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mardi 22 octobre 2019

Joker – Une adaptation ciné doit-elle forcément être fidèle aux comics ?


Je l'ai attendu dès son annonce. J'ai patienté, prévoyant d'aller le voir le jour même. Et puis finalement non, par manque de temps. J'y suis allée une première fois, trop tard. Place redistribuée. J'ai ravalé mon seum et je suis allée taper un sushi pour noyer mon désespoir. Et mercredi dernier, enfin.

Enfin, l'espoir de rattraper le fiasco de sa dernière interprétation, fiasco causé par l'appât du gain. J'y suis allée dans un état d'esprit différent cette fois : j'ai laissé tomber les attentes que j'ai l'habitude d'avoir quand je vais voir ce type d'adaptation. Surtout parce qu'il avait été présenté comme étant loin de ce qu'on avait déjà pu voir. Et je crois que c'est un beau service que je me suis rendu là.

Mercredi dernier je suis allée voir Joker, et j'ai adoré.


Réalisé par Todd Phillips, le même Todd Philips qui avait réalisé Very Bad Trip, Joker a réussi à cocher toutes les cases d'une adaptation ciné réussie. Quand je dis « les cases », ce sont les cases que j'ai défini car soyons d'accord : je vais parler en toute subjectivité et vous avez donc, plus que jamais, le droit de ne pas être du même avis. On peut même en discuter, c'est pas formidable ?

Ce n'est probablement pas un secret pour les habitué·es de ce blog et les gens qui me connaissent : j'aime l'univers Batman. Non, J'ADORE l'univers Batman. J'ai d'ailleurs déjà écrit plusieurs fois sur ce sujet, tantôt pour vous proposer mon casting idéal, tantôt pour vous conseiller quelques comics pour aborder son univers.

Et c'est en partageant l'article de mon casting idéal pour un potentiel film Batman que je me rends compte que Joaquin Phoenix est le Joker dont je n'imaginais pas avoir besoin dans ma vie. Une prestation époustouflante qui ne fait que confirmer que Joaquin Phoenix est en train de devenir l'un des plus grands acteurs de son temps (Vous avez vu A Beautiful Day sérieusement ?! C'est fou comme je l'aime). Quelle pression incroyable d'incarner l'un des méchants les plus populaires de la pop culture... Et pourtant, il s'en est sorti avec brio !


Joker est un film glaçant, parfaitement ancré dans le climat actuel. L'action se déroule pourtant dans les années fin 70/80, exactement comme dans la très bonne série Gotham, qui relate les années précédant la naissance de Batman (je dis la naissance de Batman mais Bruce a déjà une dizaine d'années à ce moment-là).

Si cette adaptation m'a touchée, c'est surtout parce que ce que j'aime chez Batman et dans son univers, c'est la possibilité de transposer son histoire dans le vrai monde. Et c'est exactement pour cette raison que je suis autant friande de la trilogie Nolan. Moins de carton-pâte, plus de réalisme. Des personnages sans superpouvoirs (ce qui explique que je n'ai pas réussi à accrocher aux comics Batman Metal et que j'exècre les interventions de Superman dans le récit).

Je me suis demandée environ cinq minutes si je devais vous partager mon avis sur le film. Est-ce qu'on en avait pas déjà trop parlé ? Est-ce que j'allais pas me faire tomber dessus par les blogueurs/critiques ciné puristes qui s'approprient le personnage et qui considèrent que tout fan de la trilogie de Nolan n'est pas un vrai fan. Mais en fait je m'en fous. L'univers Batman fait partie intégrante de ma vie et il aurait été surprenant de ma part de ne pas en parler, justement.

Ne nous voilons pas la face : il est loin d'être évident d'adapter le Joker au cinéma. Non seulement en raison de la complexité du personnage, qu'il ne suffit pas de caricaturer pour incarner, mais aussi en raison des attentes extrêmement hautes des fans qui peuvent parfois s'avérer très sévères. Et pourtant le pari est assuré !


Le film met l'accent sur le chaos. Le chaos grandissant de la ville de Gotham, causé par le Joker, qui quant à lui sombre peu à peu dans la folie.

Arthur Fleck (Joaquin Phoenix) est un homme solitaire qui vit avec sa mère, incarnée par l'incroyable Frances Conroy (Six Feet Under, American Horror Story). Pour gagner sa vie, il joue au clown, tantôt devant les magasins pour attirer les clients, tantôt pour apporter un peu de joie aux enfants malades dans les hôpitaux. Seulement voilà, Arthur est socialement inadapté. Personne ne comprend son humour, il ne prend pas moins de 7 médicaments différents et éclate de rire dans des situations qui ne sont absolument pas drôles. Il a cependant un rêve : devenir comédien de stand-up.


À la manière du brillant comic The Killing Joke (sorti en 1988, écrit par Alan Moore et Brian Bolland), Todd Phillips démontre qu'il ne suffit que d'une seule mauvaise journée pour vriller et entrer dans le monde de la folie. J'ai littéralement adoré le fait qu'Arthur devienne officiellement le Joker le jour où les parents de Bruce se font tuer dans la célèbre Crime Alley. Parce que symboliquement, c'est ce jour-là que Bruce est devenu Batman. Parce que le Joker et Batman forment un duo indissociable, qu'ils n'ont pas vraiment de raison d'exister l'un sans l'autre. Parce qu'ils sont frères sans l'être, malgré leur grande différence d'âge et d'ADN.

Conscient de son héritage, Joker multiplie les références à la trilogie de Nolan.

Référence à la prestation légendaire d'Heath Ledger dans la voiture de police qui emmène Arthur au poste.


Le code couleur de cette version du Joker est sans aucun doute inspirée par les sbires du Joker dans The Dark Knight, que je vous remémore avec l'incroyable scène d'ouverture du film :


Du rouge et du bleu donc, avec utilisation des masques qui n'est pas là par hasard puisqu'elle en devient grandiose à partir de la grève/révolte qui paralyse Gotham vers la fin du film et qui clôt le film par ce message implicite formidable : « Gotham est perdue, nous sommes tous et toutes à la merci du Joker ». Un code couleur pourtant éloigné du traditionnel rouge vert et violet, pourtant emblématique du personnage. Un choix esthétique ? Un message adressé aux sbires dans les films de Nolan ? Je n'ai pas la réponse mais je souligne cependant la présence du vert dans la chevelure d'Arthur qui décide se teindre les cheveux au cours du film.



Joker puise son inspiration dans les comics, évidemment mais pas seulement. Il a aussi majoritairement été influencé par plusieurs films qui expliquent aussi la présence de Robert De Niro au casting : Taxi Driver (1976), The King of Comedy (1982) et The Network (sans De Niro).

Difficile de nier le parallèle entre Taxi Driver et Joker. Robert De Niro y incarne un chauffeur de taxi ancien marine insomniaque et solitaire qui se met à tuer en raison de sa confrontation brutale à la violence dans les rues de New-York. Les personnages de Travis et d'Arthur sont très proches mais diffèrent sur une caractéristique principale : si les deux personnages ont pour ambition de « nettoyer la ville », Travis montre une volonté d'héroïsme en sauvant la jeune Iris, jouée par Jodie Foster (Le Silence des Agneaux, Un Long Dimanche de Fiançailles).


The Network est un film que j'ai découvert grâce aux séances de ciné Panic ! x Chroma (désormais sans les Chroma) dont j'ai déjà parlé. Il constitue une influence incontestable du Joker. un journaliste TV se fait renvoyer après 20 ans de bons et loyaux services en raison d'une perte d'audimat. Lors de ses dernières émissions, le journaliste devient de plus en plus provocant, allant même jusqu'à menacer de se suicider. Il développe alors tout un discours sur le sens de la vie et devient un gourou de la télévision. L'émission connaît alors un succès fou.

L'influence est tellement forte que mon meilleur pote est jusqu'à aller me faire remarquer que l'on voit littéralement écrit « The Network » sur le plan final de l'émission de Murray avec la coupure du direct où l'on voit tous les écrans de télé. Je crois qu'on ne peut pas faire plus évident.


Dans The King of Comedy ou La Valse des pantins en français, Rupert Pupkin (joué encore une fois par De Niro) ne rêve que de devenir comique. Tout comme le Joker de Philips, il idéalise une grande figure de la télé (Murray, incarné par De Niro), allant jusqu'à outrepasser la raison pour atteindre son but. Le film est d'ailleurs très associé à Taxi Driver.


Ces références cinématographiques permettent justement au film d'être un peu plus ancré dans le réel, puisque nous sommes entraîné·es vers des points de repère que nous connaissons bien. Elles ne pouvaient donc que me faire pencher que du côté de la satisfaction et de la joie.
Si le film n'est pas une copie conforme de l'origin story du personnage, les éléments principaux de son histoire y restent néanmoins présents : une folie grandissante, des origines familiales troubles, une volonté de devenir comédien, la présence de personnages emblématiques comme Thomas, Martha et Bruce Wayne ou encore Alfred Pennyworth.


L'histoire prend un chemin différent pour plusieurs raisons : pas de plongeon dans les eaux chimiques d'Ace Chemicals, pas d'ancien emploi dans cette usine, pas de Red Hood, pas d'intelligence particulièrement impressionnante qui fait du Joker un fin et brillant stratège.

Et le plus flagrant : pas de chaos total dans la tête du Joker. Je m'explique ; le Joker fout constamment le bordel dans la ville de Gotham pour une seule et unique raison : il se nourrit du zbeul. Il rejette toute rationalité et ses agissements ne trouvent généralement pas de fondement. Il le dit d'ailleurs lui-même dans The Killing Joke « Les souvenirs sont la base de notre raison. Refuser d'y faire face, c'est nier la raison elle-même ». Il revendique son rejet du bon sens. Là où le Joker incarné par Phoenix agit surtout par vengeance. Vengeance de Randall (collègue de travail), vengeance de sa mère qui lui a menti, vengeance de Murray qui s'est moqué de lui en public.


En temps normal, une absence de fidélité sur cet élément fondamental m'aurait perturbé: le chaos qui règne dans sa tête et son rejet du passé constituent pourtant l'essence du personnage. Pour autant, ce manque ne m'a pas tant dérangée. Parce que l'histoire du film suffit à elle-même. Je m'interroge donc :  Une adaptation ciné doit-elle forcément être fidèle aux comics ?

Selon moi, il est évident que la réponse est non. Évidemment, je ne peux pas m'empêcher de frétiller de plaisir quand je vois des références aux origin stories des personnages que j'aime. Je vois ça comme un big up très plaisant mais pas indispensable. Enfin pas indispensable, tout dépend du contexte.

Si on reprend l'exemple de la version officielle de Suicide Squad, le fait de ne pas suivre l'origin story du personnage m'a vraiment énervée. Pourquoi ? Non seulement parce que les messages renvoyés n'étaient pas bons mais surtout parce que je sentais toute la dimension économique qui ne se cachait absolument pas derrière sa réalisation. Un Joker gangster dont l'esthétique a été entièrement volée au groupe Die Antwoord, une vision glamour de sa relation toxique avec Harley Quinn, le tout relaté en 10 minutes de film alors que toute la promo du film tournait autour de son personnage... Bref, rien de très réjouissant. Toujours est-il que l'origin story du Joker racontée dans Suicide Squad s'avère bien plus que bancale et c'est ce qui m'a mise hors de moi.

Avec Joker j'ai senti un respect profond pour le personnage. Une prise de liberté consciente et non pas motivée par les sous. Exactement comme l'avait fait Nolan, de manière encore plus intéressante, si je puis dire. Quand Nolan fait un pas de côté en révélant que le premier prénom de John Blake, joué par Joseph Gordon Levitt (Inception, (500) jours ensemble), est en réalité Robin, je trouve ça surprenant et je considère tout à fait ce choix (bon après c'est aussi parce que je trouve la Bat-family un peu osef).


Il ne faut pas non plus oublier que malgré ce qui est raconté dans The Killing Joke, les origines du Joker n'en restent pas moins floues et pour cause : il s'agit d'une des origines POSSIBLES du Joker. Mais ce n'est pas nécessairement la seule vérité. Je cite encore une fois le personnage dans le comic : « Tant qu'à avoir un passé, autant qu'il existe en plusieurs versions ! ». Sans parler du fait que l'univers DC comme Marvel sont truffés d'univers parallèles, où tout est possible. Et c'est ce qui leur donne cette richesse infinie et une source d'histoires inépuisable.

Oui, j'ai adoré Joker. Je comprends tout l'engouement qui s'est construit autour de ce film, pourquoi il raisonne autant chez le public : il dépeint une révolte grandissante qu'on ne peut plus nier dans notre monde actuel. En fait, il est automatiquement devenu une de mes adaptations préférées de l'univers Batman et je suis curieuse de voir ce qui va se faire en réaction à ce film.

Vous en avez pensé quoi, vous ?

mardi 21 mai 2019

Détective Pikachu – Où sont passés Miaouss et Qulbutoké ?


Je suis allée voir Détective Pikachu ce matin même et j'ai eu envie de vous en parler. Du coup je le fais parce que j'ai peu de limites. Je sais que vous êtes impressioné·es derrière vos écrans.


Sorti le 8 mai dernier, ce film était attendu par énormément de fans. Il s'agissait en effet de la première adaptation en long-métrage live action du monde des Pokémon, il y avait donc de quoi être hypé·e. Le film a été réalisé par Rob Letterman qui est également derrière Shrek et Gang de Requins. C'est donc un habitué des films d'animation et plus généralement des films pour « enfants ».

Niveau pitch, voilà ce que ça donne : un jeune homme du nom de Tim Goodman se rend dans la ville de Rhyme City où vivait son père, après avoir appris son décès. Rhyme City a pour particularité d'être une ville où les Pokémon et les humains vivent ensemble. Les combats entre Pokémon y sont d'ailleurs interdits. En arrivant dans l'appartement de son père, Tim fait connaissance de son coéquipier, un Pikachu au chapeau mignon (cri aigu de moi contente). Tim et Pikachu se rendent compte qu'ils arrivent à communiquer et se mettent à enquêter ensemble sur la mort du père.


Bon, je dois avouer que je reste carrément sur ma faim. J'ai été très fan de Pokémon étant plus jeune, j'ai commencé par les jeux vidéos avec la version Or en achetant ensuite quelques suites. Je regardais les dessins-animés, je collectionnais les cartes, bref, une vraie petite addict. L'univers Pokémon aura toujours une place particulière dans mon cœur et c'est pour cela que j'ai tenu à voir ce film (pas du tout comme une petite madeleine de Proust parce que je déteste cette expression mais c'est l'idée, malgré tout).

Je ne suis pas parvenue à discerner l'intention réelle du film : être un pur produit de nostalgie comme l'a pu être Ready Player One qui faisait totalement son job (parfois à outrance selon certain·es) ou bien raconter une histoire inédite pour nous emmener vers de nouveaux horizons. Une histoire inédite ? Pas vraiment, quand on sait que le film a été adapté du jeu vidéo éponyme et qui a le même pitch. Pour autant, il ne s'agit pas non plus d'un film doudou dans lequel on retrouve toutes ses références d'enfance pour la simple et bonne raison qu'il n'y en a pas assez.

Eh oui, je le disais ; je reste carrément sur ma faim. La découverte de Rhyme City était selon moi trop courte et mal amenée. On l'introduit via les yeux de Tim dans une vidéo de présentation diffusée dans le train et j'avoue que j'ai trouvé ça un peu bizarre. Même si je sais que là, je chipote. Toujours est-il qu'on ne s'attarde pas trop sur les Pokémon qui peuplent la ville sauf deux ou trois qui prennent la lumière pendant quelques minutes, comme par exemple Mr. Mime, Dracaufeu, Rondoudou ou Snubull. Autrement ce ne sont que des petits passages devant la caméra. En écrivant ces lignes, je réfléchis et je me rends compte qu'il y a tout de même pas mal de Pokémon. Pourtant l'impression de ne pas avoir été rassasiée a pris le dessus. J'en attendais trop pour ce retour en enfance et j'ai été déçue. J'ai quand même gardé à l'esprit qu'il n'était pas viable de montrer tous les Pokémon (même uniquement ceux de la première génération), cependant cela ne m'a pas empêché d'éprouver une petite frustration.


Côté scénario, j'ai trouvé le film plat. Croyez-moi que la phrase qui va suivre m'arrache le cœur de le dire mais : je n'ai pas trouvé Bill Nighy transcendant. Oui, Bill Nighy qui est l'un de mes acteurs favoris au monde joue un personnage que je trouve sans saveur alors même qu'il est excellent acteur. J'étais désemparée. Même Ryan Reynolds qui faisait la voix de Pikachu m'a laissée de marbre. J'étais contente d'apprendre qu'il serait au casting mais après avoir vu sa prestation je me dis qu'il aurait tout à fait pu être remplacé par n'importe quel autre acteur pour le jouer. Je sais bien qu'il a été choisi pour son incarnation d'anti-héros dans Deadpool mais le film n'allant pas assez loin dans le développement de son caractère fait qu'il n'était pas utile de le prendre lui particulièrement. J'avoue néanmoins avoir été contente au tout début du film en voyant Karan Soni qui joue Dopinder dans les films Deadpool, son fidèle chauffeur de taxi.

J'étais tout de même contente de voir certains Pokémon. Psykokwak reste mon Pokémon préféré de la galaxie parce qu'il est giga stylé en plus d'être drôle et j'ai sérieusement envie d'adopter des Bulbizarres à tour de bras. Ça c'était pour la critique parfaitement objective et tout à fait rationnelle.


Je me suis posée la question de le voir en VOSTFR ou en VF pour la simple et bonne raison que je connais l'univers Pokémon en français et que voir des Pokémon crier leur nom en anglais n'allait pas me faire kiffer. En même temps je voulais écouter la prestation de Ryan Reynolds et les sous-titres en français allaient me traduire le nom des personnages. J'ai finalement choisi la VOSTFR même si ça ne valait pas le coup pour Reynolds et que de toute façon le nom des Pokémon traduit n'était pas si utile puisqu'il n'y a pas besoin de ça pour les reconnaître. D'ailleurs j'étais très contente en spottant une référence aux Nuls lorsque Pikachu insultait Mr. Mime de « con de mime ». Il en faut peu pour me mettre en joie, oui.


D'ailleurs, mention spéciale au générique de fin du film tout en illustrations 2D que j'ai trouvé vraiment très chouette, tout comme la musique (mais pas celle choisie pour la suite du générique, ne disons pas n'importe quoi).

Détective Pikachu est un film en demie-teinte : j'ai à la fois été attendrie par certains Pokémon mais globalement assez déçue de sa superficialité. En même temps, peut-on lui reprocher d'être superficiel alors même qu'on n'arrive pas soi-même à déterminer l'ambition du film ? Bref, c'est selon moi un film cool à voir sur le moment mais finalement assez oubliable.

mardi 11 décembre 2018

Pop culture et faits réels – 5 films que je retiens en 2018



Soyons honnêtes d'entrée de jeu : je n'ai pas beaucoup eu l'occasion d'aller au cinéma cette année. J'en ai plutôt profité pour approfondir ma culture cinématographique en découvrant des classiques sur les plateformes en ligne. D'ailleurs presque tous les films de cette sélection je les ai vu bien en retard par rapport à leur date de sortie (ma foi vous faites ce que vous voulez de cette info). Il n'empêche que j'y suis allée quelques fois et je me suis donc dit qu'il serait sympa de vous partager les films que j'ai apprécié voir. Je me suis concentrée sur les grosses sorties, les films que j'attendais depuis un moment. Donc pas de petit film d'auteur dans cette sélection, ce que je regrette. Mais du coup, n'hésitez pas à me dire ce que vous retenez pour 2018, ça m'intéresse énormément (je prends des notes et tout, ouais) !


1- Black'k'klansman : J'ai infiltré le Ku Klux Klan de Spike Lee




Inspiré d'une histoire vraie, Black'k'klansman : J'ai infiltré le Ku Klux Klan raconte l'histoire de Ron Stallworth, le premier policier afro-américain a avoir intégré la police de Colorado Springs. Après avoir fait ses débuts au service des archives, Ron souhaite changer de poste et se voit confier une mission temporaire d'infiltration dans un meeting organisé pour la venue de la tête pensante des Black Panther. Satisfait par sa mission, son chef décide de lui faire intégrer le service des renseignements et se retrouve, motivé par une volonté de les débusquer, à intégrer le Ku Klux Klan.


C'est un film, drôle, touchant, cynique et incroyable. Mention spéciale à Adam Driver que j'ai adoré et que j'ai surtout redécouvert après l'avoir peu apprécié dans le septième Star Wars. C'est grâce à ce film que j'ai mesuré tout le talent de cet acteur que je ne connaissais que trop peu et que j'ai complètement redécouvert. Sans aucune incidence sur le synopsis, Spike Lee finit sur film sur des images des évènements de Charlottesville (2017) qui m'ont fait finir la séance en larmes devant la bêtise du genre humain.




2- Deadpool 2 de David Leitch


En évitant de vous spoiler (parce que le film débute sur l'info la plus importante de l'histoire à mon sens...) Deadpool est obligé de rejoindre les X-Men. Après une boulette avec un jeune mutant bien décidé à foutre le zbeul dans la ville, il est emprisonné dans une prison anti-mutants. C'est alors qu'arrive Cable, un soldat du futur venu buter le jeune mutant. Deadpool décide de le protéger et de combattre Cable.


Quel plaisir de retrouver Deadpool dans ce deuxième opus après avoir tant adoré le premier avec son humour décalé, qui en a mais alors complètement rien à battre des codes, de la bienséance et qui n'hésite pas à parler franchement à son public (n'est-ce pas la scène post-générique ?). Là aussi, j'ai une mention spéciale à adresser, à Yanis Marshall le danseur en talons aiguilles qui a exécuté les passages dansés de Deadpool. Ils sont non seulement très bien fait mais c'est aussi un danseur que je suis depuis quelques années maintenant, un petit français parti à la conquête des États-Unis grâce à son talent qui nous éblouit de jours en jours, alors je suis d'autant plus ravie ! Je n'ai toujours pas commencé à lire les comics de la série mais va bien falloir le faire à un moment donné (et trouver les sous pour financer cette nouvelle passion).



3- Bohemian Rhapsody de Bryan Singer


Bohemian Rhapsody comme vous pouvez vous en douter retrace les aventures du groupe Queen, de sa formation à leur concert mythique pour le Live Aid en 1985. On assiste à la fabrication de leurs plus gros tubes, les moments de doute et de déchirure mais aussi les dilemmes et les joies des quatre membres même si naturellement, l'accent a été mis sur le personnage de Freddie Mercury.


J'ai aimé Bohemian Rhapsody parce qu'il était bien fait. J'ai passé un bon moment même si je regrette de ne pas l'avoir regardé chez moi avec des potes histoire de pouvoir hurler les paroles des chansons et de danser au milieu de mon salon. Rami Malek a fourni une interprétation incroyable et s'il ne gagne pas un Oscar pour ce film c'est un scandale. Au-delà de ça, j'admire leur histoire d'autant plus que je suis fan de Queen (plus pour leur musique que pour leur vie que je ne connaissais finalement que très peu avant d'aller à cette séance). Et surtout, j'ai été fascinée par le boulot réalisé pour reconstituer les concerts, au geste près. C'était fou. Bon après, le mec qui a réalisé ce film est aussi le réalisateur de Usual Suspects qui est un de mes films favoris de tous les temps, alors est-ce un réel hasard ? Je ne pense pas.




4- Ready Player One de Steven Spielberg


L'action se déroule en 2045 dans un monde ravagé par absolument tout. Les gens vivent dans des espèces de cabanes/caravanes les uns sur les autres (littéralement) et se détendent grâce à un jeu en réalité virtuelle appelé l'OASIS. L'un des créateurs du jeu et seul propriétaire, James Halliday qui a sa mort publie une vidéo lançant un énorme concours qui déterminera à qui reviendra son immense fortune. S'organise alors une compétition mondiale pour remporter la victoire. Le public suit donc Wade Watts, un jeune adolescent bien décidé à relever les défis d'Halliday.



J'ai vu Ready Player One environ mille ans après sa sortie, de manière assez délibérée. Il y a avait eu un effet une énorme pub de la part de la Warner pendant des mois et des mois ce qui a vraiment eu tendance à me refroidir à force d'en entendre parler à tout bout de champ. Non pas par esprit rebelle ayant envie de « sortir du moule » (hahaha), mais surtout parce que j'ai eu la sensation que beaucoup de gens du net avaient été payés pour dire du bien du film, ce qui ne me plaisait pas vraiment (ils étaient a priori libres de dire ce qu'ils voulaient mais je n'ai pas pu vérifier cette info). Toujours est-il que malgré un pitch assez bateau, j'ai adoré voir le film, qui s'adressait pourtant à une génération un peu plus âgée que moi. Je me doute être passée à côté de 1000 refs même si j'en avais déjà pas mal de mon côté. Pour autant, c'était un véritable kiffe de se laisser emporter. Puis il y avait Simon Pegg alors comment vous dire que j'étais ravie ? Mention spéciale (décidément !) à Lena Waithe que j'avais déjà croisé dans Master of None, la série géniale d'Aziz Ansari et qui y incarne un personnage que j'adore.



5- Les Indestructibles 2 de Brad Bird



Après avoir causé un certain nombre de dégâts en tentant de neutraliser le Démolisseur, la ville s'inquiète du comportement des Indestructibles qui à chaque intervention endommagent un peu plus la ville et les biens publics. Forcés de quitter leurs costumes de super-héros, ils se retrouvent cachés dans un hôtel pendant deux semaines jusqu'à ce qu'un riche entrepreneur ne contacte Frozone pour lui proposer une mission afin de redorer l'image des super-héros auprès du public. C'est finalement Helen, ou plutôt Elastic Girl qui s'attèlera à la tâche sous le regard quelque peu envieux de son mari habitué à la gloire et à l'admiration de tous.


Après avoir retrouvé l'univers de Nemo dans le Monde de Dory en 2016 et ce non sans hystérie, j'ai enfin pu renouer avec celui des Indestructibles qui attendait une suite quartoze ans après la sortie du premier. J'ai été très satisfaite par ce deuxième volet très divertissant. Les personnages n'ont en rien perdu de leur saveur même si je regrette un peu que la voix française de Violet ait changé au profit de Louane, Lorie Pester n'étant plus « l'idole des jeunes » à l'heure actuelle, juste histoire de faire du chiffre. Ce n'était pas dérangeant en soi mais les motivations mal cachées des studios Disney Pixar m'ont un peu refroidies (en même temps peut-on vraiment s'en étonner ?). Et c'est en écrivant cet article que j'ai fait de plus amples recherches sur l'acteur qui a doublé Monsieur Indestructible et qui était clairement pour moi la même personne qui joue Stan Smith dans la série American Dad ! et il s'avère que pas du tout, c'est Gérard Lanvin qui campe ce rôle. What a surprise (là non plus je sais pas quoi faire de cette info, elle existe juste dans l'espace temps, voilà) !




Et vous alors, vous avez aimé regarder quoi au ciné cette année ?

mardi 20 novembre 2018

Les Animaux Fantastiques 2 – Quel est le fuck ?


Sachez qu'écrire ces lignes aujourd'hui me coûte énormément parce que je m'apprête à vous expliquer pourquoi je n'ai pas aimé l'un des films du monde des Sorciers, alors que je suis pourtant très fan de l'univers Harry Potter. Loin d'avoir accumulé énormément de connaissances en cinéma, ce n'est pas en tant que critique que je vous parle mais seulement en tant que Potterhead.


Non, je n'ai pas aimé Les Animaux Fantastiques 2.


De manière générale, j'ai l'impression que ce film n'a laissé personne indifférent. Déjà parce que nous étions énormément à l'attendre mais surtout parce qu'il a conduit à des avis bien tranchés. Globalement dans mon entourage je n'ai eu à faire qu'à des gens qui ont absolument adoré ou des gens qui ont été terriblement déçus. Je fait partie de la deuxième catégorie, vous l'aurez compris (no shit Sherlock c'est écrit en italique en plein milieu de ton introduction).



Sorti le 14 novembre en France, je suis partie le voir vendredi dernier, trop impatiente pour attendre plus longtemps alors même que j'avais tellement d'autres films à voir sur ma liste (Bohemian Rhapsody c'est pour bientôt tkt bb).


Réalisé par David Yates, le même David Yates qui avait réalisé le premier volet ainsi que les trois derniers films Harry Potter et scénarisé par JK Rowling herself, je m'étais dit « chouette , en voilà un film qui va être bien ». Que nenni pauvre Sheshe ! Parce qu'au lieu de naïvement kiffer un film qui me replonge dans mon enfance, je n'ai réussi à sentir qu'un arrière goût d'avidité face à la thune. Et pourtant je suis pas des plus fines analystes de ciné, c'est dire comme c'était gros !


Pour vous expliquer un peu plus en détails, je vais séparer cet article en deux parties. Une première garantie sans spoil avec mes impressions générales, parce qu'on sait jamais. Et une deuxième, bien annoncée, qu'il ne faudra que lire que si:
1/ Vous l'avez déjà vu
2/ Vous vous foutez d'être spoilé
(Pour cette catégorie, je sais pas comment vous faites, moi présidente j'impose une peine de prison pour les gens qui spoilent délibérément – en même temps je suis fan de Game of Thrones alors vous savez pourquoi ça me dérange autant).
Vous pourrez dans ce cas lire les deux parties, car il n'y aura pas vraiment de redite.


Les Animaux Fantastiques 2 : Les Crimes de Grindelwald

Version sans spoil

J'avais placé beaucoup d'espoirs dans ce deuxième volet des Animaux Fantastiques après avoir tant aimé le premier. J'avais adoré découvrir Norbert Dragonneau, sa vie et son univers, bien avant l'arrivée au monde d'Harry Potter et dont on entend parler ponctuellement dans la saga originelle. Norbert en effet, grand spécialiste des animaux du monde magique, est aussi l'auteur d'un manuel utilisé par les élèves de Poudlard.

Dans ce deuxième volet, comme je le disais, j'ai bien trop senti la recherche du profit à tout prix au détriment de l'histoire. Alors certes, cinq films sont prévus autour des Animaux Fantastiques mais je pense que c'est un chiffre trop élevé et que l'histoire risque de s’essouffler très rapidement.

Tout d'abord, sachez que rien que la désignation du monde afférant à Harry Potter sous le nom de « Monde des Sorciers » ne me plaît pas du tout. Certes, c'est comme ça que les personnes appartenant au monde magique sont appelées dans cet univers mais je trouve ce nom bien trop bateau pour permettre une identification claire et immédiate de l'univers d'Harry Potter.
Je trouve que niveau marketing on aurait pu mieux faire pour un film inspiré par les thunes. Bon ok je vous l'accorde, c'est un reproche que j'aurais pu déjà faire sur le premier film, mais comme je n'avais rien écrit dessus bah je n'avais pas eu l'occasion de le dire, du coup j'en rajoute une couche, ha.

Les intrigues ne sont pas assez poussées, trop de personnages sont inutiles, il y me semble y avoir énormément d'incohérences (peut être que non mais à voir la suite des films...), on ne voit pas vraiment pourquoi Norbert Dragonneau et les créatures magiques se retrouvent au milieu de tout ça et surtout j'aimerais parler du choix du casting.


Pour moi la plus grande erreur de ce film aura été le choix des acteurs principaux, à savoir Dumbledore et Grindelwald.
Jude Law et Johnny Depp, même s'ils sont chacun extrêmement talentueux (quoique clairement sur le déclin pour le second) sont bien trop identifiables pour pouvoir jouer des personnages aussi importants que Dumbledore et Grindelwald. Comme avec Will Smith qui n'arrive plus à incarner ses personnages, quand j'ai vu les deux protagonistes à l'écran, au lieu de me dire « cool c'est Dumbledore et Grindelwald » je me disais « ah, Jude Law/Johnny Depp a fait ça/a dit ça» (je me dis pas vraiment ça à chaque réplique vous vous doutez bien que c'est pour l'exemple, oh).

J'ai trouvé le temps assez long pour un scénario pas vraiment fluide qui laisse beaucoup trop de questions en tête. Alors attention, je ne parle pas d'intrigues non résolues qui nous laissent sur un cliffhanger des plus fous mais plutôt mille questions qui nous viennent en tête parce qu'on ne comprend rien à ce qu'il se passe.


Pour autant il y a quelques éléments que j'ai tout de même aimé et aussi certains personnages que je ne développerai pas ici car ce serait trop en dire. Mais retenez simplement que mon avis est très mitigé.

Vous pouvez vous arrêter ici si vous ne souhaitez pas en savoir plus.



Version spoil parce que je l'ai déjà vu ou que je m'en balec de la vie


Bon. Maintenant qu'on est entre nous, entrons dans le vif du sujet.

J'ai trouvé l'histoire de Nagini ultra cool, savoir que c'était une humaine se transformant en créature magique était vraiment bien trouvé. Nagini est une jeune femme prisonnière d'un cabinet des curiosités vivantes. Elle a le pouvoir de se transformer en serpent, un serpent bien connu de la saga Harry Potter car il suit Voldemort partout où il va et tue à tour de bras. L'histoire de son personnage était tellement stylée, jusqu'à ce que le propriétaire du cabinet hurle à qui voulait l'entendre que « Olala Nagini peut devenir un serpent quand elle veut mais bientôt elle pourra plus donc profitez ». Je n'ai pas compris l'intérêt de prendre de gros sabots pour expliquer la suite de l'histoire alors que comme je vous le disais, trois films sont encore prévus, ce qui laisse pourtant bien le temps de raconter son parcours par la suite.


JK Rowling l'a dit et maintenu, Dumbledore est gay et je n'ai pas compris pourquoi cela avait été à peine effleuré dans le film, quand le personnage évoque sa relation avec Grindelwald. J'ai trouvé que c'était trop dit en soum-soum, comme si elle n'assumait finalement pas trop, ce qui est bien dommage.



J'ai trouvé le fan service bien trop présent avec le retour pour cinq minutes à Poudlard juste histoire de revoir l'école alors que ce n'était pas vraiment nécessaire. D'ailleurs, les premières images mettant en scène l'école sont combinées à la musique principale de la saga Harry Potter (le thème d'Hedwige) ce qui est complètement anachronique puisque je vous le rappelle, Hedwige est la chouette d'Harry. Aucun sens, mais bref s'il n'y avait que ça...


À propos de n'avoir aucun sens, on ne sait pas vraiment sur qui ce film se concentre. Alors certes, Grindelwald et par extension sa relation avec Dumbledore occupe une très grande place dans ce volet, mais je ne vois pas l'intérêt d'avoir nommé le film les Animaux Fantastiques. On a affaire à trois créatures magiques qui se battent en duel et une ou deux scènes de Dragonneau en train de dompter des bêtes histoire de coller les morceaux de manière grossière et clairement dégueulasse. Je ne comprends pas pourquoi avoir donné un nom à tout cet univers magique (le Monde des Sorciers) si derrière on ne laisse pas vivre les films par eux-mêmes : nommer simplement ce volet Les Crimes de Grindelwald aurait été bien plus juste et bienvenu.

Tout ça pour lui mettre un peu de pommade, ça n'a aucune incidence sur l'histoire et ne sert même pas à poser un contexte


Enfin, et pour finir sur une note un peu plus positive, j'ai tout de même apprécié l'évocation de la Seconde Guerre Mondiale par Grindelwald, je m'explique : on a souvent fait le parallèle entre cette guerre et la quête de Voldemort (qui je vous le rappelle cherchait à éliminer tous les « Sangs de Bourbe », ça vous rappelle rien ? ) et le fait d'en avoir parlé quelques années avant les évènements d'Harry Potter rend le clin d'oeil assez cool de la part de l'autrice/scénariste.


On va faire comme si je n'étais pas outrée par la question de la véritable identité de Croyance qui est tout simplement un énorme WTF dans l'histoire mais je préfère laisser le bénéfice du doute à la suite de la saga qui je l'espère se contentera d'expliquer qu'il s'agit en vérité d'une bonne grosse disquette de Grindelwald pour pouvoir le manipuler.

Pour tout vous dire, ce n'est pas grave en soi de ne pas aimer une partie d'une œuvre (tmtc le film la Chambre des Secrets) mais sentir simplement l'appel des sous m'a vraiment fait de la peine pour un univers qui est si important pour moi et ce depuis bien des années.

Parce que oui, Harry Potter c'est comme pour beaucoup ma valeur refuge. Le livre ou le film qu'on va lire et relire alors même qu'on a encore trop de choses à voir parce qu'on ne résiste pas à l'appel du monde magique et de ses personnages réconfortant. Harry Potter c'est l'histoire qui m'aura appris que l'amitié peut être plus forte que tout, qu'une fille n'a pas besoin de tomber amoureuse du héro pour exister et qu'elle peut s'en sortir très bien toute seule grâce à ses connaissances (d'ailleurs combien de fois seraient mort Harry et Ron sans l'aide d'Hermione, mh?), que les adultes n'ont pas forcément réponse à tout. Bref, Harry Potter a occupé une trop grande place dans ma construction personnelle pour rester indifférente face à une suite aussi décevante.

J'espère sincèrement que les prochains films remonteront le niveau.


Je vous laisse avec cette merveilleuse vidéo que je déterre, parce pourquoi pas ?


P-S : vous vous en doutez peut-être mais oui, je suis Serpentard, obviously.