mardi 20 novembre 2018

Les Animaux Fantastiques 2 – Quel est le fuck ?


Sachez qu'écrire ces lignes aujourd'hui me coûte énormément parce que je m'apprête à vous expliquer pourquoi je n'ai pas aimé l'un des films du monde des Sorciers, alors que je suis pourtant très fan de l'univers Harry Potter. Loin d'avoir accumulé énormément de connaissances en cinéma, ce n'est pas en tant que critique que je vous parle mais seulement en tant que Potterhead.


Non, je n'ai pas aimé Les Animaux Fantastiques 2.


De manière générale, j'ai l'impression que ce film n'a laissé personne indifférent. Déjà parce que nous étions énormément à l'attendre mais surtout parce qu'il a conduit à des avis bien tranchés. Globalement dans mon entourage je n'ai eu à faire qu'à des gens qui ont absolument adoré ou des gens qui ont été terriblement déçus. Je fait partie de la deuxième catégorie, vous l'aurez compris (no shit Sherlock c'est écrit en italique en plein milieu de ton introduction).



Sorti le 14 novembre en France, je suis partie le voir vendredi dernier, trop impatiente pour attendre plus longtemps alors même que j'avais tellement d'autres films à voir sur ma liste (Bohemian Rhapsody c'est pour bientôt tkt bb).


Réalisé par David Yates, le même David Yates qui avait réalisé le premier volet ainsi que les trois derniers films Harry Potter et scénarisé par JK Rowling herself, je m'étais dit « chouette , en voilà un film qui va être bien ». Que nenni pauvre Sheshe ! Parce qu'au lieu de naïvement kiffer un film qui me replonge dans mon enfance, je n'ai réussi à sentir qu'un arrière goût d'avidité face à la thune. Et pourtant je suis pas des plus fines analystes de ciné, c'est dire comme c'était gros !


Pour vous expliquer un peu plus en détails, je vais séparer cet article en deux parties. Une première garantie sans spoil avec mes impressions générales, parce qu'on sait jamais. Et une deuxième, bien annoncée, qu'il ne faudra que lire que si:
1/ Vous l'avez déjà vu
2/ Vous vous foutez d'être spoilé
(Pour cette catégorie, je sais pas comment vous faites, moi présidente j'impose une peine de prison pour les gens qui spoilent délibérément – en même temps je suis fan de Game of Thrones alors vous savez pourquoi ça me dérange autant).
Vous pourrez dans ce cas lire les deux parties, car il n'y aura pas vraiment de redite.


Les Animaux Fantastiques 2 : Les Crimes de Grindelwald

Version sans spoil

J'avais placé beaucoup d'espoirs dans ce deuxième volet des Animaux Fantastiques après avoir tant aimé le premier. J'avais adoré découvrir Norbert Dragonneau, sa vie et son univers, bien avant l'arrivée au monde d'Harry Potter et dont on entend parler ponctuellement dans la saga originelle. Norbert en effet, grand spécialiste des animaux du monde magique, est aussi l'auteur d'un manuel utilisé par les élèves de Poudlard.

Dans ce deuxième volet, comme je le disais, j'ai bien trop senti la recherche du profit à tout prix au détriment de l'histoire. Alors certes, cinq films sont prévus autour des Animaux Fantastiques mais je pense que c'est un chiffre trop élevé et que l'histoire risque de s’essouffler très rapidement.

Tout d'abord, sachez que rien que la désignation du monde afférant à Harry Potter sous le nom de « Monde des Sorciers » ne me plaît pas du tout. Certes, c'est comme ça que les personnes appartenant au monde magique sont appelées dans cet univers mais je trouve ce nom bien trop bateau pour permettre une identification claire et immédiate de l'univers d'Harry Potter.
Je trouve que niveau marketing on aurait pu mieux faire pour un film inspiré par les thunes. Bon ok je vous l'accorde, c'est un reproche que j'aurais pu déjà faire sur le premier film, mais comme je n'avais rien écrit dessus bah je n'avais pas eu l'occasion de le dire, du coup j'en rajoute une couche, ha.

Les intrigues ne sont pas assez poussées, trop de personnages sont inutiles, il y me semble y avoir énormément d'incohérences (peut être que non mais à voir la suite des films...), on ne voit pas vraiment pourquoi Norbert Dragonneau et les créatures magiques se retrouvent au milieu de tout ça et surtout j'aimerais parler du choix du casting.


Pour moi la plus grande erreur de ce film aura été le choix des acteurs principaux, à savoir Dumbledore et Grindelwald.
Jude Law et Johnny Depp, même s'ils sont chacun extrêmement talentueux (quoique clairement sur le déclin pour le second) sont bien trop identifiables pour pouvoir jouer des personnages aussi importants que Dumbledore et Grindelwald. Comme avec Will Smith qui n'arrive plus à incarner ses personnages, quand j'ai vu les deux protagonistes à l'écran, au lieu de me dire « cool c'est Dumbledore et Grindelwald » je me disais « ah, Jude Law/Johnny Depp a fait ça/a dit ça» (je me dis pas vraiment ça à chaque réplique vous vous doutez bien que c'est pour l'exemple, oh).

J'ai trouvé le temps assez long pour un scénario pas vraiment fluide qui laisse beaucoup trop de questions en tête. Alors attention, je ne parle pas d'intrigues non résolues qui nous laissent sur un cliffhanger des plus fous mais plutôt mille questions qui nous viennent en tête parce qu'on ne comprend rien à ce qu'il se passe.


Pour autant il y a quelques éléments que j'ai tout de même aimé et aussi certains personnages que je ne développerai pas ici car ce serait trop en dire. Mais retenez simplement que mon avis est très mitigé.

Vous pouvez vous arrêter ici si vous ne souhaitez pas en savoir plus.



Version spoil parce que je l'ai déjà vu ou que je m'en balec de la vie


Bon. Maintenant qu'on est entre nous, entrons dans le vif du sujet.

J'ai trouvé l'histoire de Nagini ultra cool, savoir que c'était une humaine se transformant en créature magique était vraiment bien trouvé. Nagini est une jeune femme prisonnière d'un cabinet des curiosités vivantes. Elle a le pouvoir de se transformer en serpent, un serpent bien connu de la saga Harry Potter car il suit Voldemort partout où il va et tue à tour de bras. L'histoire de son personnage était tellement stylée, jusqu'à ce que le propriétaire du cabinet hurle à qui voulait l'entendre que « Olala Nagini peut devenir un serpent quand elle veut mais bientôt elle pourra plus donc profitez ». Je n'ai pas compris l'intérêt de prendre de gros sabots pour expliquer la suite de l'histoire alors que comme je vous le disais, trois films sont encore prévus, ce qui laisse pourtant bien le temps de raconter son parcours par la suite.


JK Rowling l'a dit et maintenu, Dumbledore est gay et je n'ai pas compris pourquoi cela avait été à peine effleuré dans le film, quand le personnage évoque sa relation avec Grindelwald. J'ai trouvé que c'était trop dit en soum-soum, comme si elle n'assumait finalement pas trop, ce qui est bien dommage.



J'ai trouvé le fan service bien trop présent avec le retour pour cinq minutes à Poudlard juste histoire de revoir l'école alors que ce n'était pas vraiment nécessaire. D'ailleurs, les premières images mettant en scène l'école sont combinées à la musique principale de la saga Harry Potter (le thème d'Hedwige) ce qui est complètement anachronique puisque je vous le rappelle, Hedwige est la chouette d'Harry. Aucun sens, mais bref s'il n'y avait que ça...


À propos de n'avoir aucun sens, on ne sait pas vraiment sur qui ce film se concentre. Alors certes, Grindelwald et par extension sa relation avec Dumbledore occupe une très grande place dans ce volet, mais je ne vois pas l'intérêt d'avoir nommé le film les Animaux Fantastiques. On a affaire à trois créatures magiques qui se battent en duel et une ou deux scènes de Dragonneau en train de dompter des bêtes histoire de coller les morceaux de manière grossière et clairement dégueulasse. Je ne comprends pas pourquoi avoir donné un nom à tout cet univers magique (le Monde des Sorciers) si derrière on ne laisse pas vivre les films par eux-mêmes : nommer simplement ce volet Les Crimes de Grindelwald aurait été bien plus juste et bienvenu.

Tout ça pour lui mettre un peu de pommade, ça n'a aucune incidence sur l'histoire et ne sert même pas à poser un contexte


Enfin, et pour finir sur une note un peu plus positive, j'ai tout de même apprécié l'évocation de la Seconde Guerre Mondiale par Grindelwald, je m'explique : on a souvent fait le parallèle entre cette guerre et la quête de Voldemort (qui je vous le rappelle cherchait à éliminer tous les « Sangs de Bourbe », ça vous rappelle rien ? ) et le fait d'en avoir parlé quelques années avant les évènements d'Harry Potter rend le clin d'oeil assez cool de la part de l'autrice/scénariste.


On va faire comme si je n'étais pas outrée par la question de la véritable identité de Croyance qui est tout simplement un énorme WTF dans l'histoire mais je préfère laisser le bénéfice du doute à la suite de la saga qui je l'espère se contentera d'expliquer qu'il s'agit en vérité d'une bonne grosse disquette de Grindelwald pour pouvoir le manipuler.

Pour tout vous dire, ce n'est pas grave en soi de ne pas aimer une partie d'une œuvre (tmtc le film la Chambre des Secrets) mais sentir simplement l'appel des sous m'a vraiment fait de la peine pour un univers qui est si important pour moi et ce depuis bien des années.

Parce que oui, Harry Potter c'est comme pour beaucoup ma valeur refuge. Le livre ou le film qu'on va lire et relire alors même qu'on a encore trop de choses à voir parce qu'on ne résiste pas à l'appel du monde magique et de ses personnages réconfortant. Harry Potter c'est l'histoire qui m'aura appris que l'amitié peut être plus forte que tout, qu'une fille n'a pas besoin de tomber amoureuse du héro pour exister et qu'elle peut s'en sortir très bien toute seule grâce à ses connaissances (d'ailleurs combien de fois seraient mort Harry et Ron sans l'aide d'Hermione, mh?), que les adultes n'ont pas forcément réponse à tout. Bref, Harry Potter a occupé une trop grande place dans ma construction personnelle pour rester indifférente face à une suite aussi décevante.

J'espère sincèrement que les prochains films remonteront le niveau.


Je vous laisse avec cette merveilleuse vidéo que je déterre, parce pourquoi pas ?


P-S : vous vous en doutez peut-être mais oui, je suis Serpentard, obviously.

mardi 13 novembre 2018

Siseng – Les meilleurs bao burgers de Paris ?


Ça faisait des mois que plusieurs de mes potes m'harcelaient me conseillaient d'aller manger chez Siseng et j'ai enfin fini par sauter le pas... Et clairement, faut que je vous en parle.


Siseng est un restaurant de cuisine asiatique fusion qui a ouvert il y a de ça quatre ans sur le quai Jemmapes. Un restau un peu branché, dans une veine fooding comme on en voit beaucoup sur Instagram. Mais je dois l'avouer, il se détache clairement des autres.

Le restaurant propose des bao burgers, ces burgers d'inspiration asiatique avec à la place du pain classique un bao, une brioche toute blanche cuite à la vapeur que c'est bon sa mère. Le bao est originellement rempli de légumes/viandes/ ce que vous voulez. Le croisement de la cuisine asiatique et occidentale a donné naissance à un nouveau bébé : le bao burger.


J'ai déjà eu l'occasion de goûter ces burgers d'un genre « nouveau » grâce à Little Baobei et j'étais déjà conquise par le concept. Bref, après m'être tant vue vantée les mérites de ce restaurant, il fallait absolument que je le teste.

Je m'y suis donc rendue jeudi soir dernier avec deux de mes partenaires bonne bouffe (ouais j'ai des partenaires bonne bouffe laissez-moi tranquille, jugez pas).

La salle étant bondée, on nous a annoncé devoir attendre 10 minutes avant de trouver une table (ou alors nous pouvions directement se mettre au comptoir – archi mort). Finalement, la table s'est libérée plus vite que prévu, de quoi ravir nos trois postérieurs de gros sacs.

Siseng propose une carte assez restreinte mais pourtant assez variée : burger bao donc, mais aussi bento, croquettes, tempura, rouleaux de printemps, soupe, salade et desserts. Le restau propose aussi des cocktails maison, sakés et bières asiatiques qui n'ont pas manqué d'attiser ma curiosité (mais pas mon porte-monnaie tmtc la pauvreté).

J'ai pour ma part opté pour le burger bao végétarien (no shit Sherlock) au tofu avec des champignons shiitake, des algues, des pousses d'épinards jeunes et du poireau. J'ai pris avec ça les cromesquis de risotto au lait de coco et citronnelle, vivement conseillés par la copine Bon Dans la Bouche qui m'avait donné l'impression que ce mets allait m'ouvrir les portes du Paradis. Autant vous le dire tout de suite : c'est le cas pour quiconque supporte la citronnelle. C'est bien trop bon et j'en mangerai bien encore 24 d'affilée.

Le burger quant à lui était incroyablement bon lui aussi, parmi les meilleurs burgers que j'ai pu manger toute catégorie confondue. Il valait vraiment le coup et je vous le conseille vivement. Comme je suis pleine de ressources et assez michto, j'ai réussi à piquer des frites de patates douces à la sauce cacahuète à se taper le cul par terre, tout en sachant qu'à la base, les frites de patates douces c'est pas vraiment mon délire (petit wink à Little Baobei qui MÉLANGE frites classiques et patates douces en mettant tellement de sel qu'elles en deviennent immangeables, faites un truc pour arranger ça svp merci bisous).


Vous commencez à me connaître, il s'avère que j'ai faim environ 23 heures sur 24 et ce jour-là n'a pas dérogé à la règle : je me suis enfilée quatre tartines de fromage juste avant d'y aller, alors je suis personnellement dans l'incapacité de vous dire si on y mange assez ou non (bravo le professionnalisme!).

Mes compagnons de pétage de bide ont aussi été unanimes : c'est bien trop bon. J'ai trouvé le personnel à l'écoute (même si peu aidant sur la description des bières asiatiques) et très serviable.

Je ne retiendrai que deux choses noircissant un peu le tableau : les prix qui sont assez élevés pour celles et ceux qui voudraient s'y rendre le soir (pas de menu proposé, il faut donc y aller le midi pour avoir burger/frites/boisson à 15 euros ce que je trouve déjà un peu cher) et le fait que nous soyons assis sur des tabourets avec des tables un peu trop rapprochées qui donnent un peu une impression de cantine pas forcément agréable (un peu comme aux Pâtes Vivantes même si cette atmosphère y est beaucoup moins marquée). Mais pour ce dernier point pas de panique, Siseng propose la vente à emporter !

En conclusion je dirais : allez tester Siseng, c'est un super restau de fusion asiatique qui vaut clairement le détour !

Siseng
82, quai de Jemmapes
Paris 10ème
Métro Jacques Bonsergent ou République

Du Mardi au Dimanche
12h-15h30 et 19h-23h
Vente à emporter



mardi 6 novembre 2018

Les jeux vidéo – Encore un moyen de me rendre plus pauvre


Y a pas mal de trucs qui me plaisent dans la vie. Et malheureusement ces trucs coûtent parfois bonbon : le maquillage, la photo, les comics et aussi... Les jeux vidéo.


J'ai un rapport assez particulier aux jeux vidéo, je m'explique : je ne suis pas comme beaucoup de mes potes à y passer énormément de temps de façon continue et ce depuis plusieurs années. Je n'ai malheureusement pas le temps pour ça. Attention évidemment, je ne juge pas, je dis juste que je répartis de manière plus cheloue mon temps entre mes différentes passions, ce qui fait que je n'y consacre pas plusieurs heures par semaine mais plutôt par mois.

En revanche, quand je suis vraiment lancée dans un jeu, vous pouvez vous brosser pour espérer me voir décrocher un appel.

De toute façon j'aime pas les appels téléphoniques

Ce qui fait que lorsque je me lance dans un jeu, j'essaye de bien choisir mon moment. Parce que je me suis trop de fois faite happer par cette tentation au point de ne plus vouloir réviser ou bosser sur un devoir. Et en Droit, ça peut faire très mal. Je joue donc par intermittence, certes, mais avec passion.
En fait, je dirais que la détermination du temps que je passe sur les jeux vidéo est due au rapport qu'avait ma mère avec ça. Ayant voulu me « protéger » de l'enfermement sur moi-même, elle n'était presque jamais d'accord pour m'acheter une nouvelle console.

Heureusement, mes oncles sont venus foutre le zbeul dans cette bien pensance mal placée.

Gameboy, Gameboy Color, Gameboy Advance, Nintendo DS, PS2, PSP... Ils me les ont presque toutes offertes (même si je soupçonne qu'il s'agissait d'une excuse pour pouvoir me les piquer quand je les retrouvais chez ma grand-mère tous les week-ends).

Image d'époque

À ce moment là, je n'étais pas dans l'optique de vivre une histoire avec un jeu (je parle pas de relation hein). Je voulais simplement attraper des Pokémon sauvages ou mettre une raclée à mes oncles sur Tekken ou Burnout - parce qu'ils faisaient bien trop les malins et que ça me faisait kiffer de les voir s'énerver sans pouvoir se venger parce que s'ils le faisaient je me plaignais à ma grand-mère qui les engueulait.

Et puis au bout d'un long moment, j'ai totalement lâché l'affaire, je pense au moment de la sortie de la PS3 que je n'ai jamais eue. Dans le même temps, on m'avait offert les Sims sur PC et apparemment je trouvais ça bien plus drôle d'enfermer des gens dans des piscines en enlevant l'échelle pour qu'ils ne puissent plus remonter.

J'aimerais un jour écrire un article sur l'inquiétante énergie que j'ai mis à tuer mes Sims, en allant chercher des codes obscurs qui risquaient de faire planter tout mon jeu juste pour le plaisir de voir une météorite se crasher sur eux (ouais, j'y arrivais dans les Sims 2, j'étais ouf, y a quoi).

Après avoir passé des heures à construire des maisons que je n'habiterai jamais, j'ai découvert la photo et l'investissement financier que ça demande, ce qui m'a fait totalement lâcher l'affaire.

Canon en train de me voler tout mon argent

Je me souviens être allée régulièrement chez des copains qui jouaient tout en ayant le seum de pas avoir la même chose à la maison, en bonne gamine pourrie gâtée que j'étais (et que je suis toujours, on va pas se le cacher).

Et puis un jour, la PS4.

Elle était belle, elle était simple dans son design, et elle offrait plein de promesses. Quelques mois après avoir persuadé à un ami de se l'acheter parce que « OMG y a un pack spécial avec The Last of Us et j'ai tellement entendu de bien de ce jeu » (coucou à cet ami qui a perdu 400 € grâce à moi en m'hébergeant une semaine), c'était mon tour. Une console et tellement de jeux à rattraper. Parce que oui je vous le rappelle, je n'ai pas eu de PS3, j'ai donc raté un certain nombre de jeux d'anthologie. Mais grâce à Sony, beaucoup d'anciens jeux sont disponibles en ligne et des coffrets de jeux remasterisés sont régulièrement mis en vente. Du coup je me suis dit qu'il serait cool de faire un tour d'horizon de mes jeux prefs de la vie. Ils sont trois :


Uncharted


Comme je le disais, pas de PS3 pour Sheshe, c'est donc à l'occasion d'Uncharted 4 que Naughty Dog s'était mis à vendre un pack avec les 3 précédents jeux dans une jolie boîte appelée The Nathan Drake Collection. J'avais une amie au lycée qui m'avait parlé de ce jeu, de cet univers dont elle était fan, me le décrivant comme un espèce de pendant masculin de Tomb Raider. Mais en fait, c'est TELLEMENT MIEUX.




Pour le pitch, Uncharted est une série de jeux vidéo racontant l'histoire de Nathan Drake, un archéologue pas vraiment officiel qui voyage dans le monde entier pour voler des objets précieux et gagner sa croûte avec son comparse, Victor Sullivan dit Sully. De l'Amérique du Sud au Moyen-Orient en passant par l'Europe et l'Asie, on y voit des décors somptueux et on y vit des émotions fortes.
J'ai dévoré toute la collection, en enchaînant avec le quatrième opus ainsi que le dernier né, The Lost Legacy, qui peut tout à fait se jouer sans connaître toute l'histoire.






Life is Strange


Life is Strange est un jeu qui m'a vivement été conseillé par un proche, que je sais de confiance puisqu'il connaît vraiment très bien mes goûts. Max est une jeune femme passionnée de photo (vous voyez le rapport hé) qui fait son entrée à l'université et qui pour cela revient dans sa ville natale, Arcadia Bay d'où elle avait déménagé il y a de ça quelques années. Elle y retrouve Chloé, sa meilleure amie d'enfance à qui elle n'avait pas donné de nouvelles depuis bien longtemps et se retrouve mêlée au cœur de sa vie bien tumultueuse. En parallèle Max a une vision, celle de la ville, frappée par une tempête ultra violente détruisant tout sur son passage. Elle se découvre à ce moment là le pouvoir de remonter le temps, ce qui va avoir une incidence sur sa vie et celle de tous les habitants.



Life is Strange est un jeu assez particulier dans la mesure où vous n'effectuez pas directement les actions lorsque vous incarnez les personnages... Du moins comment dire ? Ce jeu tient plutôt du film interactif où plusieurs choix vous sont proposés et modifient le scénario selon vos décisions. Vous avez donc plusieurs fins possibles (et quand vous êtes aussi malades que mes potes vous testerez tous les choix pour voir toutes les fins). Le jeu se découpe en cinq épisodes à la fin desquels vous pourrez voir les statistiques mondiales et même celles de vos ami.e.s. C'est-à-dire que si vous avez décidé de vous embrouiller avec quelqu'un par exemple, vous allez voir si la majorité des joueurs.ses. ont décidé de faire de même ou s'ils/elles ont opté pour une solution plus pacifique.

C'est une histoire très attachante, que j'ai continué de découvrir dans le deuxième opus, Before the Storm, qui raconte la vie de Chloé avant le retour de Max à Arcadia Bay. Les personnages sont attachants et ce jeu m'aura permis de me lancer dans de longues discussions sur les choix à faire et plus généralement le fait de faire la part des choses entre bien et mal. C'était assez intense.




The Last of Us


Je vous racontais que j'avais fait dépenser 400€ à un pote qui m'hébergeait lors de mon dernier passage en Belgique à cause de The Last of Us. C'est totalement vrai, mais laissez-moi vous en dire un peu plus sur cette histoire.

J'avais vu mon meilleur ami et son frère jouer à The Last of Us sur PS3 à l'époque et j'avais été fascinée par le jeu, par l'histoire qui m'avait directement captivée. Ravalant mon seum intergalactique, j'avais lâché l'affaire quand en se baladant dans les rayons d'un équivalent belge de la Fnac, j'étais avec mon pote tombée sur ce fameux pack à 400€. 
En rentrant, on a lancé le jeu ensemble et j'avais encore plus été frappée par le remaster qui avait été fait et qui rendait encore plus beau le jeu. Alors oui je sais, les graphismes ne font pas une bonne histoire dans ce domaine mais là, impossible de passer à côté de ces paysages post-apocalyptiques incroyables (et cette lumière bon sang !!).

The Last of Us, c'est l'histoire de Joël et Ellie qui évoluent dans un futur où le monde est ravagé par une infection qui transforme les gens en sorte de zombies, appelés claqueurs ou coureurs (et d'autres...) selon leur stade de contamination. Les deux personnages doivent parcourir une bonne partie des États-Unis pour une mission particulière tout en s'assurant de leur propre survie.

The Last of Us, c'est le jeu dont je n'ai jamais vraiment réussi à me remettre. J'ai littéralement pleuré à certains moments et je me souviens mettre assise au bord de mon lit, emmitouflée dans une couette à réfléchir au sens de la vie et ce que j'allais faire ensuite pour le reste de mon existence le jour où j'ai fini le jeu. C'est à ce moment là que j'ai compris que les jeux vidéo pouvaient offrir mille choses tant que l'histoire était bien écrite et que j'ai en outre, mesuré l'étendue de son pouvoir. C'était ma nouvelle porte d'entrée dans ce monde fabuleux, qui fait qu'aujourd'hui je me sens carrément prête à découvrir d'autres histoires.

Partage si toi aussi tu sais pourquoi t'as envie de chialer en regardant cette image

Un jeu plus court, Left Behind, est sorti un peu plus tard et raconte le passé d'Ellie. J'ai tellement été bouleversée par le jeu principal que j'ai choisi de me le préserver pour le moment où je ne tiendrai plus. À ce propos, le deuxième opus devrait voir le jour l'an prochain à cette même période. C'est donc quelques temps avant la sortie du deuxième opus que je compte m'y atteler, histoire aussi de me remettre dans le bain avant de recommencer à buter des claqueurs.




mardi 30 octobre 2018

Fucking Perfect- 5 points qui prouvent que P!nk est la meilleure personne


Mercredi 24 octobre 2018, il est 9h40 et je suis devant mon ordi avec les pages de la Fnac Spectacles, Carrefour Billetterie et Ticket Master ouvertes. Dans 20 minutes va s'ouvrir la vente des places d'un concert, un concert que j'attends depuis 7 ans et que j'ai la trouille de rater.

10h arrive, je me bats comme Jon Snow face à l'armée de Ramsay Bolton pour parvenir à choper deux places pour le Beautiful Trauma Tour, qui aura lieu en juillet 2019.

J'ai mes places, je suis heureuse et soudain je réalise. Nous sommes mercredi 24 octobre 2018, ça fait un peu plus d'un an que j'ai ouvert mon blog et je n'ai pas parlé une seule fois de mon amour inconditionnel pour P!nk.

Permettez-moi de remédier à ça.

Beaucoup de gens de mon entourage le savent, P!nk est mon idole. Je pensais pourtant qu'on avait abandonné le terme d'idole en 2003 avec l'émission Graine de Star (quelqu'un a des nouvelles de Laurent Boyer ? Envoyez un dm svp). J'ai beaucoup trop de choses chez cette artiste qui a toujours été à mes côtés depuis que je l'ai découverte en 2001.
Calmez-vous, quand je dis à mes côtés je suis pas en train de vous dire que j'imagine qu'elle fait partie de ma vie et que je pense sincèrement la connaître, juste bah ça fait longtemps que j'écoute ses titres, quoi.

Du coup, j'ai décidé aujourd'hui de vous parler des raisons qui font que pour moi P!nk est une artiste exceptionnelle.



1 – Sa voix

Voilà alors pourrait-on parler de ses performances vocales ? Que ce soit pour ses propres titres hyper pop, pour You+me le duo folk qu'elle a formé il y a de ça 4 ans avec Dallas Green ou encore ses reprises à l'occasion d'émissions télévisées ? Ce n'est clairement pas un hasard si elle avait été choisie pour chanter Lady Marmelade aux côtés de Christina Aguilera pour ne citer qu'elle. Et je ne sais pas vous et c'est terrible à dire, mais parfois, ses covers sont parfois vachement mieux que la version originale (Déso Gwen Stefani). 



2 – Ses lives spectaculaires (et sans playback !)

Aller à un concert de P!nk, c'est aller assister à un véritable spectacle avec une mise en scène digne des plus grandes stars. Je ne dis pas que c'est ce qu'il faut absolument faire, certain.e.s artistes peuvent tout à fait se contenter d'une guitare et d'un micro pour nous transporter (elle aussi d'ailleurs, HEIN) mais il faut reconnaître que ses concerts sont de véritables shows. Il y a de la danse (Try), de la voltige, parfois des scénettes le tout sans playback (par exemple le jour où elle doit chanter l'hymne national américain pour le Superbowl et qu'elle a la grippe, REP À ÇA BRITNEY – et oui le truc qu'elle enlève de sa bouche c'est une pastille pour la gorge).



Donc là y a du feu dans son dos et elle elle chante oklm, ok. Bien reçu.

3 – C'est une personne réellement inspirante

Non contente d'être une artiste exceptionnelle, elle m'a également tout l'air d'un humain exceptionnel. Comme je le disais dans la vidéo Cher Corps de Léa Bordier, P!nk est une figure qui m'a permis de m'accepter, d'accepter mon corps pendant mon adolescence. Parce que son discours a toujours été celui de dire qu'on s'en fout de pas être dans les normes, de pas s'enfermer dans des cases et que le plus important était d'être heureux/se. Elle l'a d'ailleurs très bien montré dans le discours qu'elle a fait à sa fille Willow aux VMA 2017.

En plus de ça, elle a une véritable considération pour les musicien.e.s qui l'accompagnent au quotidien, allant même jusqu'à leur faire remplir un petit questionnaire pour en apprendre plus sur leur vie et leurs goûts qu'elle a partagé sur Instagram ces derniers mois.

Enfin dernière chose, elle a quand même écrit la chanson Dear Mr. President, adressée à Bush Jr qui est quand même ce qu'on peut appeler une belle merde pour dénoncer un bon tas de choses. Elle avait même d'ailleurs décidé de ne plus chanter cette chanson à l'élection d'Obama (reste à savoir si elle compte faire une version 2.0 pour Trump...) - chanson en lien en fin d'article-.




4 – Ses clips hyper soignés

Mon clip préféré ever, qui m'a inspiré LE tatouage que je compte me faire (si j'ai le cran de me faire tatouer un jour et que je trouve l'artiste pour faire ce que je veux) c'est Try. Il m'avait littéralement hypnotisé quand il était sorti. Une grande partie de ses clips sont de toute façon des petits bijoux, dans la lignée de ses shows. Qu'ils soient drôles (Beautiful Trauma qui en plus de ça en profite pour bousculer les normes imposées par la société), touchants (What About Us) ou juste superbement réalisés (U+Ur Hand).


5 – Sa simplicité

Alors j'ai bien conscience qu'aux États-Unis beaucoup d'émissions soient complètement fakes où la spontanéité n'a absolument pas sa place et où la gentillesse est feinte. Mais vu le personnage, je pense qu'il n'y a pas besoin de douter de sa sincérité, quand elle chante What's Up bourrée avec Linda Perry, qu'elle chante en studio avec sa fille Willow ou qu'elle participe au Carpool Karaoke de James Corden.



Bref, P!nk c'est la best et vous pouvez rien contre ça. Bisous.

Mes chansons préférées, dans un désordre le plus total

Misery - Unbeliever - Try - Dear Mr. President - Walk of Shame - Barbies - Cuz I Can - U+Ur Hand - I Have Seen The Rain - .... J'arriverai jamais à terminer cette liste.



Le trailer du Truth About Love Tour, la tournée de son précédent album, pour vous donner un peu l'eau à la bouche



mardi 23 octobre 2018

Petit citron deviendra grand – La boutique Make My Lemonade a ouvert ses portes


J'ai ouvert ce blog il y a maintenant plus d'un an avec un article sur une marque que j'affectionnais tout particulièrement : Wear Lemonade. Un an plus tard, je reviens avec l'ouverture de leur première boutique physique, que je suis aujourd'hui ravie de vous présenter.


Avant tout, sachez que la marque a changé de nom, suite à un certain nombre d'erreurs de la part des médias et des clients, à force de confusion entre le blog Make My Lemonade et la marque de prêt-à-porter Wear Lemonade. Désormais tous les dérivés se réunissent sous un même nom, Make My Lemonade. C'est bien plus simple et efficace (et ça, j'aime bien).

Dans le premier article, je vous expliquais combien j'admirais cette marque et surtout sa créatrice, Lisa Gachet ainsi que l'ensemble de l'équipe. Une marque française, qui fait fabriquer ses produits dans des conditions décentes pour l'humain, très novatrice et qui est pour moi une source d'inspiration constante (non mais vous avez vu toutes ces couleurs?!).

Bouquets signés Pampa

J'ai vu Make my Lemonade passer du statut de  simple  blog de Do It Yourself à marque, d'abord par le biais de vente de patrons puis en y ajoutant la vente de vêtements tout prêts. Sans en être la maman (qu'est-ce que j'aurais aimé, même si je ne bite rien à la couture !), j'éprouve ce petit sentiment de fierté en voyant Make My Lemonade grandir de jour en jour. Et mercredi 17 octobre c'était la cerise sur le gâteau : l'ouverture de la première boutique physique Make My Lemonade.


La marque avait déjà investi les rues de Paris via quelques popup stores éphémères que j'ai visités pratiquement à chaque fois. Mais là nous sommes entré.e.s dans le dur : une boutique physique définitive. J'ai eu l'occasion d'y faire un tour et quelques photos pour vous présenter l'endroit.


(d'ailleurs merci à l'équipe qui m'a donné l'autorisation de ramener mon appareil photo !)

« Connaissant » l'équipe, la boutique Make My Lemonade n'allait pas se contenter d'être une « simple » boutique, non (ça fait beaucoup de guillemets, non?). C'est pratiquement un lieu de vie où l'on peut passer des heures sans y faire toujours la même chose. Boutique classique de vêtements, d'objets de décoration et d'accessoires, point de vente de patrons et de tissus signés Make My Lemonade, café, espace de workshop pour apprendre à fabriquer plein de choses (pas encore ouver mais c'est pour bientôt !)... Bref, tout pour me plaire et attiser ma curiosité.



Sans surprise, le lieu est hyper coloré, plein de vie et on a envie d'y passer un long moment à tout observer. La partie principale de la boutique dédiée à la vente de vêtements est consacrée à la collection du moment. Je m'explique : Make My Lemonade fonctionne sur un système de collection (comme toutes les marques de prêt-à-porter me direz-vous) mais des collections en édition limitée (HA!). Une fois qu'un article est épuisé, il n'y en a plus ! À moins qu'un.e acheteur.euse décide de rendre un vêtement. Sinon vous faites comme moi et vous pleurez des larmes de sang.

Illustrations en vente: Léa Maupetit

C'est donc la collection Botanique Rapsodhie qui y est en ce moment, sachant qu'un portant dédié aux quelques exemplaires des précédentes collections reste disponible (mais qui ne comprend évidemment pas toutes les tailles ni tous les coloris).


Celles et ceux qui ne connaissent pas la marque Make My Lemonade risquent de trouver les prix trop élevés. Certes, je l'entends. Mais comme je vous l'expliquais, c'est une petite marque, qui produit peu (ce qui a donc un coût puisque moins on produit plus cela va coûter cher, on est sur un principe de prix dégressif) et qui respecte les droits humains notamment lors des conditions de fabrication. D'ailleurs toutes leurs productions sont fabriquées dans des pays de l'Union Européenne (sauf la collection de l'an dernier en partenariat avec Monoprix compte tenu de ladite collaboration).

S'ajoute à cela un point noir que certain.e.s trouveront plus ou moins dérangeant selon leur conscience du problème : la marque s'arrête à la taille 44, ce qui est évidemment un vrai problème. Je sais cependant de source sûre que leur objectif est d'aller jusqu'au 50 d'ici 2019 (je fais la meuf en disant de source sûre genre j'ai des contacts alors que je l'ai juste lu dans des messages écrits par le CM de la marque, vous emballez pas).

Ce n'est certes pas suffisant mais déjà un bon premier pas, surtout pour une marque aussi jeune et non spécialisée. Mon vrai regret est que les patrons aussi s'arrêtent à la taille 44 alors que pour le coup ils pourraient aller beaucoup plus loin. Pour autant, je ne doute ni de la réactivité de l'équipe pour devenir plus inclusive ni de sa bienveillance. Je pense que c'est simplement une question de temps et j'espère ne pas me tromper.



Bref, Make My Lemonade est une marque que je soutiens et que je vous encourage à découvrir, même si je n'ai pas forcément un porte-monnaie à la hauteur de ses exigences. En même temps, ça me permet aussi d'acheter plus raisonnablement et de consommer plus éthiquement (ouais je me console comme je peux hein). Quoi qu'il en soit, je sais que je vais passer du temps non seulement dans la boutique, mais aussi dans le café ou encore à apprendre plein de choses dans l'espace workshop.

Vous voulez voir de belles choses ? Courez-y !


Make My Lemonade
61, Quai de Valmy
75010 Paris

Pas sur Paris ? Pas de problème, il y a toujours l'e-shop !


Crédit photo: Shetoutcourt (enfin moi-même quoi)