomas O'Brien le dimanche, aux invité.e.s pour leur ouverture d'esprit, leurs interventions et leur disponibilité et bien sûr les participant.e.s qui ont été d'une gentillesse folle.

Mathieu, le best



Merci Mathieu pour la photo !

mardi 3 juillet 2018

Viens gagner de la thune en masse grâce aux Internettes – Le Concours des Pouces d'Or


Il n'est pas impossible que vous ayez vu l'info passer ces derniers jours : nous avons lancé chez les Internettes, la deuxième édition du concours des Pouces d'Or. Cette deuxième édition est toute particulière pour moi et j'avais envie de vous en parler (si solennelle cette nana).


Qu'est-ce que donc que les Pouces Bleus?

Alors déjà j'ai dit que ça s'appelait les Pouces d'Or, pas les Pouces bleus. Les Pouces bleus c'est sur YouTube et ça n'a rien à voir.

Les Pouces d'Or c'est un concours adressé aux femmes souhaitant créer des vidéos. Débutantes ou non. Il s'étale du 29 juin à début septembre (remise des prix incluse). Nous sommes donc en plein dedans, comme vous l'aurez remarqué.


Peuvent y participer les femmes francophones de plus de 13 ans ayant une chaîne/page de moins de 10 000 abonnés. Ou pas de chaîne/page du tout d'ailleurs, pour celles qui voudraient se lancer grâce à ce concours.

Il y a jusqu'à 500 euros à gagner. Des thunes, plein de thunes pour pouvoir s'acheter du matos. Parce qu'on sait combien il est galère d'investir dans du matériel (et alors je parle même pas de ma situation personnelle étant donné que je fais de la vidéo mais surtout de la photo qui COÛTE UNE BLINDE SA MÈRE).

Quand on me dit d'acheter un enregistreur

Il y aura comme l'an dernier 10 gagnantes. 3 qui remporteront les 500 euros, et 7 qui remporteront les 50 euros. Pour les départager, un jury de ouf se réunira courant août. Et je dis pas ça parce que je suis dedans mais si un peu quand même.

Au jury nous avons donc:


Manon Bril de la chaîne « C'est Une Autre Histoire »
Vincent Manilève du Podcast « NoTube » et qui a récemment sorti le livre « Youtube derrière les écrans: Ses artistes, ses héros, ses escrocs »
Cyprien de la... Bah vous savez qui c'est. Le mec a l'équivalent de Jakarta en nombre d'abonnés (on sent que j'ai fait ma petite recherche Wiki)
La Fille d'à côté, qui est l'une de nos gagnantes de l'an dernier
et moi.

Mais alors vous me direz, qu'est-ce que je fais dans le jury en fait ? Eh bien c'est très simple Jamy, cette année, le bureau des Internettes a eu la folle idée de me confier la coordination du concours. Moi, respo d'un concours. Chose que je n'ai bien évidemment jamais faite (même en colonies de vacances, c'est dire!).

Vous n'imaginez pas à quel point je suis fière de porter ce projet, à quel point je suis reconnaissante à Mélia, Amélie, Marie et Mélanie de m'avoir fait confiance pour un événement aussi important. Le concours commence tout juste et mes responsabilités sont loin d'être terminées. Il n'empêche qu'avec le lancement du concours vendredi dernier, j'ai senti les choses prendre vie. Et je ne pensais pas à quel point ça me rendrait heureuse. Même si j'en avais une vague idée.

Nous vendredi quand on a lancé le concours

Le concours des Pouces d'Or est tout à fait important à nos yeux. Il représente un moyen concret pour les créatrices de gagner en visibilité. Et c'est surtout une bonne excuse pour se lancer. Enfin excuse, non pas excuse. Parce qu'on a pas besoin de s'excuser pour se faire entendre.

Pour participer il faut poster une vidéo inédite qui dure entre 30 secondes et 10 minutes sur une plateforme publique en ligne telle que YouTube évidemment mais aussi Dailymotion, Vimeo, Twitch ou sur votre Page Facebook. Pas de limitation dans les thèmes, parlez de ce que vous voulez !

La vidéo doit être réalisée par une ou plusieurs femmes. Elle peut être réalisée avec un ou des hommes mais la créatrice doit rester coordinatrice du projet.

Vous avez jusqu'au 31 juillet pour nous envoyer votre vidéo !


Et si vous m'avez lu et que vous ne pouvez pas participer pour quelque raison que ce soit, sachez que vous pouvez toujours PARTAGER CE CONCOURS QUI EST TROP COOL AH OUAIS sur vos réseaux. 'Pis même vous pouvez utiliser le #PoucesdOr2018 pour encourager les meufs à participer. Tagguez des meufs, tagguez vous, tagguez vos animaux de compagnie (quoique le concours leur est pas adressé alors bof évitez).


Parce que les chats ont bof besoin de plus de visibilité sur le net

Je profite évidemment de cet article pour dire un énorme merci avec toute la team des Internettes, bureau comme bénévoles, qui sont les meufs les plus bienveillantes que je connaisse. Et efficaces, aussi. C bô.

Je vous laisse avec nos trognes (et celle de Tiana qui n'a pas été maltraitée sur le tournage de cette vidéo -jamais d'ailleurs)



Visuels: Sweetberry
Script du teaser: Léo & Psychopote
Montage: La Manie du Cinéma
Site: Amélie & Elena

mardi 26 septembre 2017

Fais entendre ta voix avec les Internettes !


Les femmes ne bénéficient pas de la visibilité qu'elles méritent dans ce que l'on peut appeler le «Youtube Game ». Du moins, la catégorie de vidéastes qui semblent prédominer cet univers semble être celle des youtubeuses beauté (ce qui n'est pas forcément un mal, malgré un constat apparent de manque de diversité). Alors bien sûr, nous connaissons de grands piliers comme Natoo, Andy Raconte, Solange te Parle ou Ginger Force. Mais pouvez-vous en citer beaucoup plus ?

Partant de ce constat une association a vu le jour, constituée pour la plupart de membres ou ex-membres du webzine Madmoizelle.com. Les Internettes s'efforcent de faire connaître la voix de ces créatrices féminines qui abordent tout un tas de sujets et qui ne sont malheureusement pas assez reconnues. Les Internettes se sont également donné pour mission d'encourager les femmes à créer du contenu sur Youtube, à se lancer, donc.


Si au départ le bureau des Internettes était formé de 8 personnes, pour des raisons évidentes de praticité, quatre personnes constituent désormais l'édition 2017/2018 du bureau des Internettes: Amélie et Mélie, les présidentes. Marie, trésorière de l'association et enfin Mélanie, secrétaire générale. Quatre personnes formidables qui portent à bout de bras les belles valeurs des Internettes.

Afin de poursuivre ses missions, l'association des Internettes organisent toutes sortes d'activités. C'est ainsi que régulièrement sont proposées aux adhérents des rencontres pour leur permettre de faire connaissance et d'échanger autour de ce sujet. Ces rencontres prennent la forme d'apéros des adhérents mais peuvent également être des piques-niques, des projections de longs-métrage (je pense à l'excellent «Elles font Youtube» documentaire réalisé par Léa Bordier et Lisa Miquet (Miquette).

En plus de ces évènements favorisant les échanges, l'association a par ailleurs mis en place des masterclass, permettant aux adhérentes de bénéficier des précieux conseils de vidéastes chevronnés. Pour exemple, l'illustratrice Cy. A mené une masterclass sur l'identité graphique des chaînes, le musicien PV Nova sur le son dans les vidéos, des membres du bureau qui étaient aussi community managers ont prodigué des conseils aux adhérentes à propos du shitstorm parfois difficile à gérer lorsqu'on est seule face à son écran.




Les Internettes participent également à des évènements extérieurs afin de faire connaître l'association et pousser le public à une réflexion sur la place des femmes dans ce milieu, comme dernièrement à l'occasion du festival Frames, consacré à la rencontre de passionnés de vidéos, à Avignon.
Enfin, chaque jour sur leurs réseaux sociaux, les membres partagent différentes vidéos de créatrices sur une quantité de sujets.



L'association a en outre récemment lancé son premier concours visant non seulement à mettre en valeur quelques vidéastes, mais aussi en récompensant ces créatrices par des prix leur permettant de s'acheter un peu plus de matériel, ayant conscience des coûts faramineux que peut engendrer la réalisation. Ce concours, appelé Les Pouces d'Or, a donc permis la mise en lumière de 10 créatrices, 3 ayant reçu un chèque d'un montant de 500 euros, les 7 autres d'un montant de 50 euros, lors d'une remise des prix ayant eu lieu le 9 septembre dernier à Epsilon Game. Le jury était composé de personnes biens installées dans ce milieu (Charlie Danger des Revues du Monde, Marion Séclin, Antoine Daniel et Corentin Durand, journaliste chez Numerama).




À titre personnel, j'ai très vite rejoint l'association en tant qu'adhérente. Si au départ l'idée de recevoir de l'aide quant à la création de mes vidéos me plaisait énormément, je me rends compte au fur et à mesure de l'aventure que je prends de plus en plus de plaisir à participer aux évènements, dans l'espoir d'apporter l'aide que je pourrais fournir à cette association dont je trouve la mission avant tout formidable mais surtout nécessaire.

Et les Internettes travaillent à l'inclusion de ses adhérentes au sein de la partie interne de l'association afin qu'elles deviennent membres actives. C'est ainsi, qu'après avoir assisté à la seconde assemblée générale de l'association, ouverte aux adhérents, je me suis vu proposé d'intégrer le jury, en tant que membre active, me permettant de faire entendre la voix des adhérents dans le choix des récompenses.



Je profite de cet article pour les remercier pour cette chance donnée, non seulement pour mon intégration active à certains évènements, mais surtout pour m'avoir donné le courage de me dépasser dans mes vidéos. En effet, avant de connaître les Internettes, il m'était personnellement hors de question d'apparaître dans mes vidéos, par timidité. Mais le fait d'être entourée d'autant de créatrices, de personnes qui osent, inspirantes, m'a poussé à affronter cette peur (même si je publie une vidéo tous les 5 ans... Ahem).

Aussi, je ne peux vous encourager que vivement à vous intéresser un peu plus à cette association, que vous soyez vidéastes ou non, join us !

(Adhésion au prix de 15 ou 10 euros selon votre situation)

Vous souhaitez découvrir de nouvelles vidéastes ? 




Je vous laisse, je vais aller renouveler mon adhésion annuelle !

Crédit Photo: Léa Bordier, visuels créés par l'association