mardi 18 septembre 2018

Comment ça t'as pas vu ce film ? - Entre injonction et bienveillance mal placée


Si vous êtes un.e lecteur.ice assidu.e de ce blog, vous avez du sentir que je tournais un peu autour d'un sujet sans jamais vraiment m'y atteler, ne sachant pas encore comment poser les mots sur une situation qui me dérange depuis bien longtemps(ici ou ici par exemple).

J'ai en horreur l'injonction à la culture. Vraiment.

Petite mise en situation :


« Comment ça t'as pas vu E.T*? »


« Non mais je te parlerai pas tant que t'auras pas lu la Servante Écarlate* »


« Mais c'est un scandale que t'aies pas encore regardé Breaking Bad *! »

À chaque fois que j'ai avoué n'avoir vu aucun Miyazaki

J'imagine que ça vous dit un truc, non ? On a tous et toutes déjà entendu ces petites phrases. Vous l'avez peut-être même déjà fait vous-mêmes, d'ailleurs. Personnellement, je sais que je l'ai fait... Avant que je ne réalise que c'était tout à fait insupportable.

Ma tête quand on me fait un laïus sur la nécessité de voir une série "SUR-LE-CHAMP"

Oublions les snobs qui se considèreront au dessus de vous parce que vous n'avez pas vu le dernier Lars Von Trier*, ceux là sont facile à fuir, puisqu'ils agissent simplement en parfaits gros cons et qu'il s'agit très clairement de personnes nuisibles pour vous. Je vous parle de votre entourage, de vos amis et de leur bienveillance mal placée.

Fig.1 Expression d'un snob typique à éviter

J'entends par bienveillance mal placée le fait que ces gens proches de vous ont tellement envie de vous partager les belles choses qu'ils découvrent qu'ils veulent absolument que vous suiviez leurs traces.

En écrivant, je me rends compte que ça sonne un peu comme un avertissement « méfiez-vous de tout et de tout le monde, ne comptez que sur vous ». Sauf que non, pas du tout. Loin de moi cette idée.

En fait ce que j'aimerais, c'est qu'on arrête de juger les autres et les mettre dans des positions inconfortables parce qu'ils n'ont pas vu ou lu les mêmes choses que nous. Certes, il ne s'agit pas de traumas insurmontables ou de trucs qui vous paralyseront toute votre vie. Mais je connais suffisamment de gens qui trouvent ça insupportable pour avoir eu envie d'en parler ici.

Et en y repensant, j'ai jusqu'à très tard pensé que j'avais un tas de choses à « rattraper ». Mais pas parce que c'était quelque chose qui m'intéressait véritablement, mais surtout pour comprendre ce truc si populaire que les autres regardent et avoir les refs.

Ne vous méprenez pas, l'extrême opposé m'énerve tout autant (oui, je vise tout à fait la vague de gens qui se targuent de pas avoir vu Game of Thrones* et qui pensent qu'ils valent mieux que « tous ces moutons »).

Oui oui, vous vous démarquez de la masse, c'est bien, continuez comme ça (non)

La nature humaine est ainsi faite, on ne veut pas se sentir exclus de quelque chose, parce qu'on se sent plus en sécurité en groupe. En même temps, qui a envie de passer toute une soirée au milieu de gens qui ne font que parler de trucs que vous ne connaissez pas et qui ne vous adressent plus la parole à force d'en parler ?

Pensez au fait que chacun construit sa culture comme il peut. Au-delà de l'évidence même qui est que nous n'avons pas tous accès de la même façon à la culture, il y a aussi l'idée que certaines choses seront d'autant plus appréciées si elles sont vues au bon moment de sa vie.

Concrètement, je n'avais pas vu les Star Wars avant mes 18 ou 19 ans parce que j'ai passé mon enfance avec 3 oncles qui m'ont littéralement harcelé pour que je les regarde et que tout bêtement j'avais décidé de ne pas regarder la saga histoire de ne jamais leur donner raison (j'étais une petite rebelle, oui oui). Et je sais très bien que je n'aurais pas pu apprécier la série Six Feet Under autant que ça si je l'avais vu à un moment où elle n'aurait pas pu m'impacter autant.

Autre exemple, je me tourne désormais vers des séries comiques considérées comme les Bibles de l'humour (The Office et prochainement Seinfeld) par rapport à mon amour du lol et du stand up et l'envie d'en apprendre plus sur ce qui fait les fondements de l'humour de nos jours.

Pour contrer tout ça, j'ai trouvé une solution formidable en vagabondant sur Twitter. Au lieu de s'offusquer que votre pote n'ait pas vu Brazil*, dites-lui plutôt: « oh mais c'est trop cool, ça veut dire que t'as pas encore eu la joie de découvrir ce super film ». Et proposez lui de le voir ensemble. C'est ça, la vraie bienveillance.

Donc non en effet, je n'ai pas encore vu Doctor Who, je n'ai pas lu de bouquins d'Amélie de Nothomb et je me contrefous de The Walking Dead (ouais pour le coup la série m'attire vraiment pas, les comics à voir). Mais c'est par pour autant qu'il faut me considérer comme une hérétique.

Invitez-moi à voir Le Voyage de Chihiro, j'apporterai le fromage.


Les vraies choses de la vraie vie

* Soyez pas cons, vous vous doutez bien que chaque titre peut être remplacé par n'importe quel autre en fonction de votre situation personnelle.


P-S : Oui, c'est article est totalement une excuse de pic-assiette pour débarquer chez vous et dévaliser votre frigo.

mardi 11 septembre 2018

Je suis pauvre et j'aime rigoler - Des planches de BD à lire en ligne


J'aime me fendre la poire, ça vous le savez. J'ai écrit un article sur mes humoristes préférés et je vais régulièrement voir des stands up quand mes sous me le permettent. Mais j'aime aussi m'en payer une bonne tranche depuis chez moi, en lisant.

Aujourd'hui je vous présente 3 auteurs et autrices qui publient régulièrement du contenu sur la toile, gratuitement et que vous pouvez du coup lire en toute légalité.





Derrière ce titre un peu putassier, je vous rappelle qu'acheter les livres des auteurs/autrices c'est bien aussi, alors je vous mets le lien de leurs bouquins histoire que vous puissiez vous les procurer ou les offrir à quelqu'un (même si perso si je les achète c'est mort je les offre à personne wsh). En vrai, c'est important de les soutenir.

Il s'agit ici de trois bandes dessinées en anglais mais de l'anglais qui est franchement accessible.


My Life as a Background Slytherin - Emily Mc Govern


J'en appelle donc aux Potterheads. Rien qu'à son nom, cette bande dessinée avait déjà tout pour me plaire : Harry Potter et des Serpentards (oui c'est ma maison vous allez faire quoi).



Emily, Serpentard solide, poste chaque dimanche une planche sur sa page Facebook. C'est une jeune dessinatrice bruxelloise qui a fait ses études à Londres. Humour anglais au programme, j'attends à chaque fois son post avec impatience. Il lui arrive de faire des planches sur les autres maisons, mais on va pas se mentir, les Serpentards sont les gens les plus drôles de Poudlard (et fins d'esprit). Mention spéciale à sa version de Rogue qui est particulièrement hilarante.


Tristesse immense, son œuvre (en tout cas celle-ci) n'a encore jamais été publiée. Parce que vous pouvez me croire, je me serais jetée sur ces bouquins si j'en avais eu l'occasion. Mais elle a tout de même deux boutiques de goodies estampillées de ses dessins.






A Year of Living Anxiously - Adam Ellis



Adam Ellis est un américain qui raconte sur les réseaux sociaux son quotidien qu'il sait tourner de façon hilarante. Je me suis déjà tapé d'énormes fous rires dans des situations où je ne devais pas à cause de ses planches (oui en cours, ahem) et je pense franchement me procurer son bouquin qui sortira en novembre de cette année.







Sarah's Scribbles - Sarah Andersen





J'avoue j'ai menti, on peut lire les planches de Sarah en français. Mais comme je suis une infâme connasse de parisienne je vous le dit tout de suite : je trouve ça plus drôle en anglais. Maintenant que les bases sont posées, laissez moi vous raconter l'univers de Sarah.




Sarah Andersen est je pense la plus connue des trois auteurs/autrices que je vous présente aujourd'hui. C'est une américaine qui revient sur son quotidien d'artiste à travers ses planches et surtout sur sa difficulté de création ainsi que sa procrastination et son anxiété. Et en me documentant sur elle je me rends compte qu'elle n'a que 26 je pensais pas du tout alala. Ce talent, c'est si cool.







mardi 4 septembre 2018

Pigeonnerie et éducation du regard - Mon rapport à l'esthétique


Je n'ai pas une énorme culture artistique, je dois bien l'avouer. Ça peut paraître révoltant quand on sait que je fais de la Photo depuis 8 ans déjà et surtout quand on sait que j'ai un père artiste peintre et sculpteur, mais les faits sont là : je ne sais pas grand chose de l'Art.




Alors bien sûr, il y a les bases, auxquelles j'ai eu la chance d'avoir accès. Mais hormis quelques coups de cœur, je ne suis pas quelqu'un que vous pourrez interroger sur l'impressionnisme ou le cubisme (mais c'est aussi parce que j'ai horreur de Picasso).




C'est quelque chose que je regrette. Pour être honnête, au début j'allais écrire : « évidemment, c'est quelque chose que je regrette ». J'ai effacé cette première partie. « Évidemment ». Comme si je me sentais obligée de me flageller parce que je n'ai pas énormément de connaissances dans le domaine, à cause d'une pression sociétale que visiblement je m'inflige moi-même, mais que je combats peu à peu, parce que j'en ai un peu ras-le-bol d'en avoir honte.


À un autre niveau, c'est aussi cette sensation d'avoir des choses à « rattraper » quand on vous dit de regarder telle ou telle série (chose que je déteste, mais c'est un autre sujet que je garde pour plus tard).

Je devrais me faire tatouer cette phrase tellement je la dis souvent (et pas seulement pour les séries à rattraper... Hum)


Il y a tant de choses à voir, à découvrir, dans le milieu artistique. Il est clair qu'il serait dommage de passer à côté parce que ce serait vivre sans ce petit monde merveilleux qui vous fait rêver et réfléchir.


Oui je suis déjà allée dans des musées. D'ailleurs demain je vais voir une expo. Ça me fait plaisir, j'en suis ravie mais ce n'est pas un réflexe chez moi. Je le regrette, certes, mais je le regrette parce que c'est quelque chose à laquelle j'aimerais consacrer plus de temps (et d'argent). Pas parce que j'ai l'impression de devoir le faire pour être prise au sérieux dans mon entourage ou face aux gens du milieu que je rencontre.

Vous savez, ce regard là.


J'ai conscience que mon discours sonne un peu comme celui de quelqu'un de privilégié qui ne mesure pas la chance qu'il a de pouvoir s'abreuver de culture aussi simplement. Pour le coup, je sais très bien que vivre à Paris représente une opportunité incroyable pour celles et ceux qui ont justement soif de cette culture et qui maudissent le fait que les expositions ne soient jamais en Province. Ou même les gens qui n'ont tout simplement pas accès à la culture, par manque de moyens. Mais c'est un discours que j'ai bien l'intention de changer, en revenant quelques mois plus tard pour vous dire que je suis bien plus assidue à ces rendez-vous culturels et que je profite pleinement de ce que cette ville a à m'offrir au niveau artistique. Parce que j'en ai envie.


Bon on va pas se mentir, faire la queue pendant des heures c'est aussi pas un truc qui m'enchante, enfin je veux dire même pour manger je fais pas ça alors que Dieu sait combien j'aime bouffer des trucs bons (vous me verrez jamais dans un restaurant de la chaîne Big Mamma, donc).

D'où le pourquoi du comment.


Pour autant je suis curieuse de tout, surtout en Photo. Au fil du temps, j'ai fait en sorte d'éduquer mon regard, sans faire d'effort particulier, juste en observant des photos qui passaient dans mon fil d'actu. C'est une méthode qui m'a beaucoup plu. Certes, c'est aussi se fermer beaucoup de portes mais l'impression de ne pas avoir eu à « faire mes devoirs » m'a pas mal séduite. Et c'est avec ce recul là, cette éducation là, que je sens croître en moi une réelle volonté d'en apprendre plus, de faire la démarche d'aller dans des musées et à des expositions.

*Insérer ici un gif d'Asdf movie au moment où le gars appuie sur une touche sur son ordi et se laisse transporter par Internet que j'ai pas réussi à trouver*


Plus ça va, plus je tombe amoureuse de la Photo, du Graphisme, de l'Illustration, bref de tout ce qui se rapporte à l'Image dans sa globalité. Je m'en réjouis et en même temps je constate quelque chose de plus plus alarmant du côté de mon porte-monnaie mais qui pourtant n'a a priori pas de lien direct avec ce sujet : mon amour du packaging.


L'éducation de mon regard grandissant, j'ai développé une certaine rigidité de l'esprit qu'on appellera ici pure et simple pigeonnerie. Je m'explique : je rechigne à acheter des produits, quelqu'ils soient si je ne trouve pas le packaging à mon goût (bah vous avez vu la tronche des produits Too Faced ? J'ai pas 40 euros à mettre dans une palette qui ressemble à un jouet pour enfant). Heureusement ça ne concerne que des trucs futiles type cosmétique et pas la nourriture. À l'inverse, je suis prête à investir des sous dans des trucs pas très utiles mais que je trouve très beaux. Avantage non négligeable : je suis fauchée comme les blés, mon compte en banque ne me permet donc pas vraiment de faire des folies.
Dernière acquisition de teubée en date : les produits The Ordinary que je trouve simples et magnifiques (et surtout pas chers) alors que ma routine de soin m'allait très bien, à savoir : huile de coco et savon, c'est tout pour moi (vous commencez à comprendre pourquoi j'ai pas ouvert de blog beauté, bien). 




Je ne vais pas vous mentir, c'est un comportement qui m'inquiète de plus en plus. Parce qui sait vers quels achats ça va me mener. Alors je me demande : suis-je la seule dans ce cas ?


Sous entendu, je vous demande à vous aussi, éclairez ma lanterne et rassurez-moi ou non sur ma folie (svp).


En définitif : bombardez-moi de noms d'artistes (qui produisent des visuels, pas de musique svp) que vous adorez, j'ai de plus en plus envie de faire de jolies découvertes !

mardi 28 août 2018

Venez vous ruiner avec moi - 3 comics pour découvrir Batman


Comme je le disais dans cet article, j'adore Batman (sans dec? Plus personne dit "sans dec" en 2018). J'adore son personnage, sa mythologie et surtout, surtout le fait qu'il ne soit pas un super héros, mais simplement un héros (qu'il n'a pas de pouvoir magique, donc).

Vous noterez que j'ai réuni toutes mes forces pour éviter de faire un jeu de mot avec la chanson de Balavoine, merci d'applaudir l'effort.

Batman est selon moi le seul personnage appartenant au haut du panier du DC Universe (me parlez pas de Superman, je l'exècre en tout point, ce gros naze en collants bleus). Il a un univers fort, une personnalité complexe et surtout les méchants les plus stylés de toute l'Histoire (essayez même pas de débattre, c'est un fait).

Au fur et à mesure des années, j'ai fini par accumuler pas mal de choses sur le thème de Batman, à force d'achats et de cadeaux d'anniversaire. Mais mon bien le plus précieux sur le Chevalier Noir, c'est bien évidemment ma collection de comics.


Je ne me souviens plus très bien comment j'ai commencé cette collection ni quand, bien que ça devait sûrement être au lycée, toujours est-il que j'en suis fière, je l'admire, même si elle n'est pas trop fournie (attendez ça peut vite chiffrer ces bêtes là).

Liste non exhaustive. Et je vous jure que c'est pas une photo d'un rayon de la Fnac.

Je ne suis pas une collectionneuse de comics à proprement parler. Je ne vais pas chercher l'exemple numéro 27 de Detective Comics où il a fait sa première apparition et dépenser des sommes folles dans des comics originaux. Non. Déjà parce que j'ai pas une thune à mettre là-dedans, mais surtout parce ce que ce qui m'intéresse, c'est son histoire.

J'envisage de vous écrire plusieurs articles sur Batman mais pas à la suite pour ne pas vous faire un gros dossier à lire pendant un mois.

Pour ce deuxième article sur le Chevalier Noir, j'ai eu envie de vous proposer une sélection de trois comics pour faire un premier pas dans son univers. Et dans un prochain article, je vous parlerai de mes comics préférés (y a tellement de choses à dire sur Batman que je serai capable de faire un blog entier là-dessus mais flemme).


1- Year One de Frank Miller et David Mazzuchelli (1987)


Parce qu'il a été écrit par Frank Miller (et qu'il est remarquable), Year One est l'un des comics incontournables de Batman. Frank Miller, vous le connaissez peut être aussi pour sa série de comics Sin City (qui est bien trop cool et dont je vous parlerai probablement une autre fois).
Year One, c'est le récit des débuts de Batman et l'arrivée de Jim Gordon dans la ville de Gotham (le policier moustachu sympa), étalés sur 13 mois. Ce tome est plutôt porté sur la mafia qui nécrose Gotham mais pose les bases indispensables de cet univers.
Ce n'est pas un très gros bouquin (144 pages dont beaucoup d'illu), il est donc parfait pour commencer en douceur tout en tapant très fort vu sa qualité.
Et si vous avez la flemme de le lire, sachez qu'il existe une version film d'animation. Mais ayez pas la flemme svp, c'est un bel objet, wesh.

Prix : 15,50 €



2- Un Long Halloween (1996) / Amère Victoire (2002) de Tim Sale et Jeph Loeb


Ouais j'ai un peu menti. Il s'agit en fait d'une liste de 4 comics parce que ces deux là me paraissent indissociables. Bon. Vous allez faire quoi ?

Un Long Halloween raconte l'origine d'un premier méchant, Double Face. On y découvre aussi un tueur en série, surnommé Holiday, qui n'attaque que pendant les jours de fête. Le Joker s'invite également à la partie, tout comme le Sphinx, Poison Ivy et plein d'autres. Comme Year One, l'histoire d'Un Long Halloween se déroule sur 13 mois.

Amère Victoire quant à lui est une suite directe d'Un Long Halloween qui vous en apprendra plus sur les origines du premier Robin, Dick Grayson (oui parce que spoiler, il y a eu 4 Robins : Dick Grayson, Jason Todd, Tim Drake et Damian Wayne donc quand dans le film The Dark Knight Rises de Nolan, le policier John Blake dit que son autre prénom est Robin, il viole totalement l'histoire -une des rares choses qui m'a outrée dans cette trilogie mais on débattra des adaptations cinématographiques une autre fois voulez-vous).
L'action se déroule 1 an après les évènements d'Un Long Halloween et vous présentera donc cet allié inéluctable de Batman (quoi qu'à titre personnel, je préfère lorsque Batman agit seul, même si je ne peux pas nier l'importance de la Bat-Family à savoir Robin, Nightwing, Red Robin, Alfred, Batgirl, Batwoman...etc).

Pour le coup, on part sur de gros morceaux, environ 400 pages chacun. Il y a de quoi vous satisfaire après avoir eu l'eau à la bouche avec Year One.
Ces deux comics font aussi partie de ma collection de comics préférés sur Batman, parce qu'ils sont carrément stylés, soyons honnêtes.


Prix : 35 € chacun




3- The Killing Joke d'Alan Moore et Brian Bolland (1988)


Bon, c'est bien beau tout ça on a découvert les origines de Double Face, on a entre aperçu le Joker mais maintenant on veut du sang. On veut tout un tome sur le méchant le plus stylé de toute l'histoire de la planète: on veut un comics entier sur le Joker.

Avec The Killing Joke, vous allez être servis.

S'il n'y a qu'un comics que vous deviez lire sur le Joker, c'est bien celui-ci. Le Joker s'est échappé de l'asile d'Arkham et va chercher des noises au Commissaire Gordon en ayant en tête de prouver à tout le monde qu'il suffit d'une mauvaise journée pour que quelqu'un de parfaitement sain ne devienne fous (les fans de la série Gotham, vous l'avez?). Le Joker va alors s'attaquer à la famille de Gordon et bouleverser l'histoire de l'univers Batman en empruntant un chemin vraiment malsain. Si vous avez apprécié la prestation d'Heath Ledger en Joker dans le film The Dark Knight de Nolan, sachez que c'est de ce comics dont Nolan s'est inspiré.

Seul point noir, The Killing Joke est assez court (72 pages), huuu.


Prix : 13,50 €


LISEZ BATMAN C'EST TROP BIEN

mardi 7 août 2018

Oubliez Nos Jours Heureux- 5 choses que j'ai appris en devenant animatrice en colo


Bon alors déjà il faut savoir que je comptais publier cet article pendant mes séjours en colo... Du moins, entre mes deux séjours de juillet. Comprenez-moi: je ne suis pas partie l'an dernier et je ne sais pas d'où j'ai eu la naïveté de croire que j'aurai pu écrire un article à ce moment là au lieu de DORMIR. Pauvre inconsciente.

Quand je me suis rendue compte de mon erreur

Partir en colo l'été, j'adore ça. Petite, je partais plus ou moins chaque année avec la même impatience de découvrir de nouvelles choses et rencontrer de nouvelles personnes. Majeure, j'ai continué à le faire en passant de l'autre côté de la barrière.

Nous les anims, nous ne gagnons pas beaucoup d'argent. Surtout comparé à notre investissement et le fait qu'on doive payer notre diplôme (hum, hum). Mais pour avoir tenté l'expérience, je préfère mille fois partir avec une horde d'enfants plutôt que de m'ennuyer ferme dans un bureau pour gagner plus de sous, y a pas photo.

Moi, l'été d'avant

Je suis devenue anim il y a 6 ans. Enfin pas exactement. D'abord j'ai été intervenante photographe, qui dans l'organisme où je bossais était un statut un peu différent de l'animation : je m'occupais de ma thématique seulement. Mais il m'en a fallu vite plus, parce que j'aimais beaucoup trop m'incruster aux veillées le soir venu avec ma comparse théâtreuse pour foutre le zbeul à la moindre occasion.

Quand on dit « colo » beaucoup ont en tête le film Nos Jours Heureux qui bien sûr reste un classique dans le monde de l'animation mais qui incarne quand même l'exemple type de tout ce qu'il ne faut pas faire en colo. Bon après, le film est censé se passer en 92, je n'étais pas anim à ce moment là, alors je ne peux pas vous dire si c'était la norme. Et à ce propos, j'ai pris un sacré coup de vieux cet été en réalisant qu'aucun des enfants que j'ai eu n'avais vu ce film. Tristesse.

En devenant animatrice de séjours de vacances, il y a quand même deux trois trucs que j'ai compris:


1- Mon corps possède bien plus d'énergie que ce que je crois


Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas, en colo, il y a quand même de grandes chances que vous dormiez 4 heures par nuit. Bon après tout dépend de vos directeurs/directrices car certains se fixent un horaire de fin de réunion qu'ils/elles respectent à la lettre (ça n'arrive jamais avec moi bizarrement, hein). Pendant l'année je dors beaucoup, trop peut-être. Alors la perspective de dormir seulement 4 heures par nuit peut effrayer, on se dit qu'on ne va pas tenir, et puis figurez vous que vous tenez le mois sans problème.

Bon après, j'ai aussi découvert des couleurs inédites au niveau de mes cernes, que je ne me pensais même pas capable de produire. Encore plus fou: j'ai tenu trois semaines sans café (ou si une tasse, une fois, avec un peu de vitamines les premiers jours, mais c'est tout).

En même temps je vais vous dire ; quand on est anim, on fait passer le bien être des jeunes avant tout, alors on a du mal à s'écouter soi-même. Ce qui est en soi une mauvaise chose, mais heureusement que le reste de l'équipe est là pour vous caillasser si vous prenez pas de pause.

Les couleurs présentes sous mes yeux

2- Partir en colo, c'est vivre dans un microcosme qui vous permet de respirer un peu

Je me le dis chaque été : il pourrait y avoir la 3ème Guerre Mondiale pendant que je suis en colo qu'on serait pas au courant. On vit en collectivité, tout est axé autour de notre propre groupe et on a pas vraiment le temps ni les moyens de se raccrocher au monde extérieur. On se concentre sur notre petite vie à tous et toutes. Et oui, ça fait du bien. 

Bizarrement, mes départs en colo ont pour la plupart tous coïncidé avec un besoin irrépressible de m'éloigner de mon quotidien, pour des raisons diverses et variées. Eh bien je peux vous dire qu'à chaque fois, ça m'a fait un bien fou. Tout lâcher, se concentrer sur autre chose et surtout de ne pas avoir le temps de penser à autre chose.

Quand on a pas une seule idée de ce qu'il se passe dans le monde en dehors de la colo


3- L'huile essentielle de lavande et les sachets de thé sont mes meilleurs potes l'été venu

Comme je suis une fille plutôt ludique, je vous file des petits tips en passant comme ça, l'air de rien : si vous avez des cheveux longs non décolorés, prenez de l'huile essentielle de lavande avec vous. Cheveux longs... Enfants... Colo... Vous voyez où je veux en venir ?

Oui on va pas se mentir, c'est pas hyper sexy mais qui dit vie en collectivité dit risque augmenté de poux. Testée et approuvée, l'HE de lavande flanquée derrière les oreilles éloignera les bestioles de votre petite tête. Et en plus vous sentirez meilleur que les autres puisque comme chacun sait, seuls les anim en congé arrivent à prendre leur douche avant 2h30 du matin. Et en été, il y a de fortes chances que vous puiez le fennec à 10h15. À adopter, donc.

Chaque anim, chaque été

Les sachets de thé, c'est spécial dédicace aux fous qui partiraient en camping, comme j'ai pu le faire il y a deux ans. Pour le coup, c'est plutôt un tip de voyageur : si vos chaussures fermées sont mouillées, humides et que vous n'avez pas de radiateur à proximité pour les faire sécher plus vite, vous pouvez toujours accélérer le processus en y mettant des sachets de thé premier prix pour absorber l'humidité. Ça vous évitera de vous balader avec des chaussures qui puent tout le reste du séjour (d'autant plus que, si vous avez suivi, vous puez déjà le fennec à 10h15, alors on va pas cracher là dessus).

L'huile essentielle de citronnelle pourra aussi vous être utile si vous en supportez l'odeur. Chose incroyable, sans HE de citronnelle ni aucun autre dispositif, je n'ai pas été piquée une seule fois de mes séjours cet été. Tout en sachant que d'ordinaire, je ressemble à une énorme friandise pour les moustiques. J'ai peut être rompu le charme, je sais pas. Je mènerai l'enquête.


4- Le jus d'orange qui est servi le matin est toujours dégueulasse, par principe

Ça peut paraître complètement trivial mais moi le matin si j'ai pas un grand verre de jus d'orange j'ai du mal à me réveiller. J'en suis au point de presser moi-même mes oranges chaque matin sous peine de mort imminente (j'exagère à peine). Il y a un seul moment où je fais vraiment exception sur la durée parce que bah clairement pas le temps: pendant les colos. Et je peux vous dire que je souffre. Vraiment. 

Par exemple cet été, sur mes deux séjours nous avons eu droit à du « nectar orange à base de concentré » et je peux vous dire que ça n'avait ni le goût ni l'odeur du jus d'orange. Même les comprimés de Berroca que je prenais au début du premier séjour avaient plus le goût de jus d'orange que ce truc infâme. J'ai fini par boire de l'eau à la place. 

Depuis mon retour de colos

Oubliez donc que vous aurez un jus décent un jour. Sauf peut être au 5ème. Et ma transition est toute faite parce que trop de talent dans un si petit corps:


5- Le meilleur moment de la journée reste et restera toujours le 5ème


Celles et ceux qui ne connaissent pas l'univers des colos seront probablement perdu(e)s. Le 5ème, c'est le 5ème repas de la journée. Très vite hors budget et donc payé par les anims (qui ne touchent déjà pas grand chose de leur salaire), le 5ème reste la meilleure chose qui soit. Certes, on vit des choses extraordinaires la journée avec les jeunes, mais ce moment où ils sont tous endormis, que nous sommes qu'entre membres de l'équipe à pouvoir se lâcher un peu, faire des jeux entre nous et surtout MANGER UNE QUANTITÉ IMPRESSIONNANTE DE NOURRITURE reste quand même sympa. 

J'ai connu mes plus beaux 5ème il y a quelques années dans un gîte réservé à l'équipe artistique, avec cuisine et tout le tintouin. On a eu droit à des burgers (cuisinés par ma si formidable directrice de l'époque), des tiramisus et plein d'autres bonnes choses, tout en jouant au Time's up et en profitant de la piscine que l'on avait à disposition sur le centre. Le 5ème, c'est ce qui nous permet de souffler et de tenir, aussi.

Moi enquêtant sur un secret story entre anims et ayant découvert un secret alors que j'étais cachée pour écouter une stratégie de jeu


Très franchement, je souhaite à tout le monde de partir en séjour de vacances un jour. C'est une expérience incroyable. On vit des choses fortes en l'espace d'une dizaine de jours et même les anims en ressortent grandis. Non seulement vous vivez un moment fort avec les jeunes et avec votre équipe, mais en plus il y a des chances que les séjours auxquels vous participiez aient aidé des jeunes à se construire, à gagner en autonomie. Je vous raconte pas la chialade qu'on des jeunes sont venus me dire que c'était grâce à moi qu'ils avaient commencé la photo et qu'ils envisageaient d'en faire leur métier ou même quand je croise d'anciens inscrits en passe de devenir animateurs.


Si vous en avez l'occasion, partez en colo. C'est fou.

mardi 3 juillet 2018

Viens gagner de la thune en masse grâce aux Internettes – Le Concours des Pouces d'Or


Il n'est pas impossible que vous ayez vu l'info passer ces derniers jours : nous avons lancé chez les Internettes, la deuxième édition du concours des Pouces d'Or. Cette deuxième édition est toute particulière pour moi et j'avais envie de vous en parler (si solennelle cette nana).


Qu'est-ce que donc que les Pouces Bleus?

Alors déjà j'ai dit que ça s'appelait les Pouces d'Or, pas les Pouces bleus. Les Pouces bleus c'est sur YouTube et ça n'a rien à voir.

Les Pouces d'Or c'est un concours adressé aux femmes souhaitant créer des vidéos. Débutantes ou non. Il s'étale du 29 juin à début septembre (remise des prix incluse). Nous sommes donc en plein dedans, comme vous l'aurez remarqué.


Peuvent y participer les femmes francophones de plus de 13 ans ayant une chaîne/page de moins de 10 000 abonnés. Ou pas de chaîne/page du tout d'ailleurs, pour celles qui voudraient se lancer grâce à ce concours.

Il y a jusqu'à 500 euros à gagner. Des thunes, plein de thunes pour pouvoir s'acheter du matos. Parce qu'on sait combien il est galère d'investir dans du matériel (et alors je parle même pas de ma situation personnelle étant donné que je fais de la vidéo mais surtout de la photo qui COÛTE UNE BLINDE SA MÈRE).

Quand on me dit d'acheter un enregistreur

Il y aura comme l'an dernier 10 gagnantes. 3 qui remporteront les 500 euros, et 7 qui remporteront les 50 euros. Pour les départager, un jury de ouf se réunira courant août. Et je dis pas ça parce que je suis dedans mais si un peu quand même.

Au jury nous avons donc:


Manon Bril de la chaîne « C'est Une Autre Histoire »
Vincent Manilève du Podcast « NoTube » et qui a récemment sorti le livre « Youtube derrière les écrans: Ses artistes, ses héros, ses escrocs »
Cyprien de la... Bah vous savez qui c'est. Le mec a l'équivalent de Jakarta en nombre d'abonnés (on sent que j'ai fait ma petite recherche Wiki)
La Fille d'à côté, qui est l'une de nos gagnantes de l'an dernier
et moi.

Mais alors vous me direz, qu'est-ce que je fais dans le jury en fait ? Eh bien c'est très simple Jamy, cette année, le bureau des Internettes a eu la folle idée de me confier la coordination du concours. Moi, respo d'un concours. Chose que je n'ai bien évidemment jamais faite (même en colonies de vacances, c'est dire!).

Vous n'imaginez pas à quel point je suis fière de porter ce projet, à quel point je suis reconnaissante à Mélia, Amélie, Marie et Mélanie de m'avoir fait confiance pour un événement aussi important. Le concours commence tout juste et mes responsabilités sont loin d'être terminées. Il n'empêche qu'avec le lancement du concours vendredi dernier, j'ai senti les choses prendre vie. Et je ne pensais pas à quel point ça me rendrait heureuse. Même si j'en avais une vague idée.

Nous vendredi quand on a lancé le concours

Le concours des Pouces d'Or est tout à fait important à nos yeux. Il représente un moyen concret pour les créatrices de gagner en visibilité. Et c'est surtout une bonne excuse pour se lancer. Enfin excuse, non pas excuse. Parce qu'on a pas besoin de s'excuser pour se faire entendre.

Pour participer il faut poster une vidéo inédite qui dure entre 30 secondes et 10 minutes sur une plateforme publique en ligne telle que YouTube évidemment mais aussi Dailymotion, Vimeo, Twitch ou sur votre Page Facebook. Pas de limitation dans les thèmes, parlez de ce que vous voulez !

La vidéo doit être réalisée par une ou plusieurs femmes. Elle peut être réalisée avec un ou des hommes mais la créatrice doit rester coordinatrice du projet.

Vous avez jusqu'au 31 juillet pour nous envoyer votre vidéo !


Et si vous m'avez lu et que vous ne pouvez pas participer pour quelque raison que ce soit, sachez que vous pouvez toujours PARTAGER CE CONCOURS QUI EST TROP COOL AH OUAIS sur vos réseaux. 'Pis même vous pouvez utiliser le #PoucesdOr2018 pour encourager les meufs à participer. Tagguez des meufs, tagguez vous, tagguez vos animaux de compagnie (quoique le concours leur est pas adressé alors bof évitez).


Parce que les chats ont bof besoin de plus de visibilité sur le net

Je profite évidemment de cet article pour dire un énorme merci avec toute la team des Internettes, bureau comme bénévoles, qui sont les meufs les plus bienveillantes que je connaisse. Et efficaces, aussi. C bô.

Je vous laisse avec nos trognes (et celle de Tiana qui n'a pas été maltraitée sur le tournage de cette vidéo -jamais d'ailleurs)



Visuels: Sweetberry
Script du teaser: Léo & Psychopote
Montage: La Manie du Cinéma
Site: Amélie & Elena