mardi 8 janvier 2019

Sheshe les Bons Tuyaux – Comment je suis devenue le grand vizir des bons plans


Demain, c'est les soldes. Si vous êtes un·e lecteur·ice régulier·e de mon blog, vous avez déjà probablement vu passer mon armada de conseils pour préparer les soldes histoire de faire de véritables bonnes affaires pour acheter ce dont vous avez besoin, ce que vous recherchez.

Je le confesse : j'adore les bons plans. Non seulement parce que j'imagine que le système capitaliste a fait un merveilleux travail sur moi en me donnant l'impression de contrôler la Terre parce que j'ai obtenu un objectif photo à moins 50% mais surtout parce que je suis pauvre sa race et que c'est franchement pas désagréable de pouvoir me faire plaisir à moindre frais.


Au moment où j'ai eu accès à une carte bleue en plus d'Internet, j'ai développé une sorte de satisfaction à toujours trouver les produits que je souhaitais acquérir moins cher que ce qu'on trouve habituellement dans le commerce en épluchant les différents sites.

Le jour où j'ai trouvé ma paire de Demonias 50 euros moins cher que sur les sites les plus populaires en fouillant pendant des heures


La raison de cette motivation ? Je n'ai pas de vie. Non, aucune. Et j'aime bien rester à l'affût des promos pour avoir le moins possible la sensation de me faire flouer quand j'investis un sou. Ce qui est pourtant bizarre parce que je ne me pense pas non plus radine, loin de là. Je dépense, j'aime dépenser pour des trucs que je trouve trop cools ou faire plaisir à mon entourage tout en tâchant de mettre de côté, quand je le peux.

En revanche, à la différence de Rowan Atkison dans Love Actually, je sais pas vraiment emballer les cadeaux


Au-delà de ça, il faut garder à l'esprit quelque chose : j'ai beaucoup (trop) de passions : le maquillage, les comics, les livres plus généralement, la photo, le cinéma et les jeux vidéos. Et mine de rien, tout ça cumulé ça représente pas mal de sous (la photo arrivant largement première parce que même si j'effectue des achats une fois tous les 6 mois/ 1 an, ce sont pour la plupart de gros achats qui font bien mal).

Pour autant, les années passant, j'essaye de faire un peu plus attention à mon mode de consommation. Certes je profite quasiment à chaque fois des soldes, mais surtout pour pouvoir m'acheter des pièces de petits créateurs qui fabriquent leurs produits dans des conditions décentes et que je ne pourrais pas me payer en temps normal (oui, je pense particulièrement à Make My Lemonade même si à ce stade on ne parle plus vraiment de petit créateur... Mais aussi à des créateurs et créatrices de bijoux qui font des trucs vachement stylés). J'essaye d'investir dans du matériel réutilisable, je pense à ma gourde Qwetch, de fabrication française et sans BPA. Je ne dis pas que je suis parfaite parce qu'il m'arrive parfois de craquer pour des prix attractifs chez Monki, mais j'essaye de faire au mieux et d'acheter du seconde main autant que faire se peut.

Dans ma tête, quand j'essaye de me déculpabiliser d'avoir craqué

J'ai également lancé une newsletter spécialement dédiée au maquillage qui permet à mes abonné·es de profiter d'un certain nombre de promotions. Pour vous faire le topo : je leur envoie un mail à mesure de mes trouvailles sans jamais spammer et surtout en n'y incluant uniquement du maquillage sans cruauté envers les animaux au minimum et vegan quand l'opportunité se présente.

Ça ressemble à ça

Je suis vraiment très contente d'avoir lancé cette newsletter, non pas parce que j'aime me rajouter du travail mais surtout parce que ça me permet de partager ma passion du makeup avec des gens qui la partagent et surtout des bons plans. J'y parle franchement (comme ici), il y a des gifs (comme ici) et je fais des blagues sur le makeup (pas comme ici). Ça me permet aussi de parler de marques américaines qui sont difficilement trouvable en France et de faire connaître les sites auprès desquels je me fournis pour tenter de démocratiser leur makeup qui sort complètement de ce qu'on a l'habitude de voir et qui proposent de la vraie bonne came.




mardi 1 janvier 2019

Le pouvoir du makeup – Alexis Stone réalise le meilleur prank qui soit


Nous sommes le 1er janvier 2019 et Alexis Stone a monté la plus grosse supercherie de ces dernières années.


Si vous avez lu mon article sur le maquillage, vous avez déjà sûrement entendu parler d'Alexis Stone. Ce maquilleur britannique et ancienne drag queen s'est fait mondialement connaître par ses transformations. Il a en effet bufflé la planète entière avec ses makeups incroyables, le transformant tantôt en Kim Kardashian, tantôt en Donatella Versace ou encore en Leonardo Di Caprio. Je n'avais jamais été autant soufflée par le travail d'un·e makeup artist avant lui, ses créations étant toujours plus folles de réalisme.

Il y a quelques mois, Alexis a décidé de subir une rhinoplastie pour des raisons de santé. C'était une chirurgie réparatrice. Suite à cela, il a fini par annoncer qu'il comptait multiplier les interventions chirurgicales, dans un but uniquement esthétique cette fois.

Face à cette décision et au fur et à mesure des photos de ses chirurgies, qu'il publiait sur ses réseaux sociaux, il a essuyé un certain nombre de remarques, souvent très négatives. Les gens étaient déçus de voir à quel point il s'éloignait de son apparence physique naturelle pour arriver à un visage délibérément gonflé, que l'on croise habituellement lorsque certaines stars hollywoodiennes ont non seulement abusé du bistouri et du botox mais également lorsque que ces chirurgies ont mal tourné.



Sauf qu'en ce 1er janvier 2019, Alexis nous a annoncé qu'il s'agissait en réalité d'une énorme supercherie. Et je crie au génie.


Une première vidéo a donc été publiée ce matin. 1 minute où l'on voit Alexis retirer son masque et ses prothèses. Une vidéo qui a choqué l'intégralité de son public.


Une deuxième vidéo, plus longue, a été publiée peu après et où l'artiste nous montre la réalisation de cette supercherie avec un vlog assez documenté sur la façon dont les prothèses ont été créées, ses moments de doute et de joie mais surtout et c'est ce qui était le plus intéressant à mon sens: les raisons d'un tel projet.


Dans cette deuxième vidéo, The Making of, Alexis explique qu'il a souhaité s'amuser. Alexis n'est pas son vrai nom ça, on le savait depuis un moment. Mais ce qu'il dit c'est surtout qu'Alexis est un personnage. Il nous voulait pas s'ennuyer avec lui et a choisi de se réinventer pour se distraire, en jouant un rôle.

Alexis nous parle en tout début de vidéo de la stigmatisation liée à chirurgie plastique. Selon lui, la perception de la chirurgie esthétique est très mauvaise sauf si les gens estiment qu'on en a besoin (4:45). Et c'est cette réflexion que j'ai trouvé particulièrement intéressante.

Au-delà du « simple » prank, Alexis pousse à nous interroger sur notre perception des autres et surtout du respect de leurs choix. La chirurgie esthétique implique une transformation de notre apparence physique. Elle est souvent rejetée parce qu'on lui associe un déni de réalité, lorsque par exemple des personnes se font des injections de botox pour être figées dans le temps et pensent ainsi échapper aux marques du temps. De toutes les modifications corporelles, la chirurgie plastique est sans doute celle qui suscite le plus de réactions. On pointe sans arrêt du doigt les stars que l'on estime avoir été trop loin, on se moque des chirurgies ratées. Les personnes qui y sont passées sont assimilées à des monstres et perdent le soutien de leur public lorsque celles-ci sont connues.


Pour autant, beaucoup de gens se teignent les cheveux, se font tatouer, piercer, sans que cela pose de problème à qui que ce soit. Alors pourquoi autant de vives réactions lorsqu'il s'agit de passer sur la table d'opération ?

À titre personnel, je pense que la société n'aime pas les transformations qui s'attaquent à la nature même de la personne. Il n'y a qu'à voir le rejet du monde face aux gens qui n'entrent pas dans les clous en se faisant tatouer des parties trop visibles comme le visage ou qui portent des écarteurs trop grands à leur goût.


Que l'on soit d'accord ou pas, une chose est sûre : la différence pose un réel problème à notre monde.

Je ne vais pas mentir : lorsque j'avais vu la transformation d'Alexis, j'avais éprouvé un réel désintérêt pour son travail à cause de sa mentalité. Je me suis retrouvée non seulement piégée par cette supercherie mais surtout par ce rejet de la différence alors même que je ne me considère pas comme une personne intolérante. Je me rends donc compte grâce à ce projet que j'ai encore pas mal de chemin à parcourir sur l'acceptation de l'autre.

Tout cela pose une vraie question quant à la liberté qu'a chacun de disposer de son propre corps. On nous donne l'impression de pouvoir faire ce que l'on veut de notre apparence mais la réalité est que la vie en collectivité qu'implique la société nous empêche d'aller « trop loin », d'être trop radical dans notre transformation. À se demander si nous sommes réellement libres de nos choix alors même que ceux-ci n'affectent personne sinon nous même.

Quoi qu'il en soit, je remercie Alexis Stone pour cet incroyable projet qui soulève un certain nombre de questions sur notre cheminement personnel et sur l'acceptation d'autrui.



mardi 18 décembre 2018

Se prendre en photo soi-même – Pourquoi faire des autoportraits ?


Je me suis lancée en Photo par envie de créer quelque chose qui me plaisait esthétiquement avec mes ami·es, en leur tirant le portrait. J'adorais réfléchir à des mises en scène, au stylisme, au maquillage et à la coiffure de mes modèles. Vous l'aurez sans doute remarqué, je réalise très souvent des autoportraits. En vérité, j'estime que c'est une partie intégrante de mon travail et j'ai eu envie aujourd'hui de vous expliquer pourquoi est-ce que je me prends souvent en photo. Ce billet sera donc ponctué de ces différents autoportraits, je vous préviens : il va y avoir du déterrage de dossier et ce dans un ordre complètement aléatoire, parce que je fais bien ce que je veux.


Les autoportraits ont commencé quasiment en même temps que mes shootings derrière l'appareil, bien avant que je n'ose même imaginer poser pour un·e photographe. Au risque d'en décevoir certain·es, je pense très sincèrement que les premières fois où j'ai lancé le retardateur c'était pour me faire une nouvelle photo de profil Facebook. C'est peu palpitant, c'est pas un storytelling qui fait rêver, mais c'est pourtant la réalité.

La bonne signature dégueulasse dans le coin en haut à gauche, tout ce qu'on aime

Si cette première motivation était d'ordre purement superficiel, il fallait bien avouer que j'ai fini par me prendre au jeu de cet exercice différent, pour pouvoir multiplier les possibilités de création. Pas de contrainte de devoir collaborer avec un·e modèle, dans le sens où si l'envie me prenait de faire une photo à 3 heures du matin, je pouvais le faire – même si je ne le faisais jamais car la nuit JE DORS EH OUI.


Je m'amusais beaucoup à imaginer de nouvelles choses, surprendre les quelques personnes qui suivaient mon travail et surtout mes ami·es. Je me déguisais, je testais des poses pour de futures photos avec mes modèles, j'étais tour à tour Lara Croft, Esmeralda, la Reine de Blanche-Neige... Je n'ai jamais vraiment intériorisé cette pratique qui me paraissait naturelle, non pas que je me disais être faite pour être devant l'objectif, loin de là, mais plus parce que le principe de soi-même se prêter au jeu de la pose me paraissait indispensable pour saisir ce qu'il se passait dans la tête des modèles (ce que j'ai enfin réussi à mieux comprendre à partir du moment où j'ai posé devant un·e autre photographe que moi, l'important étant la communication, difficile de se rendre compte des choses quand on est seul·e à seul·e...).


C'est en fait il y a quelques années seulement que j'ai compris à quel point la pratique de l'autoportrait m'avait aidée à me construire... Ou plutôt m'avait empêchée de me détruire. Comme je le disais dans la vidéo Cher Corps de Léa Bordier à laquelle j'ai participé, en soi, je n'ai pas eu et je n'ai pas vraiment de problème avec mon corps. Bien sûr, il y a des moments où je ne me sens pas bien, où je ne me sens pas belle mais pour être honnête, je me suis toujours dit que mon corps était tel qu'il était et que je devais l'accepter comme ça. Pas en l'appréciant particulièrement, pas en lui vouant un culte, non. Juste que j'avais ce que j'avais et qu'il fallait que je m'en contente. Que j'étais bien assez chanceuse de ne pas souffrir d'un handicap physique et que donc je n'avais pas le droit de me plaindre (ce qui est faux finalement, puisqu'on a tous et toutes le droit de se sentir bien ou mal dans sa peau). Certes, ma relation à mon corps n'est pas toujours apaisée, pas toujours saine, il n'empêche que globalement je suis plutôt « ok » avec.


Si j'en suis arrivée à un tel état d'esprit vis-à-vis de l'image que j'ai de mon corps, c'est je pense en grande partie des autoportraits (et des discours que j'entendais autour de moi). La mise en scène et ma volonté de créer quelque chose de nouveau m'ont permis de passer outre les complexes que j'ai pu avoir. Je me souviens, en y repensant, que l'important pour moi n'était pas de me trouver jolie sur une photo, mais seulement d'arriver à créer l'esthétique que je visualisais dans ma tête. Le résultat était mon seul but, peu importe l'amas de chair qui se trouvait au centre de la photo. Ça ne m'intéressait pas de savoir si je me sentais belle le jour où je décidais d'enlever le cache de mon objectif, non. Le seul critère était l'envie de créer (et la fatigue – non parce que sans déconner poser c'est quand même archi crevant).


Ce qui me fait doucement rire, c'est que lorsque je trouve l'un de mes autoportraits mauvais, ce n'est pratiquement jamais à cause de ma tête, mais surtout à cause d'erreurs de gestion technique. Je ne suis pas non plus en train de vous dire que je me trouve exceptionnelle sur chaque photo, mais simplement que cet aspect technique prend largement le pas sur mon opinion vis-à-vis de mon faciès.


Si j'ai mis du temps à comprendre pourquoi les autoportraits étaient quelque chose de bénéfique, je ne peux vous conseiller de vous y mettre. Pour être à l'aise avec son image, pour s'exercer quand on veut devenir modèle, pour créer de nouvelles choses à 3 heures du matin après avoir eu un éclair de génie en regardant une vidéo sur YouTube, j'en sais rien.


Toujours est-il que je ne peux vous encourager à multiplier les moyens de vous accepter, tel que vous êtes. Ça ne pourra que vous être bénéfique.


mardi 11 décembre 2018

Pop culture et faits réels – 5 films que je retiens en 2018



Soyons honnêtes d'entrée de jeu : je n'ai pas beaucoup eu l'occasion d'aller au cinéma cette année. J'en ai plutôt profité pour approfondir ma culture cinématographique en découvrant des classiques sur les plateformes en ligne. D'ailleurs presque tous les films de cette sélection je les ai vu bien en retard par rapport à leur date de sortie (ma foi vous faites ce que vous voulez de cette info). Il n'empêche que j'y suis allée quelques fois et je me suis donc dit qu'il serait sympa de vous partager les films que j'ai apprécié voir. Je me suis concentrée sur les grosses sorties, les films que j'attendais depuis un moment. Donc pas de petit film d'auteur dans cette sélection, ce que je regrette. Mais du coup, n'hésitez pas à me dire ce que vous retenez pour 2018, ça m'intéresse énormément (je prends des notes et tout, ouais) !


1- Black'k'klansman : J'ai infiltré le Ku Klux Klan de Spike Lee




Inspiré d'une histoire vraie, Black'k'klansman : J'ai infiltré le Ku Klux Klan raconte l'histoire de Ron Stallworth, le premier policier afro-américain a avoir intégré la police de Colorado Springs. Après avoir fait ses débuts au service des archives, Ron souhaite changer de poste et se voit confier une mission temporaire d'infiltration dans un meeting organisé pour la venue de la tête pensante des Black Panther. Satisfait par sa mission, son chef décide de lui faire intégrer le service des renseignements et se retrouve, motivé par une volonté de les débusquer, à intégrer le Ku Klux Klan.


C'est un film, drôle, touchant, cynique et incroyable. Mention spéciale à Adam Driver que j'ai adoré et que j'ai surtout redécouvert après l'avoir peu apprécié dans le septième Star Wars. C'est grâce à ce film que j'ai mesuré tout le talent de cet acteur que je ne connaissais que trop peu et que j'ai complètement redécouvert. Sans aucune incidence sur le synopsis, Spike Lee finit sur film sur des images des évènements de Charlottesville (2017) qui m'ont fait finir la séance en larmes devant la bêtise du genre humain.




2- Deadpool 2 de David Leitch


En évitant de vous spoiler (parce que le film débute sur l'info la plus importante de l'histoire à mon sens...) Deadpool est obligé de rejoindre les X-Men. Après une boulette avec un jeune mutant bien décidé à foutre le zbeul dans la ville, il est emprisonné dans une prison anti-mutants. C'est alors qu'arrive Cable, un soldat du futur venu buter le jeune mutant. Deadpool décide de le protéger et de combattre Cable.


Quel plaisir de retrouver Deadpool dans ce deuxième opus après avoir tant adoré le premier avec son humour décalé, qui en a mais alors complètement rien à battre des codes, de la bienséance et qui n'hésite pas à parler franchement à son public (n'est-ce pas la scène post-générique ?). Là aussi, j'ai une mention spéciale à adresser, à Yanis Marshall le danseur en talons aiguilles qui a exécuté les passages dansés de Deadpool. Ils sont non seulement très bien fait mais c'est aussi un danseur que je suis depuis quelques années maintenant, un petit français parti à la conquête des États-Unis grâce à son talent qui nous éblouit de jours en jours, alors je suis d'autant plus ravie ! Je n'ai toujours pas commencé à lire les comics de la série mais va bien falloir le faire à un moment donné (et trouver les sous pour financer cette nouvelle passion).



3- Bohemian Rhapsody de Bryan Singer


Bohemian Rhapsody comme vous pouvez vous en douter retrace les aventures du groupe Queen, de sa formation à leur concert mythique pour le Live Aid en 1985. On assiste à la fabrication de leurs plus gros tubes, les moments de doute et de déchirure mais aussi les dilemmes et les joies des quatre membres même si naturellement, l'accent a été mis sur le personnage de Freddie Mercury.


J'ai aimé Bohemian Rhapsody parce qu'il était bien fait. J'ai passé un bon moment même si je regrette de ne pas l'avoir regardé chez moi avec des potes histoire de pouvoir hurler les paroles des chansons et de danser au milieu de mon salon. Rami Malek a fourni une interprétation incroyable et s'il ne gagne pas un Oscar pour ce film c'est un scandale. Au-delà de ça, j'admire leur histoire d'autant plus que je suis fan de Queen (plus pour leur musique que pour leur vie que je ne connaissais finalement que très peu avant d'aller à cette séance). Et surtout, j'ai été fascinée par le boulot réalisé pour reconstituer les concerts, au geste près. C'était fou. Bon après, le mec qui a réalisé ce film est aussi le réalisateur de Usual Suspects qui est un de mes films favoris de tous les temps, alors est-ce un réel hasard ? Je ne pense pas.




4- Ready Player One de Steven Spielberg


L'action se déroule en 2045 dans un monde ravagé par absolument tout. Les gens vivent dans des espèces de cabanes/caravanes les uns sur les autres (littéralement) et se détendent grâce à un jeu en réalité virtuelle appelé l'OASIS. L'un des créateurs du jeu et seul propriétaire, James Halliday qui a sa mort publie une vidéo lançant un énorme concours qui déterminera à qui reviendra son immense fortune. S'organise alors une compétition mondiale pour remporter la victoire. Le public suit donc Wade Watts, un jeune adolescent bien décidé à relever les défis d'Halliday.



J'ai vu Ready Player One environ mille ans après sa sortie, de manière assez délibérée. Il y a avait eu un effet une énorme pub de la part de la Warner pendant des mois et des mois ce qui a vraiment eu tendance à me refroidir à force d'en entendre parler à tout bout de champ. Non pas par esprit rebelle ayant envie de « sortir du moule » (hahaha), mais surtout parce que j'ai eu la sensation que beaucoup de gens du net avaient été payés pour dire du bien du film, ce qui ne me plaisait pas vraiment (ils étaient a priori libres de dire ce qu'ils voulaient mais je n'ai pas pu vérifier cette info). Toujours est-il que malgré un pitch assez bateau, j'ai adoré voir le film, qui s'adressait pourtant à une génération un peu plus âgée que moi. Je me doute être passée à côté de 1000 refs même si j'en avais déjà pas mal de mon côté. Pour autant, c'était un véritable kiffe de se laisser emporter. Puis il y avait Simon Pegg alors comment vous dire que j'étais ravie ? Mention spéciale (décidément !) à Lena Waithe que j'avais déjà croisé dans Master of None, la série géniale d'Aziz Ansari et qui y incarne un personnage que j'adore.



5- Les Indestructibles 2 de Brad Bird



Après avoir causé un certain nombre de dégâts en tentant de neutraliser le Démolisseur, la ville s'inquiète du comportement des Indestructibles qui à chaque intervention endommagent un peu plus la ville et les biens publics. Forcés de quitter leurs costumes de super-héros, ils se retrouvent cachés dans un hôtel pendant deux semaines jusqu'à ce qu'un riche entrepreneur ne contacte Frozone pour lui proposer une mission afin de redorer l'image des super-héros auprès du public. C'est finalement Helen, ou plutôt Elastic Girl qui s'attèlera à la tâche sous le regard quelque peu envieux de son mari habitué à la gloire et à l'admiration de tous.


Après avoir retrouvé l'univers de Nemo dans le Monde de Dory en 2016 et ce non sans hystérie, j'ai enfin pu renouer avec celui des Indestructibles qui attendait une suite quartoze ans après la sortie du premier. J'ai été très satisfaite par ce deuxième volet très divertissant. Les personnages n'ont en rien perdu de leur saveur même si je regrette un peu que la voix française de Violet ait changé au profit de Louane, Lorie Pester n'étant plus « l'idole des jeunes » à l'heure actuelle, juste histoire de faire du chiffre. Ce n'était pas dérangeant en soi mais les motivations mal cachées des studios Disney Pixar m'ont un peu refroidies (en même temps peut-on vraiment s'en étonner ?). Et c'est en écrivant cet article que j'ai fait de plus amples recherches sur l'acteur qui a doublé Monsieur Indestructible et qui était clairement pour moi la même personne qui joue Stan Smith dans la série American Dad ! et il s'avère que pas du tout, c'est Gérard Lanvin qui campe ce rôle. What a surprise (là non plus je sais pas quoi faire de cette info, elle existe juste dans l'espace temps, voilà) !




Et vous alors, vous avez aimé regarder quoi au ciné cette année ?

mardi 4 décembre 2018

À quoi bon faire de jolis cadeaux ? – 10 cadeaux de Noël à la con


Le mois de Novembre a enfin jugé bon de s'enterrer une bonne fois pour toute pour laisser place au merveilleux mois de Décembre. Oui bon jusqu'à l'an prochain seulement mais vraiment j'ai horreur de Novembre. Est-ce que c'est bien raisonnable de détester un mois ? Je vous pose la question.

Qui dit Décembre dit marronnier (à savoir des articles/reportages sur des évènements prévisibles et sans grand intérêt). Et donc, comme je ne déroge pas à la règle vu mon manque d'originalité, j'ai décidé de faire une petite sélection de cadeaux de Noël qui je l'espère vous sera utile si vous le fêtez.

Mode Noël: activé

Vous souhaitez offrir des cadeaux beaux, de qualité et qui feront plaisir à votre entourage ? Arrêtez votre lecture ici et allez lire l'article de ma copine Princesse Pastèque.

En vérité, j'ai essayé de me mettre sérieusement à l'élaboration d'une sélection de Noël. D'autant plus que j'adore faire des cadeaux à mes ami·es et à ma famille lorsque j'ai les thunes (on va éviter de parler de l'état de mon compte en banque en ce moment mais sachez que je suis dans la dèche la plus TOTALE). Mais pour ça, j'ai besoin de connaître précisément la personne à qui je dois faire un cadeau. Je suis une artiste moi, faut me donner les éléments pour faire les choses bien.

J'ai donc décidé de vous proposer des cadeaux improbables, qui conviendront parfaitement à vos potes les plus cons.

Surtout me remerciez pas.



1 – Le livre de cuisine de Snoop Dogg


Snoop Dogg a sorti en octobre dernier un livre de recettes appelé From Crook to Cook que je convoite depuis l'annonce de sa préparation et je pense que le concept de ce cadeau est assez une vanne en soi pour ne pas avoir besoin d'expliciter les choses et vous convaincre de (me) l'offrir.



2 – Un pin's « Merde »


Cette sélection va être assez portée sur les insultes et autres joyeusetés. Je suis quelqu'un d'assez vulgaire et j'ai le gros mot assez facile. Fort heureusement pour moi, Joanna Behar a ouvert une boutique Etsy bien stylée qui propose des pin's insultants tout en étant esthétiques et pour ça, elle mérite mes sous (que je n'ai pas, je vous le rappelle).



3 – Un livre photo sur Kim Jong Il qui regarde des trucs


Kim Jong Il Looking at things est l'oeuvre de Jo O . Rocha, parue en 2012. C'est un livre de photographies tout ce qu'il y a de plus banal, sauf son sujet. Et comme je le trouve improbable, je me suis dit qu'il avait bien sa place dans cet article.


4 – Un coussin avec la tête de Nicolas Cage pour égayer son canapé


Ce coussin comporte deux choses que j'adule dans la vie : des sequins et Nicolas Cage. Est-ce qu'il y a vraiment besoin d'autres raisons pour vous convaincre de l'offrir ?


5 – Un tampon avec la tête de Derrick


Parce que c'est le meilleur d'entre nous.



6 – Un double pull moche de Noël


Si vous ne trouviez pas les pulls de Noël assez moche, je vous propose une nouvelle opportunité : celle d'offrir à votre moitié un double pull, pour ne plus jamais la quitter et vous rendre encore plus insupportable (parce que les gens en couple qui sont indécollables, c'est insupportable, oui).



7 – Les cartes de désavoeux de Garage Deloffre


Je suis une fan absolue du travail de Sandrine Deloffre qui réalise des aquarelles d'insultes fleuries et colorées. Elle a sorti deux livres de cartes à découper et à envoyer à votre entourage. Vous pouvez l'offrir à quelqu'un qui n'aime pas les gens histoire de sceller une bonne fois pour toute les liens qu'il entretient avec l'extérieur.

En plus je sais que je vais recevoir un exemplaire dédicacé en cadeau à Noël alors merci d'avance à la personne qui me l'offre (jte love sista).



8 – Le calendrier Putain 2019


Si vous connaissez quelqu'un du genre à râler après chaque saison comme moi, le calendrier Putain saura être le cadeau parfait pour cette personne. En tant qu'éternelle insatisfaite qui répète constamment que tout fout le camp, je pense sincèrement que c'est le cadeau idéal.



9 – Un Calchemise


Je suis du genre à aimer les blagues qui vont trop loin. Si vous aussi vous aimez ça et que vous êtes capables de dépenser beaucoup d'argent pour l'amour du lol, je vous propose ce magnifique Calchemise qui ressemble à une combinaison mais en bien plus moche. Parfait pour aller chercher son pain le dimanche.



10 – Les colliers Tiki de Turk et JD


Vous devez offrir un cadeau à deux fans de Scrubs ? J'ai LE cadeau parfait : les colliers Tiki de la saison 8 qui est déjà elle-même une ref à la série The Brady Bunch. C'est tellement méta qu'on se croirait dans un épisode de Community. C bo.



J'espère vous donner assez d'idées pour pourrir le Noël de votre entourage. Parce qu'après tout n'oubliez pas, c'est vous le cadeau.




Sur ce je vous laisse, je vais aller postuler chez Topito après avoir pondu un article pareil.