mardi 19 février 2019

L'Homme et l'Artiste – Comment réagir face aux révélations ?


S'il y a bien une question qui ne cesse de revenir dans mes pensées tous les deux mois, c'est bien celle de l'Homme et l'Artiste.

Naturellement, si cette question revient perpétuellement à mon esprit, c'est malheureusement parce que tous les deux mois (voire moins), nous avons affaire à un nouveau scandale qui met en lumière les agissements douteux et/ou condamnables de certain·es artistes, de tout bord.


Je me suis longtemps cru face à un dilemme : vais-je continuer d'apprécier l'oeuvre de quelqu'un en apprenant que je n'adhère pas du tout à ses valeurs ? Et je sais bien que je ne suis pas la seule à me poser cette question.

Faut-il continuer à apprécier les œuvres concernées quand bien même ces œuvres ont pu nous toucher au plus profond de notre âme ? Qu'il s'agisse d'un film, d'une chanson, d'une photographie... Une chose est sûre, c'est un sujet délicat à traiter. Bien sûr, je prends le nom « homme », étant donné l'expression. Mais il y a évidemment de tout pour faire un monde.

Avant que je ne sois plus impliquée que ça dans les milieux militants, je ne vais pas vous mentir : j'avais tendance à faire abstraction de ce genre d'informations. Je ne préférais pas savoir ou encore activer inconsciemment un mécanisme de dissonance cognitive qui est, force est de constater bien arrangeant quand on a besoin de faire l'autruche.

Le mouvement #MeToo qui a fait tomber bien des noms a complètement bouleversé ma façon de voir les choses.

La question ici n'est pas purement axée autour d'Harvey Weinstein et des autres producteurs concernés qui ne sont pas à la base même de la création artistique mais qui sont essentiels pour que l'oeuvre voit le jour. Pour autant, il est tout de même insupportable de penser regarder un film tout en sachant qu'une actrice a été violée par son producteur pendant le tournage.

Je parle plutôt des artistes en eux-même. Quelle difficulté de réussir à se détacher d'une œuvre que l'on apprécié pendant tant d'années pour finalement découvrir que la personne qui en est à l'origine a commis des choses horribles !

Vous vous en doutez, je ne mets pas tout le monde dans le même panier. Il y a bien évidemment une différence à faire entre l'artiste avec lequel je ne suis politiquement pas d'accord et celui ou celle qui a été condamné·e pour des crimes ou délits graves.

Quand j'apprends qu'un illustrateur que j'aime est de droite

Il y a aussi le principe de la présomption d'innocence. Mes études de Droit m'ont appris à ne pas passer à côté, car elle garantit la partialité dans une affaire. Elle est primordiale pour quiconque se fait accuser à tort puisqu'une fois que votre nom est traîné dans la boue, il semble bien difficile de s'en remettre.

D'un autre côté, lorsqu'on s'attarde au mouvement #MeToo justement, on voit bien que beaucoup trop de personnes ont fait l'objet de plusieurs accusations, qu'il existe des preuves mais que la justice peine à faire son travail. Surtout que, puisque nous sommes loin de vivre dans un monde parfait, beaucoup de personnes accusées reconnaissant elles-mêmes les faits font en sorte de devenir intouchables au point de ne jamais être reconnues coupables de leurs agissements.

Kevin Spacey était mon acteur favori de tous les temps. Mes films préférés étaient American Beauty et Usual Suspects, j'adorais House of Cards, j'ai été ébahie par sa prestation dans Seven. Je le respectais d'autant plus qu'il tenait à garder sa vie privée, sans jamais trop s'exposer ou donner énormément d'interviews hors promo. Je suis tombée de haut quand j'ai entendu les premières accusations, quand il a réagit en reconnaissant les faits mais en en profitant pour faire son coming out, qu'il voyait comme une excuse à ses immondices puis qu'il a sorti cette saleté de vidéo au réveillon de Noël 2018 après que les accusations se sont multipliées, expliquant que s'il n'avait pas payé pour les crimes qu'il avait commis pourquoi paierait-il pour ceux qu'il n'avait pas commis ? J'ai été déçue, énervée mais surtout hors de moi. Autant la vidéo a eu un effet immédiat parce que je la découvrais au moment où elle a été publiée, autant la première fois, il m'a été difficile de reconsidérer toute sa filmographie, tout simplement parce que les révélations ont chamboulé mon cheminement et ma personnalité.

Fire Kitchen GIF
Kevin Spacey face à Internet le 24 décembre 2018, fig. 1

Finalement, je me dis que si j'apprécie quelqu'un pour ce qu'il fait et ce que je crois être sa personnalité, comme ne pas être dans le rejet si j'apprends que cette personne s'est bien payé ma tête pendant tout ce temps ? D'autant plus quand d'affreux crimes sont en jeu.

En même temps, lorsque la majorité des personnes qui ont contribué à une œuvre n'étaient pas au courant de ce qu'il s'est passé ou ce qu'il se passait, doit-on quand même tout rejeter en bloc ? Évidemment, je sais bien qu'il y a forcément des gens qui étaient au courant au moment des faits, mais cela est inhérent à chaque cas.

Sans compter que j'ai compris avec ma déconstruction, c'est-à-dire avec mon désapprentissage de ce que nous impose la société (exemple que l'objectif d'une vie est d'avoir un·e époux·se, une maison, deux enfants et un chien), qu'il était aussi important de soutenir toutes ces victimes qui se battent depuis des années ou bien qui se murent dans le silence craignant des représailles sur leur vie, sur leur carrière, parce qu'on leur a dit que ces personnes là étaient intouchables et qu'il ne faudrait pas assez d'une vie pour pouvoir les faire tomber.

En fait ce qui est le plus agaçant, c'est ce sentiment de trahison. De faire confiance à un·e artiste qu'on ne connaît pourtant pas et de la laisser saccager ce qui nous a permis de nous construire en tant qu'humain.

L'Homme et l'Artiste sont indissociables, c'est évident. J'apprécie une œuvre parce que je m'en sens proche et que j'ai l'impression que la personne qui est derrière cela me comprend. Mais est-ce que je tiens toujours à cette impression quand j'apprends que la personne est pédophile ? (Si vous avez répondu oui, allez consulter). Lorsqu'une œuvre voit le jour, c'est surtout grâce au mental de l'artiste qui l'a fait naître.

Est-ce que j'ai envie de me laisser toucher par quelque chose qui a baigné dans le cerveau le plus fucked up qui soit ? Je ne crois pas.

mardi 12 février 2019

Contradictions et jugement de l'Internet – Pourquoi se positionner sur les réseaux sociaux ?


J'ai toujours eu un problème à me positionner publiquement parlant. Je me considère pourtant végétarienne et féministe, aucun doute là dessus. Mais il est beaucoup plus difficile pour moi de l'afficher ouvertement sur les réseaux sociaux. Non pas que je ne l'assume pas, mais plutôt par crainte des jugements qui peuvent en découler.


À une bien plus grosse échelle, lorsqu'une personnalité publique va affirmer quelque chose, se positionner ou défendre une cause, le moindre fait et geste va être scruté par le public qui va évaluer si la personne mérite ou non de se considérer comme faisant partie d'un mouvement.

Un exemple : Coline, la créatrice du blog et de la chaîne YouTube Et Pourquoi Pas Coline est vegan. C'est un sujet qui lui tient à cœur, tout comme celui de l'écologie. L'affinité qu'elle a pour ces sujets a fait qu'elle a produit et continue parfois de produire un certain type de contenus visant à donner des conseils ou sensibiliser là dessus. Si bien que lorsqu'elle explique dans un tout autre type de vidéo qu'elle a enfin réussi son permis moto et qu'elle raconte la joie dans l'âme qu'elle a pu faire une balade à moto pendant 1 heure avec son compagnon un week-end, un certain nombre de spectacteur·ices lui répondra qu'il est tout à fait scandaleux qu'elle utilise sa moto pour une balade, elle qui sensibilise à l'écologie.


Évidemment ce n'est qu'un exemple tiré d'une vidéo, mais c'est comme ça pour tout. On va crier au scandale si elle a eu le malheur de porter une veille paire de chaussures en cuir ou que sais-je. C'est quelque chose que l'on voit beaucoup lorsque des influenceur·euses vont se réclamer vegan par exemple et je dois avouer que j'ai du mal à accepter ce type de commentaires condescendants, en partie à cause de la pression et les angoisses que ça doit engendrer.


On exige des personnalités publiques, des créateurs ou créatrices un comportement irréprochable, en toutes circonstances, même si on applique pas soi-même ce genre de principes à chaque instant de sa vie, ce que je trouve complètement fou.

Je ne crie pas sur tous les toits que je suis végétarienne parce que je considère que c'est une information personnelle (oui bon là je le dis mais faut bien que je vous explique un peu mon point de vue et ce même si je le mentionne de temps à autres), mais pas seulement. C'est aussi parce que je n'ai pas envie que l'on vienne me mettre sous le nez la question de la présure animale dans le fromage, parce que je n'ai à me justifier auprès de quiconque.


Je me prends en exemple pour que vous compreniez mais en vérité je suis loin de toutes ces critiques. Je n'ai pas l'audience d'une créatrice comme Coline mais c'est en regardant ses vidéos et surtout en m'attardant sur la partie « commentaire » que j'ai constaté ce phénomène que je trouve de plus en plus oppressant et contre-productif.

Je crois qu'on est toutes et tous d'accord pour dire que tout n'est pas blanc ou noir dans la vie et qu'elle est pleine de nuances (je vais m'arrêter là pour les vérités générales parce que j'ai vraiment l'impression d'enfoncer des portes ouvertes et de transformer cet article en recueil de citations inspirantes nulles). Ce que je ne comprends donc pas, c'est pourquoi est-ce que certain·es exigent une façon de consommer irréprochable à leurs créateurs et créatrices préféré·es ?

Je suis d'accord sur un point, si on décide de soutenir et suivre le travail de quelqu'un ça peut aussi être parce que sa personnalité nous plaît et que le fait de s'être réclamé écolo peut avoir fait que l'on suive son travail (uniquement pour cette raison, je veux dire). Il y a aussi cette envie de ne pas se sentir floué par quelqu'un qui aurait de l'influence et qui se ferait de l'argent sur le dos de ses abonné·es (d'ailleurs va falloir m'expliquer à quel moment produire du contenu gratuit sur le web fait perdre de l'argent aux abonné·es mais c'est pas la question).

Coline n'est pas la seule concernée, loin de là, je pense aussi pour un autre exemple à Marie Lopez alias EnjoyPhoenix qui va être vivement critiquée si elle annonce une prise de position qui semble être égratignée quelques mois après par un partenariat avec une marque. Mais ne nous voilons pas la face: beaucoup de partenariats et grosses opé sont mis en place des mois parfois des années à l'avance, que ce soit pour la sortie d'un produit ou une campagne de pub. Une prise de conscience peut être faite en chemin et vu ce qu'implique comme engagement une opé, je peux comprendre qu'il soit parfois nécessaire d'aller au bout (déjà parce qu'une rupture de contrat en dehors de la force majeure peut coûter très cher).



Comme le dit si bien Marie dans ce post, il me paraît plus raisonné et productif d'encourager les petits gestes, de laisser les gens faire leur chemin plutôt que de leur hurler dessus au moindre écart. Encore une fois, je ne parle pas de celles et ceux qui se foutent ouvertement des gens, mais bien des personnes saines et sincères dans leurs démarches.

Au-delà de ce problème récurrent et pour revenir à mon expérience personnelle, qu'elle soit IRL ou non, j'ai aussi toujours eu du mal à clamer haut et fort mes prises de position tout simplement parce que je sais que certaines personnes vont soit avoir du mal à m'écouter si elles sont en désaccord avec mes valeurs soit vouloir me rentrer dans le lard pensant que je ne demande qu'à argumenter et débattre parce que j'ai décidé de faire des choix de vie différents des leurs.


Je vous le dis directement : j'ai la FLEMME. Je pars du principe que tant qu'on ne vient pas me souler sur mes choix, je viendrais pas souler les autres sur les leurs. Chacun fait sa vie et tant mieux si quelques actions de mon entourage vont dans le sens de ce que je défends. Mais en vérité je ne vois pas pourquoi je dois un débat à quelqu'un impatient de démonter mes arguments par pur plaisir d'être dans la confrontation (en vain, en plus).
À ces personnes là : je m'en badigeonne le nombril avec le pinceau de l'indifférence, vous allez faire quoi maintenant ?

Bref, tout ça pour dire : et si on se lâchait la grappe un peu ?

mardi 5 février 2019

Memes et streaming – La culture web nous a-t-elle rendu•es bilingues en anglais ?

J'ai toujours entendu dire, année après année, que les français·es formaient la population parlant le moins bien anglais de toute l'Union Européenne. Tout ça à coup de reportages télévisés, d'études, de témoignages ou encore de sketchs visant à moquer notre accent (à tort ou à raison, à vous d'en décider).



Pour autant, je me demande si ce cliché ne tend pas à disparaître grâce aux réseaux sociaux.


On le sait, l'arrivée d'Internet nous a, quelque part, obligés à avoir quelques notions d'anglais face au champ des possibles qui s'ouvrait devant nous aux vues des innombrables sources d'informations qui nous inondaient chaque jour.





Mais je m'interroge plus spécifiquement quant à l'utilisation des réseaux sociaux par les jeunes (je dis "jeunes" comme si je n'étais pas concernée alors que je suis frappée de plein fouet par ce phénomène, ha). Est-ce que finalement la culture web n'a pas fait de nous de parfaits bilingues (ou presque) ?

Un de mes petits talents perso


L'heure étant à la surconsommation d'informations, quelles qu'elles soient, il est évident qu'il y a un terreau propice à nos progrès en anglais. On allait sur 9gag, 4chan et Reddit, on s'exprimait par des memes (où il y avait cette affreuse police Impact en majuscule de part et d'autres de l'image - dieu merci on a fini par se sortir de cette phase). L'idée d'être toujours au courant de tout et surtout des dernières nouveautés nous a poussé à ingérer du contenu anglophone et donc à faire des progrès en anglais.

Même si on regardait souvent des vidéos de chats


Je me souviens quand mes profs de collège et lycée nous incitaient à regarder des films et des séries en anglais, chose que je ne faisais pas forcément à l'époque. Du moins toujours en VOSTFR, pas seulement en VO. Mes progrès se sont vite arrêtés et j'ai été vite limitée dans mes connaissances. D'autant plus que certaines vannes sont souvent mal traduites, et personnellement je déteste passer à côté d'une bonne blague (surtout parce que j'aime le lol, c'est important).


Depuis que je suis majeure et que je me suis plongée encore plus intensément dans la culture web, je me rends compte de mes facilités à comprendre les contenus anglophones. Et je sais pertinemment que je ne suis pas la seule. Qui n'a jamais regardé de série uniquement en VO par impatience d'attendre la VOSTFR ou par peur de se faire spoiler ? Déjà tous.tes les fans de Game of Throne peuvent baisser la main, vous êtes clairement concerné·es.

Les fans de GoT tous les lundis matin (moi compris)

Au risque de paraître snob, j'ai toujours trouvé les memes beaucoup plus drôles en anglais que ceux en français. Rapport à la difficulté de traduire les vannes dont je parlais plus haut mais aussi parce que, comme pour chaque langue, il est parfois délicat d'exprimer exactement la même idée d'une langue à une autre.

Le flux d'informations que nous apportent les réseaux sociaux paraît bien trop important pour que nous nous laissions circonscrire dans un contenu purement francophone.


Sans compter les utilisateur·ices de YouTube qui voient forcément dans le paysage français une qualité de contenu moindre vis-à-vis du reste du monde. Je ne partage plus vraiment cet avis puisque notre contenu tend à se diversifier et se professionnaliser mais il est vrai que d'une manière générale, le YouTube Français a mis plus de temps à se construire ce qui est tout à fait normal puisque YouTube est une entreprise américaine. Et bien évidemment parce que l'anglais a longtemps été la langue la plus parlée dans le monde (je me demande si c'est toujours le cas d'ailleurs).

Concernant le marché de l'emploi, j'ai bien conscience qu'il a joué un rôle dans nos progrès en anglais mais je reste persuadée que ce n'est pas la raison majeure qui nous a poussé à apprendre. Je ne minimise absolument pas l'importance de l'anglais dans le monde du travail, loin de là, c'est un minimum requis dans la majorité des offres proposées mais pour autant je ne crois pas que notre génération se soit mise à travailler l'anglais dans l'unique but de trouver un travail. Tout simplement parce que les circonstances que j'ai décrites ont fait que nous nous sommes amélioré·es de nous-même.

Ce gif n'a rien à voir mais je le trouve parfait et je voulais pas que vous passiez à côté de ça

L'apprentissage forcé devient vite pénible quand on n'a pas le goût de se mettre à la chose. C'est un fait, notre détermination et notre sincérité peut rendre la tâche bien plus simple. C'est ce qui explique pourquoi j'ai aimé lire des classiques que beaucoup de gens de mon âge n'avaient pas aimé comme l'Assommoir: contrairement à mon cercle d'ami·es, ce n'était pas un.e prof qui m'avait imposé de lire ce livre. Je l'ai fait de moi-même et j'ai donc mieux apprécié cette œuvre.

C'est une évidence qui je pense se transpose volontiers à notre apprentissage de l'anglais. Beaucoup de mes potes m'ont dit avoir plus appris l'anglais en regardant des séries ou des films plutôt qu'en cours. J'imagine d'ailleurs que le fait de ne pas conscientiser cet apprentissage a facilité les choses, comme quand nos parents dessinaient des visages avec des légumes pour rendre ça plus attractif (j'avoue encore le faire dans mes propres assiettes parce que franchement rien ne surpassera jamais les pâtes et les nouilles, JAMAIS).


Attention toutefois, je ne dénigre en aucun cas le travail des profs qui a pourtant été essentiel pour apprendre les bases grammaticales mais l'envie d'en savoir plus pour ne plus se contenter des seuls médias français a joué un rôle fondamental dans cet apprentissage.

Malgré tout le mal qu'a pu engendrer la mondialisation, je ne peux pas lui retirer ce bon point qui nous a globalement fait du bien. Mais du coup je m'interroge : est-ce que le cliché des français·es parlant mal anglais a toujours lieu d'être ?

mardi 29 janvier 2019

Pourquoi Bilal Hassani dérange autant ? – Quand les ouins ouins sont de sortie


Sans grande surprise puisqu'il partait grand favori de la compétition, c'est Bilal Hassani, 19 ans, qui représentera la France pour l'Eurovision, ce concours international de chant qu'on a pas gagné depuis 1977 grâce à Marie Myriam et sa chanson L'oiseau et l'enfant.


J'ai hésité à faire cet article. Parce que je voyais les réseaux sociaux tourner en boucle sur cette affaire et que je trouvais que tout avait (peut-être) été dit. Bien comme mal. 
Mais c'est en lisant la statut Facebook d'un pote (oui je vais encore sur Facebook en 2019, je suis la première étonnée) que j'ai réalisé que parler de lui c'était lui témoigner mon soutien et surtout que c'est en remplissant ces mêmes réseaux sociaux d'amour qu'on allait finir par noyer les innombrables messages de haine qui lui sont destinés.

Parce que oui, qu'on le veuille ou non, Bilal Hassani subit des vagues d'harcèlement qui se sont intensifiées depuis sa participation à Destination Eurovision (le concours qui permet de désigner notre candidat pour l'Eurovision). Car oui, ces vagues d'harcèlement remontent à plus longtemps encore.


Bilal Hassani est un jeune chanteur qui avait participé en 2015 à la deuxième saison de The Voice Kids. Il s'est en parallèle fait connaître sur YouTube grâce à ses vidéos de cover musicales, de makeup et de storytimes. Il avait déjà rencontré un succès certain avec une base d'abonné·es solide faisant partie de ce YouTube adolescent que je ne connais que très peu (je pense à tous·tes ces créateurs·ices qui ont le vent en poupe -vraiment je parle comme une vieille c'est chô- comme Sundy Jules, Lena Situations, Clara Marz...etc. Si ces noms ne vous disent rien, c'est normal, mais sachez que ce sont les stars de ce YouTube là, si je ne dis pas trop de bêtises).

Mais le jour où tout a basculé (pas comme cette mauvaise émission de TF1 que je ne peux pourtant pas m'empêcher de regarder quand je suis en vacances), c'est quand Bilal a publié sa cover de Djadja, le célèbre titre d'Aya Nakamura, il y a 5 mois de ça.


Le grand public a alors découvert Bilal, sa voix, son maquillage et ses perruques. Il en fallu aussi peu pour que tous les ouins ouins de France et de Navarre déversent leur venin sur Twitter.

Des hommes, qui se sont sentis menacés dans leur masculinité de vomir leur haine à l'encontre d'un jeune homme qui ne cherche qu'à exprimer ses talents artistiques. 
Je parle d'hommes, mais évidemment ils ne sont pas les seuls concernés.

Je me souviens très bien du 13 novembre dernier, triste date anniversaire des attentats qui ont touché la France où d'immondes personnes ont partagé une vidéo de Bilal chantant en acoustique à l'occasion d'un showcase et affirmant que c'était lui et ce concert que les terroristes auraient dû attaquer le 13 novembre 2015. 



J'essaye franchement de rester polie face au dégoût que m'évoque ces gens, ces tweets mais je me demande sérieusement à quel point il faut être un énorme sac à merde pour balancer de telles horreurs. Bilal avait reçu un tel flot de haine qu'il avait sorti une vidéo pour parler de cette situation gravissime.


En France, on avait déjà eu un aperçu de ce à quoi pouvait ressembler une vague de cyber harcèlement notamment suite au cas de Marion Séclin qui avait été plusieurs fois la cible de raids de la part du forum 18-25 de JV.com tout ça parce qu'elle avait partagé publiquement des idées qui ne plaisaient pas à tout le monde – et qui n'incitaient ni à la haine ni à la violence -. Fort heureusement, Marion est quelqu'un d'extrêmement courageux, qui n'est pas facilement impressionnable et qui a su tenir tête à toute cette violence.

La situation de Bilal ne s'est donc pas améliorée depuis l'annonce de sa participation à Destination Eurovision et s'est même amplifiée depuis samedi dernier, date où il a remporté ce premier concours.

Les personnes qui l'attaquent depuis sa participation sont sûrement les mêmes qui se sont senties attaquées dans leur masculinité lorsque la marque Gillette a publié ce spot de pub prônant une masculinité non toxique et qui ont cru faire preuve d'acte héroïque en jettant leur rasoir de la marque à la poubelle ou dans les toilettes avec un air plus ridicule que solennel.


Nous avons la chance de voir notre pays représenté par une personne racisée, homosexuelle, qui porte du maquillage et des perruques et qui par là délivre un message à celles et ceux qui ont pu se sentir un jour exclu·es, différent·es, anormaux·ales parce qu'ils ou elles ne n'empruntaient pas les sentiers battus de notre société qui jusque là a fait tout ce qu'elle pouvait pour protéger le privilège blanc en invisibilisant celles et ceux qui n'entraient pas dans ce schéma et qui ne faisait qu'encourager le mal-être ambiant.

Que l'on aime pas sa voix ou sa musique est une chose, mais il faut cesser d'avancer ce motif pour déverser sa haine homophobe/transphobe (alors qu'en plus de ça il n'est en aucun cas trans mais de toute façon ce n'est pas non plus une raison hein).

Ce que je trouve génial, c'est que ce soit un jeune homme de 19 ans qui ne fait que chanter qui fasse trembler de peur, ça en dit tellement long sur leur courage à deux balles.

Profiter de son image pour déverser sa haine en se dédouanant d'être homophobe parce qu'Emmanuel Moire était aussi dans la compétition, c'est aussi valider le fait qu'Emmanuel Moire (que j'adore) incarne une homosexualité discrète, presque invisible, celle qui ne dérange pas. Vous savez, comme quand à l'époque les gens se disaient « il en est ». Bilal se montre, crie à qui veut l'entendre qu'il est heureux d'exister et d'être qui il est et c'est ça qui pose problème.

Quoi qu'il en soit, je trouve que c'est un message d'espoir formidable pour beaucoup. Surtout que j'éprouve un malin plaisir à doubler mon soutien à Bilal en voyant à quel point ça pouvait en faire criser certain·es.

Et je suis d'autant plus ravie que j'ai su il y a quelques jours qu'il comptait porter plainte contre toutes les personnes qui ont pu l'insulter en raison de son orientation sexuelle ce qui je l'espère va faire avancer la cause des personnes cyberharcelées. Sans compter qu'il reçoit pour cette entreprise l'aide des associations Stop Homophobie, Mousse et Urgence Homophobie. J'espère aussi que ça aura vocation à rappeler à toutes et tous non seulement que l'anonymat n'est pas un garde-fou mais également que la prise de parole sur Internet a autant d'importance que celle délivrée IRL.
Bilal est là pour vous rappeler que vous êtes libres d'être qui voulez, d'aimer les perruques et le maquillage même si vous êtes un homme et que ça ne doit regarder que vous et vous seulement. Et c'est notamment pour cela que je le soutiens à fond (en plus d'adorer sa voix, ha).

mardi 22 janvier 2019

Je suis sous l'eau et je panique – Comment s'organiser quand on a trente millions de projets sur le feu ?


Bon, vous m'avez un peu manqué. Non pas que je voulais pas voir vos tronches la semaine dernière, mais j'avais quelque chose de primordial à boucler avant de pouvoir m'autoriser à venir vous parler (partiels, j'avais partiels).

Maintenant que je suis libérée de ce poids et que je dispose désormais de bien plus de temps pour moi, il est temps que je « rattrape » tout le retard que j'ai pu accumuler à cause de toutes les choses que j'ai dû mettre en stand by (qui dit stand by en 2019 ? Je vous le demande) et m'atteler à la tâche pour être à jour sur tous les domaines qui me concernent et m'intéressent. Sans aucune envie de vouloir me la raconter (sincèrement), il faut bien avouer que j'ai quelques gros projets sur le feu et si je ne passe pas par un peu d'organisation, je vais jamais pouvoir m'en sortir et mourir dans d'atroces souffrances.


C'est donc bien d'organisation dont je compte vous parler aujourd'hui. Car oui, au fur et à mesure des années, que ce soit à cause de mes études, de la photo, du blog, de mon job d'animatrice en séjours de vacances ou de mon association, il a bien fallu que je mette en place des trucs et astuces pour m'en sortir et tenter de mener tous ces projets de front.

Je tire mes astuces par-ci par-là, mais mon entrée dans le milieu associatif m'a clairement permis de level up mon game d'organisation. Et pourtant, je ne me considérais pas comme quelqu'un de complètement dépassé avant. Mais il est vrai que j'oubliais parfois quelques petites choses à faire, ce qui avait le don de m'agacer.

Je parle d'organisation simplement dans l'espoir de pouvoir vous aider si vous en ressentez le besoin. Mon but n'est absolument pas de vous angoisser parce que vous n'avez pas d'organisation particulière ou quarante trouze mille projets sur le feu. Donc ici pas de pression, on est à la cool, comme toujours. C'est juste qu'on m'appelle Sheshe les Bons Tuyaux et que je me dois d'honorer ce titre de temps à autres.

Ok je suis la seule à me surnommer comme ça mais j'arriverai à le graver dans la roche (comme Sniper, ouais je viens de la street que voulez-vous).


Bon, c'est parti ?

1 – Le Bullet Journal pas tout à fait Bullet Journal

Cela doit bien faire 3 ans que j'utilise un Bullet Journal afin d'y voir plus clair dans tous les pans de ma vie possibles. Si vous n'êtes pas familier·ère de ce nom je vous explique : le Bullet Journal ou BuJo est un carnet à faire soi-même à mi-chemin entre l'agenda et le carnet de prise de note qui a révolutionné une bonne partie d'Internet. Comme il n'est pas préparé à l'avance, il a l'avantage de répondre PARFAITEMENT à nos besoins vu que c'est à vous de l'adapter.


J'avoue ne pas avoir été séduite immédiatement par cette forme d'organisation qui me semblait être plus chronophage qu'autre chose à force de voir des posts Instagram ou Pinterest de décorations absolument incroyables tout ça pour noter une liste de course. J'avais donc fait en sorte d'y inscrire seulement l'essentiel et ne pas faire de dessin ou de décoration. Je dois reconnaître que cela m'a pas mal aidé puisque j'ai pu planifier pas mal de tâches à faire, mieux répartir ma charge de travail et pour cela je le trouve génial. Mais le temps passant j'ai appris à utiliser d'autres moyens pour remplir mon emploi du temps (un Google Agenda dont je vous parle un peu plus bas). Pour autant, j'ai gardé mon BuJo mais j'ai préféré le réinventer en ne gardant que les pages autres que la partie agenda.


Globalement, ce BuJo me sert à :
  • Noter la liste des commandes en lignes que j'ai pu passer (très pratique en période de soldes quand on en attend plusieurs à la fois) où je note le nom de la marque, le contenu du colis, le lieu où je dois le récupérer, le montant et la date de la commande.
  • Établir une liste de films à voir ou de livres à lire (en particulier les livres qui ont rejoint ma bibliothèque et que je n'ai pas encore eu le temps de lire). Dans la même idée je note aussi ce que j'ai vu et lu pour l'année en cours.
  • Suivre l'avancée de mes shootings (j'y note le nom de la personne prise en photo ainsi que la date de la séance photo puis des cases à cocher suivantes : prise de vue, tri, retouche, préparation du set, envoi).
  • Prendre des notes lors de mes rendez-vous professionnels.
  • Noter mes recherches pour les prochaines vidéos.

Ces derniers temps, mon BuJo a pris un tournant assez artistique puisqu'il me permet désormais de renouer avec le dessin, chose que je ne souhaitais pas faire avant, si vous avez suivi. Mais j'ai trouvé que c'était un bon moyen de créer à tout instant et donc je ne me prive plus (et surtout, je m'autorise à faire des ratures et faire des tâches et c'est assez libérateur) !

Pour commencer un Bullet Journal, je vous conseille de regarder cette vidéo de Bulledop (en français)




2 – Todoist pour les accros aux listes

Todoist est l'exemple typique de l'astuce que j'ai chopé grâce à mon association. C'est une application disponible sur smartphone et Mac qui vous permet tout simplement de lister vos besoins. Vous pouvez les répartir par catégorie, reporter des dates, prioriser (point sur lequel je bosse en ce moment avec moi-même), vous envoyer des mails pour vous rappeler ce que vous avez à faire et vous fixer des objectifs de tâches à effectuer par jour.

Pour ces deux derniers points, je dois avouer que je suis moins emballée par l'aspect startup nation / productivité sans relâche qui auraient tendance à me stresser plus qu'autre chose. J'ai donc désactivé l'envoi de mails et limité mon nombre idéal de tâches à effectuer à une par jour afin d'ouvrir mon appli sereinement sans être inquiétée de quoi que ce soit.

Une fois que vous avez effectué une tâche, vous pouvez la cocher et elle disparaîtra, ce qui a un aspect aussi satisfaisant que de cocher des cases pour les amoureux·ses des listes.



3 – Google Agenda pour ceux·lles qui ont la flemme de sortir un agenda papier

Je cherchais donc un moyen plus pratique que le BuJo pour noter mes rendez-vous et mes soirées et c'est là que Google Agenda est apparu dans ma vie. Il y a énormément d'avantages à l'utiliser : comme pour Todoist, vous pouvez répartir vos activités selon vos projets (qui se voient grâce aux différentes couleurs que vous choisirez pour chacun des projets), ce qui a le mérite de vous permettre de voir d'un coup d'oeil la répartition de votre semaine. Exemple : si vous vous demandez si vous consacrez trop de temps à un projet en particulier, regardez votre semaine et vous pourrez très rapidement vous faire un avis là-dessus. Évidemment vous pouvez vous mettre des rappels quelques heures ou quelques jours avant votre événement, histoire de ne rien rater.

Ce qu'il y a aussi de pratique c'est que je peux aussi noter les lieux de mes rendez-vous, tout comme inviter un·e autre utilisateur·trice pour que cette personne puisse l'ajouter à son propre agenda en un clic.

Alors bien sûr, il s'agit d'un produit Google et je comprendrais que certain·es soient réticent·es à l'idée de leur transmettre ce type d'information. Personnellement ça ne me fait ni chaud ni froid de savoir que Google sait que je bois un chocolat chaud à l'Anticafé mardi en 8 mais je conçois tout à fait que ce ne soit pas le cas pour tout le monde... À vous de peser le pour et le contre !


4– Doodle pour organiser des évènements

Vous ne vous êtes jamais retrouvé·e au milieu d'un groupe de potes et sans savoir pourquoi avoir été désigné·e pour organiser une soirée ou un autre événement ? Moi aussi. Quasi à chaque fois, même. Pour ça, vous avez un outil magique, Doodle qui vous permet de proposer plusieurs dates et horaires et que vous pourrez envoyer à vos contacts pour convenir d'un rendez-vous. Une fois rempli, Doodle vous fera une sélection des dates les plus concordantes et ce sera à vous de prendre une décision !


Je prends un exemple comme ça mais c'est assez pratique quand on doit organiser un Noël entre potes à 14 PERSONNES.


5 - Planifier l'envoi de ses emails

L'outil Boomerang a changé la donne dans l'envoi de mes emails. Prévue pour Gmail, cette application vous permet carrément de planifier vos envois. Vous voulez écrire un mail professionnel un samedi mais vous ne voulez pas l'envoyer en plein week-end ? Pas de problème ! Programmez-le avec Boomerang et n'y pensez plus ! Il l'enverra à votre place le lundi matin à 8 heures. Je n'ai pas peur de le dire, ma vie est de bien meilleure qualité depuis que j'ai installé cette extension. OUI.


Je crois que vous êtes paré·es là non ?

mardi 8 janvier 2019

Sheshe les Bons Tuyaux – Comment je suis devenue le grand vizir des bons plans


Demain, c'est les soldes. Si vous êtes un·e lecteur·ice régulier·e de mon blog, vous avez déjà probablement vu passer mon armada de conseils pour préparer les soldes histoire de faire de véritables bonnes affaires pour acheter ce dont vous avez besoin, ce que vous recherchez.

Je le confesse : j'adore les bons plans. Non seulement parce que j'imagine que le système capitaliste a fait un merveilleux travail sur moi en me donnant l'impression de contrôler la Terre parce que j'ai obtenu un objectif photo à moins 50% mais surtout parce que je suis pauvre sa race et que c'est franchement pas désagréable de pouvoir me faire plaisir à moindre frais.


Au moment où j'ai eu accès à une carte bleue en plus d'Internet, j'ai développé une sorte de satisfaction à toujours trouver les produits que je souhaitais acquérir moins cher que ce qu'on trouve habituellement dans le commerce en épluchant les différents sites.

Le jour où j'ai trouvé ma paire de Demonias 50 euros moins cher que sur les sites les plus populaires en fouillant pendant des heures


La raison de cette motivation ? Je n'ai pas de vie. Non, aucune. Et j'aime bien rester à l'affût des promos pour avoir le moins possible la sensation de me faire flouer quand j'investis un sou. Ce qui est pourtant bizarre parce que je ne me pense pas non plus radine, loin de là. Je dépense, j'aime dépenser pour des trucs que je trouve trop cools ou faire plaisir à mon entourage tout en tâchant de mettre de côté, quand je le peux.

En revanche, à la différence de Rowan Atkison dans Love Actually, je sais pas vraiment emballer les cadeaux


Au-delà de ça, il faut garder à l'esprit quelque chose : j'ai beaucoup (trop) de passions : le maquillage, les comics, les livres plus généralement, la photo, le cinéma et les jeux vidéos. Et mine de rien, tout ça cumulé ça représente pas mal de sous (la photo arrivant largement première parce que même si j'effectue des achats une fois tous les 6 mois/ 1 an, ce sont pour la plupart de gros achats qui font bien mal).

Pour autant, les années passant, j'essaye de faire un peu plus attention à mon mode de consommation. Certes je profite quasiment à chaque fois des soldes, mais surtout pour pouvoir m'acheter des pièces de petits créateurs qui fabriquent leurs produits dans des conditions décentes et que je ne pourrais pas me payer en temps normal (oui, je pense particulièrement à Make My Lemonade même si à ce stade on ne parle plus vraiment de petit créateur... Mais aussi à des créateurs et créatrices de bijoux qui font des trucs vachement stylés). J'essaye d'investir dans du matériel réutilisable, je pense à ma gourde Qwetch, de fabrication française et sans BPA. Je ne dis pas que je suis parfaite parce qu'il m'arrive parfois de craquer pour des prix attractifs chez Monki, mais j'essaye de faire au mieux et d'acheter du seconde main autant que faire se peut.

Dans ma tête, quand j'essaye de me déculpabiliser d'avoir craqué

J'ai également lancé une newsletter spécialement dédiée au maquillage qui permet à mes abonné·es de profiter d'un certain nombre de promotions. Pour vous faire le topo : je leur envoie un mail à mesure de mes trouvailles sans jamais spammer et surtout en n'y incluant uniquement du maquillage sans cruauté envers les animaux au minimum et vegan quand l'opportunité se présente.

Ça ressemble à ça

Je suis vraiment très contente d'avoir lancé cette newsletter, non pas parce que j'aime me rajouter du travail mais surtout parce que ça me permet de partager ma passion du makeup avec des gens qui la partagent et surtout des bons plans. J'y parle franchement (comme ici), il y a des gifs (comme ici) et je fais des blagues sur le makeup (pas comme ici). Ça me permet aussi de parler de marques américaines qui sont difficilement trouvable en France et de faire connaître les sites auprès desquels je me fournis pour tenter de démocratiser leur makeup qui sort complètement de ce qu'on a l'habitude de voir et qui proposent de la vraie bonne came.