Affichage des articles dont le libellé est nourriture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nourriture. Afficher tous les articles

mardi 17 décembre 2019

Au Bonheur – Le restaurant qui portait bien son nom


Oh mazette, ça faisait au moins trois semaines que je n'avais pas parlé de bouffe. TROIS SEMAINES. C'est long. Je sais que vous étiez en train de devenir malades à cause de ça, mes pauvres enfants... C'est donc tout naturellement que je me suis sacrifiée pour la commu : je suis allée dans un nouveau resto.



Au Bonheur est un tout nouveau restaurant de la mignonne rue Cadet, dans le 9ème arrondissement. Alors tout nouveau : oui et non. Il doit bien avoir plus de six mois mais certainement moins d'un an. J'en suis certaine. Merci de ne pas me contredire.

En fait Au Bonheur, c'est le restaurant qui a remplacé un traiteur asiatique appelé L'Orient Express, nom que je trouvais hilarant puisque situé pile en face du Grand Orient de France (enfin Le Grand Orient de Ance plutôt puisque le F et le R de la devanture ne s'allument plus). Oui bon voilà j'ai le droit de trouver des trucs hilarants alors que vous là vous avez juste soufflé du nez. Voire même pas du tout.

Pour en revenir à nos moutons, Au Bonheur est un restaurant qui se décrit comme chinois traditionnel qui est très clairement en train d'entrer dans mon top 1 de mes restaurants chinois préférés (oui alors va falloir que je vous fasse une mise à jour à propos des Pâtes Vivantes dont je vous ai déjà parlé ici mais en vrai ça va plus du tout là-bas...).

À force de passer devant ce nouveau resto, je me suis dit qu'il fallait bien tester. Et puis surtout que la déco me criait de venir. Oui, je suis faible mais en même temps le cadre est tout de même hyper joli. Voyez par vous-même :

Donc je disais, j'ai fini par craquer. Et donc je vous l'annonce : c'est encore un nouveau lieu de perdition. Non ouais pas de suspens, je vous le dit d'entrée de jeu parce qu'on commence à bien se connaître à force, alors autant être directe.

Au menu, toutes sortes de plats asiatiques : des raviolis vapeur, des nouilles, du riz, des bo-bun, des soupes, des nems... Il y a de quoi faire. On peut y manger en ayant un régime végétarien ou non (j'avoue que je ne me suis pas renseignée pour les plats vegan mais normalement pour les plats aux légumes ça devrait le faire).

Pour commencer, j'ai ÉVIDEMMENT sauté sur les raviolis vapeur, surtout que sur la porte d'entrée comporte une petite affichette mentionnant le fait que les raviolis et les nouilles sont faits maison. Il n'en fallait pas plus pour que je rentre dans le resto avec un enchaînement de merveilleuses roulades au sol dont j'ai le secret.


Alors comment dire ? Les raviolis au fromage sont sans doute les meilleurs que j'ai mangé jusque-là. Après attention : ce sont des raviolis vapeur alors ne commencez pas à comparer ça avec des raviolis italiens, ça n'aurait aucun sens. Des raviolis fromage donc et des raviolis aux légumes. La première fois que j'y suis allée j'ai repris une deuxième fois des raviolis fromage tellement j'étais heureuse de ma découverte.

Pour le plat, j'en ai trois à vous présenter qui sont tous vraiment cools :




Ce premier plat est un plat de nouilles sautées aux légumes. J'ai voulu le tester en me disant que même si c'était un grand classique, j'allais pouvoir évaluer le niveau du restaurant assez facilement étant donné que c'est probablement le plat que j'ai le plus goûté dans les différents restaurants asiatiques qui ont croisé ma route. Concernant ce premier plat : les nouilles étaient excellentes mais le goût était peut-être un peu trop familier, probablement à cause de la sauce qui se rapprochait trop des nouilles sautées aux légumes que l'on trouve dans les traiteurs asiatiques classiques. Bonnes mais pas forcément inoubliables. Légèrement déçue par ce premier plat, je me suis dit qu'il fallait tout de même laisser sa chance au reste de la carte, surtout après des raviolis aussi bons.












Quand j'y suis retournée (hier soir, ha.) j'ai opté cette fois pour les nouilles tomates et œuf. Et alors là révélation : j'étais conquise. En fin de compte, il fallait seulement se laisser tenter par les plats qui avaient l'air de sortir des cartes classiques. Tout était incroyable dans ce plat et j'ai même failli caler tellement c'était consistant (rassurez-vous je me suis ressaisie parce que je devais encore prendre du dessert derrière).




Alors avant le dessert, j'ai aussi eu l'occasion de goûter le riz aux légumes qui était vraiment très bon. Je pense que ce plat sera une bonne alternative quand j'irai toutes les semaines dans ce restaurant et que je voudrais changer un peu mes habitudes (qui fait ça?).



Pour le dessert, j'ai goûté le soufflé citron yuzu et les mochis glacés mangue passion, framboise et matcha. On ne le voit d'ailleurs pas en photo, mais j'ai également goûté les perles de coco. Pour les mochis et les perles de coco : le job est fait, tout va bien mais rien de neuf sous le soleil. Mais alors le soufflé citron yuzu en revanche : de la balle (je vis encore en 2005). Moi qui ne suis pas très friande des desserts de manière générale, je crois qu'il va être difficilement possible d'y retourner sans en prendre, histoire de vous donner une idée du bail.

Côté service, je l'ai trouvé hyper agréable, tout le monde est très gentil et serviable. C'est un vrai plaisir d'y manger sur place. Mais sachez qu'ils font également à emporter et ça c'est le signe que c'est la fin de mes économies (je dis ça chaque semaine mais du coup je suis vraiment dans la merde, on va pas se mentir).

Niveau prix, on tourne autour des 10-15 euros, quelque chose d'assez commun pour le quartier finalement. Notez d'ailleurs qu'en ce moment La Fourchette vous propose de réserver et d'obtenir 20% de réduction sur la note finale (hors menu et boissons). Et je peux vous dire que c'est stylé  (va vraiment falloir qu'ils me sponso eux d'ailleurs).

Maintenant vous allez m'expliquer ce que vous faites encore à lire cet article au lieu d'aller commander à manger Au Bonheur ?

Au Bonheur
11, rue Cadet 75009 Paris
Sur place – À emporter
Déjeuner : du lundi au samedi de 11h à 15h
Dîner : tous les jours de 18h à 23h

P-S : on se retrouve le 7 janvier pour la rentrée, le blog prenant une petite pause de fêtes de fin d'années !


Allez la bise !

mardi 5 mars 2019

J'aime le fromage – Être conditionné·e par son entourage


J'aime le fromage. J'aime le fromage et pourtant ce n'est pas un article qui va parler de ma passion pour le fromage, non.

Eh non, partez pas !


Si je vous dit que j'aime le fromage, c'est parce que la plupart de mes potes vous diront ça de moi, si vous leur demandez de décrire ma personnalité. Avant mes qualités, avant mes défauts, d'abord : elle aime le fromage. C'est comme ça, je leur en veux pas et je sais que c'est plutôt dans l'idée de faire rire. Pour autant, ça m'a conduit à de véritable questionnements sur ma personnalité et la façon dont j'ai pu la construire.

« Ah toi t'es le/la rigolo·te de la bande ! ». C'est une phrase qui vous est familière, n'est-ce pas ? Qu'importe qu'elle vous ait été directement adressée ou qu'elle désigne l'un·e de vos ami·es, c'est le genre de réplique qu'on entend au moins une fois dans sa vie.


Je pensais que le regard des autres m'importait peu. C'est faux. Le regard des autres m'importe peu, certes. Mais seulement quand il est négatif et pas du tout construit. En revanche, lorsque quelqu'un va faire une remarque positive sur moi, je vais avoir tendance à accentuer la chose, parce que je suis contente, histoire de continuer dans cette voie (aussi parce que j'ai très clairement le syndrome de la bonne élève).

S'efforcer d'être une meilleure personne chaque jour, c'est bien (d'ailleurs je sais pas vous mais moi la série Le Caméléon m'a toujours donné l'envie de faire le bien autour de moi et j'arrive pas à m'expliquer pourquoi Jarod me fait cet effet mais on en parlera un autre jour si vous permettez parce que là c'est pas le sujet). Mais ça peut poser problème lorsqu'on parle d'un trait de caractère qui n'est pas forcément bénéfique pour vous.

Il y a environ 8 ans, une partie de mon entourage a commencé à m'identifier comme quelqu'un qui aimait manger, beaucoup manger. J'imagine que c'est parti de ma passion désormais révolue pour les buffets à volonté des restaurants japonais, encouragé par l'effet de groupe entre potes avec lesquels on s’engrenait à consommer un maximum de nourriture sans que cela ait trop de sens si ce n'est en avoir pour son argent, parce qu'on était au lycée et qu'on avait la chance de ne pas avoir de problème grave dans la vie.


En vrai et de base je ne suis pas quelqu'un qui aime vraiment manger. Si on demande à mes parents, ils vont diront que j'ai été très difficile au niveau de l'alimentation jusqu'à récemment et très honnêtement je ne mangeais pas grand chose étant petite (mais suffisamment), ce qui heureusement n'est pas allé jusqu'à avoir des troubles de la santé. Du coup, ils ont été plutôt surpris quand il y a 5/6 ans je leur ai appris que j'étais « connue » parmi mes potes pour être le glouton de service.

Il y a un moment de ma vie où j'imagine avoir donné du crédit à celles et ceux qui me félicitaient pour mes capacités d'absorption (comprenez : j'avais le sac d'Hermione Granger à la place du bide) et depuis, j'ai développé un sale rapport avec la nourriture. Et surtout, j'en ai beaucoup joué parce que ça me faisait plaisir d'être identifiée comme tel, peut être parce que j'avais l'impression de m'être fait « une place » bien définie.


La nourriture est devenu mon refuge, toute émotion confondue. Ce qui fait que j'ai désormais du mal à manger sainement plus d'une semaine. Je passe une sale journée ? Pas grave, je vais manger un plat que je trouve bon le soir ! J'ai eu une super nouvelle ? Je fête ça avec mon plat préféré ! Et vous vous doutez que ce sont rarement des choses bonnes pour la santé (enfin si, il peut y avoir des légumes mais c'est généralement ruiné par les sauces pas-0%-pour-un-sou qui inondent mes plats – je pense à toi, pad thaï aux légumes du Thaï House).

Quand j'ai raté un oral que j'avais pourtant révisé à fond

Je ne pense pas que mon cas soit isolé. J'ai par exemple une connaissance qui a malheureusement eu des problèmes avec l'alcool et je reste persuadée qu'elle en a eu parce qu'elle était perçue comme quelqu'un ayant la capacité boire beaucoup avant d'être ivre et qui donc a été encouragée par ses potes en ce sens.

Comprendre ça, avoir cette réflexion, a été un vrai choc pour moi. Non pas parce que j'ai un problème évident avec la nourriture mais surtout parce que je pensais que le regard d'autrui me passait au dessus. Je me suis tellement focalisée sur le fait de ne pas écouter les critiques négatives que j'en ai oublié le reste en me pliant en quatre pour « plaire » aux personnes qui me faisaient des compliments. C'est insensé et pourtant vrai car je n'avais pas conscience de ce que je faisais. Et ça a pourtant eu un effet néfaste sur ma vie, preuve en est.

Alors bien sûr, je ne remets pas la faute sur mon entourage, parce que ça serait l'attaquer gratuitement pour quelque chose dont il n'est pas responsable en soi. Je dis juste que ça a pu ouvrir la brèche sur des affaires qui vont être difficiles à régler sans l'aide d'un·e professionnel·le de santé.

Mais du coup je me demandais si j'étais la seule à percevoir cet effet de groupe ? Si vous avez vous-même été touché·e par ce phénomène ?